Son Excellence l’Imâm ‘Alî (as)

Naissance et lignée

 

‘Alî ibn Abî Tâleb (as) est le premier Imâm chiite ainsi que le gendre, le fils de l’oncle paternel et le frère en religion du noble Prophète (s). Sa konya est Abû al-Hasan. Il est également appelé par différents titres, comme celui d’Emir des croyants. L’Imâm ‘Alî (as) est le quatrième calife de l’islam. Il nait un vendredi, le treize du mois de Rajab de la trentième année après celle de l’Eléphant (soit dix ans avant la mission de Mohammad (s)) à Makka), à l’intérieur même de la Ka‛ba. Personne, que ce soit avant lui ou après lui, n'est né à l’intérieur de la maison de Dieu, ce qui témoigne de l’importance, du respect et de l’attention toute particulière que Dieu accorde à l’existence de ‘Alî (as). Cela montre également quelle est sa position, particulièrement glorieuse. Son Excellence ‘Alî (as) est le premier fils de la famille Hashémite dont le père et la mère sont tous deux des enfants de Hâshem (as). Son père, Abû Tâleb (as), est le fils de ‘Abd al-Mottaleb (as), lui-même fils de Hâshem (as), tandis que sa mère, Fâtima bent Asad (as), est fille de Asad et lui-même fils de Hâshem (as). Parmi la tribu Qurayshite comme au sein des autres tribus arabes, la famille Hashémite est connue de tous pour les vertus morales et les hautes qualités humaines de ses membres. Leur sont attribuées la noblesse de cœur, la magnanimité, la bravoure et bien d’autres vertus qui sont présentes chez son Excellence ‘Alî (as) au niveau de leur plus haute expression. Lorsque Fâtima bent Asad (as) ressent les premières douleurs de l’enfantement, elle prend le chemin de la mosquée sacrée, s’approche du mur de la Ka‛ba et dit : « Ô Seigneur ! J’ai une foi solide en toi, en les prophètes (as) et en les livres qui sont descendus de Ta part, ainsi qu’en la parole de mon grand-père, son Excellence Ibrâhîm (as), l’édificateur de cette Maison. Ô Seigneur ! Par égard pour le respect envers celui qui a construit cette Maison et par le droit de l’enfant que je porte, facilite pour moi la mise au monde de cet enfant ! » Aussitôt, le mur sud-est de la Ka‛ba s’ouvre, sous les yeux de ‘Abbâs ibn ‘Abd al-Mottaleb et de Yazîd ibn Taaf. Fâtima (as) entre dans la Ka‛ba et le mur se referme derrière elle. Trois jours durant, Fâtima (as) est ainsi l’hôte de Dieu, dans le lieu le plus saint qui soit. Le troisième jour, elle met au monde son enfant, le treize du mois de Rajab de la trentième année suivant l’année de l’Eléphant. Ensuite, elle ressort de la Ka‛ba par la même ouverture qui, de nouveau, est apparue dans le mur, et dit : « J’ai entendu une voix me dire de l’appeler ‘Alî. »

 

Enfance

 

Son Excellence ‘Alî (as) demeure chez son père et sa mère jusqu’à l’âge de trois ans. Désireux qu’il acquière davantage de perfections, Dieu fait que dès sa naissance, son éducation soit indirectement assurée par le noble Prophète (s). Il en va ainsi jusqu’à ce qu’une étonnante sécheresse survienne à Makka. Abû Tâleb (as), l’oncle paternel du Prophète (s) qui a plusieurs fils, se voit alors devoir faire face à de lourdes dépenses quotidiennes. Après s’être consultés, le noble Envoyé (s) et son autre oncle paternel, ‘Abbâs, se mettent d’accord pour prendre un des fils d’Abû Tâleb chacun, afin de le soulager d’une partie de sa charge. ‘Abbâs prend Ja‛far ibn Abî Tâleb chez lui, tandis que le Prophète (s) emmène ‘Alî (as). De cette façon, son Excellence ‘Alî (as) vit désormais essentiellement auprès du Prophète (s). ‘Alî (as) accompagne toujours le Prophète (s) au point qu’à chaque fois que ce dernier sort de la ville pour aller dans le désert, il l’emmène avec lui.

 

Mission du Prophète (s) et conversion à l’islam de l’Imâm ‘Alî (as)

 

Parmi les vertus de son Excellence ‘Alî (as) se trouve le fait qu’il soit le premier à avoir foi en le Prophète (s). La première fois que le Prophète (s) manifeste son appel en privé (il le fait alors pour les membres de sa famille, et ‘Alî (as) est présent parmi eux), ‘Alî (as) est le premier homme à rejoindre l’islam. Son Excellence ‘Alî (as) et son Excellence Khadîja (as) sont les deux premiers musulmans.

 

Son Excellence ‘Alî (as) est le premier compagnon du Prophète (s)

 

Suite à la révélation divine, à la désignation de Mohammad (s) à la prophétie et à trois années d’appel clandestin, le messager de la révélation descend finalement afin d’ordonner l’appel public et général à l’islam. Dans l’intervalle, son Excellence ‘Alî (as) est le seul à exécuter les plans du Prophète (s) concernant son appel divin, il est le seul à l’accompagner et à le soutenir lors du banquet que son Excellence (s) organise pour faire connaître l’islam à ses proches et les inviter à embrasser la religion de Dieu. Lors de ce banquet, le Prophète (s) demande aux convives : « Qui parmi vous m’aidera dans cette voie, qui sera mon frère, mon wasî et mon représentant parmi vous ? » ‘Alî (as) est le seul à répondre : « Ô Prophète de Dieu (s) ! Je t’aiderai dans cette voie. » Trois fois, le Prophète (s) pose cette même question et entend cette même réponse. Il dit alors : « Ô ma famille, mes proches ! Sachez que ‘Alî (as) est mon frère, mon wasî et mon calife après moi parmi vous. » Parmi les autres gloires de son Excellence ‘Alî (as) se trouve ce haut fait : afin de déjouer le complot des mécréants destiné à assassiner l’Envoyé de Dieu (s), il s’allonge sur sa couche, permettant ainsi au Prophète (s) de fuir. Se faisant, il permet l’émigration du Prophète (s) à Madîna.

 

Après l’émigration à Madîna

 

Voici deux exemples de vertu de l’Imâm ‘Alî (as) extraits de la période qui suit l’émigration à Madîna :

 

1- Le sacrifice de soi sur le champ de bataille du jihad

 

L’Imâm ‘Alî (as) est présent lors de vingt-six des vingt-sept batailles auxquelles se joint le Prophète (s). Il participe en sus à différentes sariyya, épisodes s’ajoutant aux gloires de son Excellence (as).

 

2- Enregistrement et mise par écrit de la révélation et du noble Coran

 

La mise par écrit de la révélation, l’archivage de quantité de documents historiques et politiques, ainsi que la rédaction de lettres prosélytes axées sur l’appel à l’islam comptent parmi les actes essentiels et hautement considérables de l’Imâm (as). Il enregistre les versets du Coran, qu’ils soient mecquois ou médinois. Pour cette raison, il compte parmi les rédacteurs de la révélation, ainsi que ceux qui connaissent le Coran par cœur. C’est à cette époque que le Prophète (s) ordonne la fraternité des musulmans, fraternisant lui-même avec son Excellence ‘Alî (as) en lui disant : « Tu es mon frère dans ce monde et dans l’autre. Par le Dieu qui m’a suscité, je t’ai choisi en tant que frère, en vertu d’une fraternité qui embrasse les deux mondes. »

 

Mariage de l’Imâm ‘Alî (as) avec son Excellence Zahrâ (as)

 

‘Omar ibn Khatâb et Abû Bakr réalisent, après avoir consulté Sa‛d ibn Ma‛âdh, le chef de la tribu de Aws, que seul ‘Alî (as) est digne de Zahrâ (as). C’est pourquoi, le trouvant occupé à irriguer la palmeraie de l’un des Ansârs, ils évoquent le sujet avec lui. ‘Alî (as) leur dit : « La fille du Prophète (s) est bien l’objet de mon désir et de mon affection. » Là, il prend le chemin de la maison du Prophète (s). Lorsqu’il se trouve auprès du noble Envoyé (s), la majesté de sa présence l’empêche de dire quoi que ce soit permettant au noble Envoyé (s) de comprendre le dessein de sa visite. Puis, s’appuyant sur ses vertus, sa piété et le fait qu’il ait été le premier à embrasser l’islam, il se décide enfin à dire : « Penses-tu que ce soit une bonne chose de me marier à Fâtima ? » Le Prophète (s) donne son accord de principe pour cette union, et après avoir obtenu l’accord de son Excellence Zahrâ (as), prend son Excellence (as) pour gendre, le mariant à sa fille bien aimée. Leur logis est établi dans une maison située juste à côté de celle du Prophète (s).

 

Présence sur les différents champs de bataille et soutien apporté au Prophète de l’islam (s)

 

L’Imâm ‘Alî (as) est le compagnon du Prophète (s) en toutes circonstances, y compris périlleuses. Il est l’un des guerriers les plus influents de l’armée de l’islam et accompagne le Prophète (s) au cours de toutes ses expéditions militaires, à l’exception de la bataille de Tabûk. Lors des batailles d’Ohod et de Hunayn, au cours desquelles l’armée musulmane fut mise en déroute et dut fuir, l’Imâm ‘Alî (as) compte parmi les quelques braves qui demeurèrent auprès du Prophète (s) afin de le défendre corps et âme. Au cours de la bataille de Khandaq, il défait le champion arabe ‘Amrû ibn ‘Abdûd. Lors de la bataille de Khaybar, l’armée musulmane conquiert sous son commandement les solides forteresses de Khaybar. De même, lors de l’épisode nommé Al-Barâ’at, au cours duquel les mécréants sont acquittés, le Prophète (s) transmet par l’Imâm ‘Alî (as) la sourate Al-Tawba (Le repentir ou le désaveu, 9) aux Mecquois. Lorsque Makka est conquise, l’étendard de l’islam est entre ses mains. Il entre dans Makka et fait de ce jour le « jour de la pitié ». Il pénètre ensuite avec le Prophète (s) dans la Ka‛ba même, monte sur ses épaules et détruit les idoles.

 

Ghadîr Khom

 

L’année ultime de sa vie pleine de bénédictions, alors que la célébration du pèlerinage est achevée, le Prophète (s) donne l’ordre de faire halte sur le chemin du retour, en un lieu nommé Ghadîr Khom, situé à proximité de Juhfa. En effet, l’Ange de la Révélation (as) vient de lui donner l’ordre de parachever sa prophétie. Après la prière de Zohr, le Prophète (s) se hisse sur un minbar constitué de selles de chameau et dit : « Ô gens ! Le temps est proche pour moi d’accepter l’invitation de mon Seigneur, et ainsi de vous quitter. Que pensez-vous de moi ? » Les gens répondent : « Nous attestons que tu as transmis la religion de Dieu. » Le Prophète (s) dit : « N’attestez-vous point qu’il n’y a de divinité que Dieu l’Unique et que Mohammad est Son serviteur et Son Prophète ? » Les gens répondent : « Si, nous l’attestons. » Là, le Prophète (s) se saisit de la main de son Excellence ‘Alî (as), la tient levée et dit : « Ô gens ! Qui est plus digne auprès des croyants qu’eux-mêmes ? » Les gens répondent : « Dieu et Son Prophète (s) savent mieux. » Le Prophète (s) dit alors : « Ô gens ! Celui dont je suis le maître, ‘Alî (as) en est le maître. » Il répète cette phrase trois fois. Ensuite, les gens félicitent son Excellence ‘Alî (as) d’avoir été choisi et concluent le pacte avec lui.

 

Après le décès du noble Envoyé (s)

 

Après le décès du noble Envoyé (s), en raison de conditions particulières alors survenues, son Excellence ‘Alî (as) se met à l’écart de la scène publique et observe un silence de précaution. Il ne participe ni à un jihad, ni ne prend parole officiellement en public. Il range son épée dans son fourreau et se consacre à ses devoirs personnels ainsi qu’au service des autres. Cela est dû au fait que dès le jour de la mort de Mohammad (s), la communauté musulmane se trouve divisée à propos de l’imâmat de ‘Alî (as). Un groupe de compagnons du Prophète (s) rassemblant l’ensemble des Banî Hâshem, Salmân al-Fârsî, ‘Ammar Yâser, Abû Dhar, Miqdâd, Khuzayma ibn Thabit (Dhû al-Shahâdatayn), Abû Ayyûb al-Ansârî, Jâbir ibn ‘Abdallâh al-Ansârî, Abû Sa‛îd Khidrî et Zubayr croit que ‘Alî (as) est le calife de l’Envoyé de Dieu (s) et l’Imâm de droit. Cependant, les autres s’opposent à lui et en fin de compte, au cours du conseil se tenant dans le saqîfa des Banî Sâ‛ada, Abû Bakr accède au califat après le Prophète (s). Durant les califats d’Abû Bakr, de ‘Omar et de ‘Othmân, l’Imâm ‘Alî (as) les reçoit continuellement en consultation, à tel point que ‘Omar en arrive à dire maintes fois : « Si ‘Alî n’avait pas été là, ‘Omar aurait été perdu. » Au cours de cette shûrâ de six individus, l’Imâm ‘Alî (as) n’est pas disposé à accepter la proposition de ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf consistant à poser comme condition à son ralliement à ‘Alî (as), le fait que ce dernier agisse selon le Livre de Dieu, la Sunna du Prophète (s) et la sunna des deux premiers califes. ‘Alî (as) agit uniquement selon le Livre de Dieu et la Sunna du Prophète (s). Lors de l’attaque des musulmans mécontents contre le siège du califat, à la fin du pouvoir de ‘Othmân, l’Imâm (as) fait ce qu’il peut pour protéger le siège du califat ainsi que la vie de ‘Othmân. Voici en résumé les actions de l’Imâm (as) durant cette période où il se tient à l’écart :

 

1- L’adoration de Dieu.

2- L’exégèse du Coran, la résolution des questions religieuses et l’émission de fatwas découlant des événements qui se sont produits durant les vingt-trois années de la révélation. Son travail est sans équivalent.

3- La réponse aux questions des savants de la nation et des autres villes.

4- L’émission de nombreux décrets ayant trait aux événements qui se produisent au quotidien au sein de l’islam et qui se trouvent sans précédent.

5- La résolution des difficultés, lorsque le pouvoir califal se trouve face à une impasse, que ce soit dans le domaine politique ou dans celui des affaires courantes.

6- L’éducation et l’instruction de groupes jouissant d’une nature pure et d’un esprit propre à suivre la voie.

7- Le travail et les efforts destinés à subvenir aux besoins de la plupart de quantité d’indigents et de malheureux. Il créé pour cela de ses propres mains des jardins, creuse des canaux, puis les laisse au titre de waqf, à utiliser dans la voie de Dieu.

 

Le califat de ‘Alî (as)

 

Suite à l’assassinat de ‘Othmân, le troisième calife, perpétué par une foule de musulmans qui l’avait assailli au préalable, l’Imâm ‘Alî (as) est désigné calife. De nouveau, il fait répartir le contenu du trésor public de manière équitable entre tous les musulmans, et il réduit le fossé entre les nécessiteux et le siège du califat. Au commencement, Madîna est sa capitale. Or une partie de ses anciens compagnons et condisciples du Prophète (s), tels Talha et Zubayr, exigent d’obtenir de lui le pouvoir sur Basra et Kûfa, et doivent faire face à son refus. Encouragés par Marwân ibn Hakam, ils s’opposent à lui et sont pour cela accompagnés par ‘Â’isha, la fille d’Abû Bakr et l’une des épouses du Prophète (s). Cette intrigue débouche sur la bataille de Basra, appelée « bataille du chameau » du fait que ‘Â’isha, pour y participer, ait choisi de  monter un chameau à poils roux. L’Imâm ‘Alî (as) sort victorieux de cette bataille et transfère sa capitale de Madîna à Kûfa. Dès lors, il se trouve contraint de tenir tête au principal adversaire du califat, à savoir Mo‛âwiya fils d’Abû Sofyân, de la tribu des Banî Omayya, qui le tient pour ennemi et a mis sur pied, pour lui-même, un pouvoir fort en Syrie. Mo‛âwiya prend l’assassinat  de ‘Othmân comme prétexte et exige que ‘Alî (as) lui livre ses assassins. De son côté, l’Imâm ‘Alî (as) fait savoir que les assassins de ‘Othmân ne se trouvent pas auprès de lui et s’oppose aux prétentions de Mo‛âwiya à la tête du califat. Mo‛âwiya brandit alors la tunique ensanglantée de ‘Othmân et provoque ainsi un soulèvement contre ‘Alî (as), ce qui conduit à la bataille de Siffîn. Après cent dix jours de combats, l’issue est finalement confiée à une délibération. ‘Amrû ibn ‘Âs est le juge officiant pour Mo‛âwiya. Il trompe son homologue, Abû Mûsâ Ash‛arî, et fait ainsi de Mo‛âwiya le calife des musulmans. Cette affaire provoque la révolte d'un groupe de combattants de ‘Alî (as). Il s’agit des Kharijites. ‘Alî (as) leur proposer d’abord de dialoguer, mais lorsqu’ils tuent ses messagers, il se met à les combattre. A la bataille de Nahrawân, il les met en déroute de telle sorte qu’ils vont se réfugier dans le Sîstân.

 

Martyre

 

Après la bataille de Nahrawân et la défaite des Kharijites, certains d’entre eux, tels ‘Abd al-Rahmân ibn Moljam, connu en tant qu’Ibn Moljam, Barak ibn ‘Abdallâh Tamîmî et ‘Amrû ibn Bakr Tamîmî se réunissent une nuit et analysent la situation des jours qui viennent de passer, les bains de sang et les guerres internes. Ils se remémorent Nahrawân, leurs morts, et arrivent finalement à cette conclusion que les auteurs de ces massacres perpétués entre frères sont son Excellence ‘Alî (as), Mo‛âwiya et ‘Amrû ibn ‘Âs. Aussi, dans le cas où ces trois individus seraient supprimés, les musulmans sauraient ce qu’est leur devoir. Par conséquent, ils se font mutuellement la promesse de tuer chacun l’une de ces trois personnes. Ibn Moljam s’engage pour sa part à tuer ‘Alî (as). La nuit du dix-neuf du mois de Ramadân, accompagné de plusieurs hommes, il prend place dans la mosquée de Kûfa. Cette nuit-là, son Excellence ‘Alî (as) est invité dans la maison de sa fille et y apprend ce qui se trame alors que l’aube approche. Lorsqu’il évoque le problème avec sa fille, Omm Kolthûm dit : « Envoie un détachement à la mosquée. » Son Excellence ‘Alî (as) lui répond : « On ne peut échapper au décret céleste. » Il ceint alors solidement sa ceinture et prend le chemin de la mosquée en récitant ces deux vers :

 

Attache solidement ta ceinture pour la mort, car tu vas rencontrer ta mort

Et lorsque la mort t’investira, ne gémis pas et ne crie pas

 

Alors que son Excellence ‘Alî (as) se trouve en prosternation, Ibn Moljam porte un coup sur le sommet de son crâne béni et le sang de son Excellence (as) jaillit dans le mihrab. L’Imâm (as) dit : « Je le jure par le Dieu de la Ka‛ba, me voici délivré ! » Là, il récite le verset 55 de la sourate TaHa (20) : « De la terre, Nous vous avons créés ; en elle Nous vous ramènerons et d’elle nous vous ferons sortir une fois encore. » Lors des derniers instants de sa vie, l’Imâm ‘Alî (as) pense encore à la paix et à la félicité des gens. Il laisse ce testament à ses enfants, à ses proches et à tous les musulmans : « Je vous recommande la vertu, le fait de garder vos affaires en ordre et celui de garder constamment à l’esprit la réconciliation entre les musulmans. N’oubliez pas les orphelins et respecter les droits des voisins. Faites du Coran votre manuel pratique. Ayez beaucoup de respect pour la prière qui est le pilier de votre religion. » Son Excellence ‘Alî (as) s’éteint finalement le vingt et un du mois de Ramadân et est enseveli à Najaf la sainte.

 

Particularités

 

L’Imâm ‘Alî (as) est un maître dans l’art du discours et de la littérature, à tel point que ceux qui sont liés aux Banî Omayya, même s’ils le maudissent, apprennent ses discours par cœur afin de faire montre eux aussi d’éloquence. De la même manière, la compilation de ses discours et de ses écrits éloquents et littéraires est entreprise par Seyyed Razî, dans un livre intitulé Al-Nahj al-balâgha (La Voie de l’éloquence). En plus de cette compilation, ses hadiths sont rassemblés dans l’ouvrage Ghurar al-Hikam. Les lettrés arabes considèrent que son verbe est de la plus belle éloquence après celle du Coran. Les musulmans glorifient son autorité en matière de spiritualité, de savoir, de bravoure, de justice, d’aide accordée aux nécessiteux et de vie modeste. En sus, des chrétiens l’ont glorifié, tel George Jardaq, l’auteur du livre L’Imâm ‘Alî, voix de la justice humaine, il écrit à son propos : « ‘Alî (as) est tué dans le mihrab en raison de l’intensité de sa justice. »

Surnom, ici obtenu en décrivant le lien qui l’unit à son premier fils.

Le père de Hasan.

La Mecque.

Mon exécuteur testamentaire, celui qui continuera mon projet après ma mort.

Médine.

Expéditions militaires demandées par le Prophète (s), mais dont il n’assume pas directement le commandement.

Ceux qui l’ont mise par écrit.

Nom donné aux Médinois qui ont embrassé l’islam et sont ainsi devenus les « assistants » du Prophète (s).

Du fossé.

L’acquittement.

De midi.

Lieu de réunion.

Conseil.

Fondation pieuse, bien de mainmorte.

Bassora.

Les Omeyyades.

Khawarij : « Ceux qui sont sortis ».

Province de l’est de l’Iran actuel, sur la frontière entre l’Iran et le Pakistan, à la jonction du Khorâsân et du Balûchistân iraniens.

 

Photos aléatoire

Mausolée de l'Imâm Hosayn (as) - Karbalâ (2) : title : Wâdi as-Salâm - Najaf (2) : Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (27) : Masjed Hakim - Ispahan (17) : Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (13) : Tâlâr-e Zaynabiyyeh - Karbalâ (2) : Mausolée de 'Abol Fazl al-'Abbâs (as) - Karbalâ (2) : Mausolée de l'Imâm 'Alî (as) - Najaf (4) :

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