Son Excellence l’Imâm Hasan (as)

 

Naissance

 

Lors de la moitié du mois de Ramadân de la troisième année de l’Hégire, le premier fils de l’Imâm ‘Alî (as) et de son Excellence Fâtima al-Zahrâ (as) voit le jour. Après sa naissance, sa mère confie à son époux le soin de lui donner un nom. ‘Alî (as) en confie à son tour la responsabilité au Prophète (s) qui en fin de compte attend que Dieu Lui-même veuille bien s’en charger. Là, Jabra’îl (as), l’ange de la révélation, descend et dit : « Ton Seigneur te fait parvenir le salâm et dit : ‘Puisque ‘Alî (as) est pour toi comme son Excellence Hârûn (as) est pour son Excellence Mûsâ (as), donne pour nom à ton fils le nom du fils de son Excellence Hârûn (as), à savoir Shebr !’ » L’Envoyé de Dieu dit : « Ma langue est l’arabe, or Shebr est un nom hébreu. » Jabra’îl lui répond : « Shebr, en arabe, a pour sens Hasan. » Ainsi, l’enfant est nommé Hasan. Sa seule konya est Abû Mohammad, et les plus célèbres de ses laqab sont Al-Sayyid, Al-Sibt et Al-Taqî. On lit sur le sceau de l’Imâm Hasan (as), qui est en fait sa chevalière : Al-‘Izzat lillâh (La gloire et la puissance appartiennent toute entière à Dieu). Le septième jour après sa venue au monde, l’Envoyé de Dieu (s) accomplit les actes surérogatoires de la naissance et confie Hasan (as) à Omm Al-Fazl, l’épouse de son oncle paternel, afin qu’elle le nourrisse du lait stimulé par la naissance de son fils Qatham ibn ‘Abbâs. Par la suite, l’Envoyé de Dieu (s) récite pour l’Imâm Hasan (as) les invocations concernant la bonne santé et les protections spécialement dédiées à protéger les yeux des blessures.

 

Mention de l’Imâm Hasan (as) dans le noble Coran

 

Il appartient au noble Coran de mentionner des personnes parmi les bonnes, comme parmi les mauvaises. Il s’avère que parfois ces mentions sont explicites et donnent le nom même de ces personnes (comme dans les cas de Mûsâ (as) et de Pharaon), tandis que dans d’autres cas, on reconnaît ces personnes par description (comme ce qui a été révélé à propos de l’Imâm ‘Alî (as)), sans qu’elles soient nommées. Au sujet de l’Imâm Hasan (as), des versets indicatifs ont été révélés, sans que son nom ne soit cité. Il s’agit notamment des versets dits d’Al-Tat-hîr, d’Al-Dhawî, d’Al-Qurbâ et des Awlâ al-amr.

 

Relation entre l’Imâm Hasan (as) et l’Envoyé de Dieu (s)

 

L’Imâm Hasan (as) ne vit que sept ans auprès de l’Envoyé de Dieu (s), mais durant cette courte période, il bénéficie intensément de la faveur de son Excellence (s) et en retire de nombreux bénéfices quant au savoir et à l’éducation. L’amour de l’Envoyé de Dieu (s) pour l’Imâm Hasan (as) est si immense que son Excellence (s) fait participer son petit-fils lors d’événements aussi importants que le pacte de Rizwân et la Mubahala. L’Envoyé de Dieu (s) fait maintes fois l’éloge de l’Imâm Hasan (as), qui en bénéficiera par la suite en diverses occasions, comme notamment lorsqu’il fera connaître sa personnalité divine.

 

Relation entre l’Imâm Hasan (as) et sa mère, Fâtima al-Zahrâ (as)

 

L’Imâm Hasan (as) a des liens profonds et élevés avec sa mère. Fâtima (as) joue parfois avec son fils aux jeux des enfants mais elle l’encourage aussi à accomplir les adorations surérogatoires, usant en cela de son affabilité maternelle. Plus que tout autre, Hasan (as) rapporte à sa mère les propos que tient l’Envoyé de Dieu (s) à la mosquée. Il observe les actes d’adoration de sa mère et en tire un précieux apprentissage. Cette relation intime connait son apogée à la fin de la vie de sa mère, lorsque qu’ils se rendent tous les deux, l’un contre l’autre et les cœurs à l’unisson, dans le cimetière du Baqî‛ pour visiter la tombe de l’Envoyé de Dieu (s). Des années après, l’Imâm Hasan (as) évoquera en présence d’ennemis comme Mo‛âwiya et Mughayra ibn Shu‛ba les malheurs qui ont frappé sa mère (as).

 

Durant la période précédant le califat de son père (as)

 

Peu d’informations sont disponibles à propos de cette période. On sait seulement de manière certaine que l’Imâm (as) se trouve au service de son père (as). Parfois, par compassion, il s’efforce de contribuer au bien-être de son père (as). Parfois, il participe avec lui à certaines activités publiques. Il participe notamment au « conseil des six » organisé par ‘Omar ibn Khatab. Il accompagne également Abû Dhar lors de son exil. Il prend quelques fois en charge certaines responsabilités dictées par son père (as), comme par exemple lorsqu’il porte de l’eau chez ‘Othmân tandis que ce dernier se trouve assiégé. En politique, la manière d’agir de l’Imâm Hasan (as) s’accorde parfaitement à celle de son père (as), c’est pourquoi il ne prend part, tout comme lui, à aucune bataille ni à aucune conquête après la mort de l’Envoyé de Dieu (s), et ce, au cours d’une période qui durera vingt-cinq années.

 

Durant la période du califat de son père (as)

 

Du moment où les gens se rallient à son Excellence ‘Alî (as), jusqu’au jour de son martyre, l’Imâm Hasan (as) agit dans les plus hautes sphères, en tant que bras droit de son Excellence (as). Lors du pacte conclu envers son père, sa présence est active. Il est également présent lors des batailles de Jamal, de Siffîn et de Nahrawân. Avant la bataille de Jamal, il se rend à Kûfa en compagnie de ‘Ammar Yâser et de Qays ibn Sa‛d ibn ‘Ibâda et, réprimant l’émeute provoquée par Abû Mûsâ al-Ash‛arî, empêche que les habitants de la ville n’entrent en guerre contre les habitants de Basra. Il lui arrive d’avoir à diriger la prière du vendredi à la place de son père (as). La nuit où son père (as) est frappé, il a l’intention de l’accompagner mais doit renoncer car ce dernier s’y oppose. Une fois que son père est touché à mort, il fait tout son possible pour le soigner et lui permettre de se reposer. Finalement, il entend de sa bouche son institution en tant que wasî.

 

Succession, après le martyre de son père (as)

 

Avant son martyre, son Excellence ‘Alî (as) désigne l’Imâm Hasan (as) en tant que wasî. Avant cela, l’Envoyé de Dieu (s) avait également annoncé cette succession des deux manières suivantes : une fois en précisant que Hasan et Hosayn (as) seront Imâms après leur père (as), et une autre fois en annonçant l’Imâmat des Imâms infaillibles (as), les nommant l’un après l’autre.

 

Le califat de l’Imâm Hasan (as)

 

La courte période du califat apparent de quelques mois de l’Imâm Hasan (as), chargée en d’événements, s’achèvera rapidement. Juste après le martyre de son Excellence ‘Alî (as), l’Imâm Hasan (as) se rend à la mosquée et, lors d’un discours éloquent, invite les gens à accomplir le pacte avec lui. Après ce discours - auquel s’ajoute la propagande pénétrante de ‘Abdallâh ibn ‘Abbâs - les gens de Kûfa concluent le pacte avec son Excellence (as). L’Imâm (as), pour sa part, accepte à condition qu’ils le suivent, combattent ceux qu’il combat et fassent la paix avec ceux auxquels il offre la paix. Il s’occupe alors de consolider les bases de son pouvoir, fait couper la tête d’Ibn Moljam, l’assassin de son père, et confirme dans leurs fonctions la plupart des gouverneurs de provinces qui avaient été nommés par son père (as). Il en remplace tout de même quelques-uns. Il démasque les espions de Mo‛âwiya et leur fait trancher la gorge. Il écrit une lettre véhémente à Mo‛âwiya et le menace d’entrer en guerre contre lui. Un échange de lettres entre son Excellence (as) et Mo‛âwiya s’ensuit, jusqu’à ce que ce dernier envoie une armée immense en direction de l’Irak. Pendant ce temps, son Excellence (as) s’emploie également à rassembler une armée pour le contrer.

 

Le traité de paix de l’Imâm Hasan al-Mojtabâ (as)

 

L’événement le plus important de la vie politique de l’Imâm Hasan (as) est le traité de paix conclu avec Mo‛âwiya. Il semble important de décrire les faits, car l’Imâm (as) considère que son traité de paix constitue un argument pour ceux qui viendront après lui, et de fait, on pourrait déduire de cet acte de son Excellence (as) que le devoir de l’être humain, dans des circonstances analogues, est de faire la paix et de trouver un compromis. L’analyse des prémisses, des conditions et des motifs nécessitant la paix, une attention précise envers les modalités présidant à sa mise en place, les articles du traité de paix et les subtilités de ses effets concernant l’aile de la vérité, ainsi que les coups terribles qu’elle porte à celle de l’erreur, nous montrent clairement que la paix de son Excellence (as) constitue en réalité une révolution verte qui apprête la révolution rouge de l’Imâm Hosayn (as). Cette souplesse héroïque opposée à une démarche tyrannique fonde également la révolution savante de l’Imâm al-Bâqer (as) et de l’Imâm al-Sâdeq (as) qui, durant l’âge d’or de la clandestinité, fera passer la puissance des mains des Banî Omayya à celle des Banî ‘Abbâs. De cette façon, le pur islam mohammadien se manifeste dans le chiisme, tel un arbrisseau arrosé se change en un arbre puissant.

 

Du traité de paix au martyre

 

Après l’acceptation du traité de paix, l’Imâm Hasan (as) s’évertue à ce que les projets qu’il avait en tête en le concluant soient menés à bien. En conséquence, il se consacre durant toute cette période à maintenir en place les forces pures et de qualité, à reconstruire les forces épuisées et repoussées, et à l’élaboration d’une exégèse correcte de l’islam. Les effets de la paix de son Excellence (as) sont si dévastateurs pour son ennemi Mo‛âwiya, que celui-ci en vient à songer à causer le martyre de l’Imâm Hasan (as).

 

Visage et vertus de l’Imâm (as)

 

L’Imâm Hasan (as) est celui qui ressemble le plus à l’Envoyé de Dieu (s). Sa beauté est sans pareille. Sa peau est de couleur blanche imperceptiblement teintée de rouge. Ses yeux sont grands et noirs et sa barbe est fournie. Il est de grande stature, robuste, avec de larges épaules. Ses cheveux sont bouclés et de longueur moyenne.

 

Comportement, vertus et mérites de l’Imâm (as)

 

Les mérites de chacun des Impeccables (as) sont innombrables. Dans la ziyârat Jâmi‛a kabîra, chacun leur déclame : « Mes Maîtres ! Je ne suis pas en mesure de dénombrer les motifs de votre éloge, je ne peux accéder à ce que suppose votre rang et je suis dans l’incapacité d’exprimer ce qu’est votre mesure et votre valeur. » Non seulement l’Imâm Hasan (as) n’est pas exclu de cette déclaration, mais il jouit en sus des spécificités inhérentes à l’appartenance à la « grande tribu ». La patience sans limite, le savoir abondant, la générosité et l’adoration, l’ascétisme et l’éloquence, ainsi que la bravoure de son Excellence (as), surprennent autant l’ami que l’ennemi, qui se trouve même forcé d’en convenir. Sa vertu et son honneur sont tels que l’ennemi en atteste !

 

Prodiges de l’Imâm (as)

 

Des prodiges de son Excellence (as), seule une petite partie a été consignée dans l’histoire. Il fait par exemple revivre son père (as) afin de le montrer, après son martyre, à un groupe de personnes. On a également rapporté des exemples du caractère effectif de ses invocations ou de ses malédictions. Il fait notamment reverdir un dattier desséché. Cependant, la plupart des prodiges et des miracles de son Excellence (as) concernent sa connaissance de l’occulte et ses prédictions.

 

Le martyre de l’Imâm (as)

 

Les efforts victorieux de l’Imâm Hasan (as) destinés à asseoir les objectifs de la paix font que Mo‛âwiya projette de faire assassiner son Excellence (as) pour enfin parvenir à réaliser son ancien dessein : transformer le califat islamique en un sultanat héréditaire. Pour ce faire, il se procure un poison mortel et le fait ingérer par son Excellence (as) par l’intermédiaire de son épouse. Peu après, son Excellence (as) est d’abord pris de souffrances pour se hâter finalement vers la Face divine. C’est le vingt-huit du mois de Safar de la cinquantième année de l’Hégire. Son frère, l’Imâm Hosayn (as), après avoir accompli le lavage de son corps et la prière du mort, transporte sa dépouille en direction de la mosquée du Prophète (s). Cependant, il s’en fait interdire l’accès par les Banî Omayya, c’est pourquoi il l’ensevelit dans le Baqî‛. Des années avant le martyre de l’Imâm Hasan (as), l’Envoyé de Dieu (s) avait dit : « Celui qui pleure pour Hasan ne sera pas aveugle le jour où les regards seront aveugles (lors du jour de la résurrection), et celui qui est attristé par son malheur ne sera pas peiné le jour où tous les cœurs seront peinés. La ziyârat de Hasan (as) renforce les pas au Jour de la résurrection. »

 

Les épouses de l’Imâm Hasan (as)

 

Il est particulièrement nécessaire d’évoquer la question des épouses de l’Imâm Hasan (as). En effet, la pire des calomnies a été colportée tant par ses ennemis que par ses amis ignorants, à savoir le nombre exagéré de ses mariages et de ses divorces, à tel point que certains vont jusqu’à attribuer quatre cents épouses à son Excellence (as) ! La totalité des femmes dont le nom, ainsi que celui de leur père, qui se trouve consigné dans l’histoire en tant qu’épouses de son Excellence (as) n’atteint pas dix personnes. En vérité, en le calomniant au sujet d’une quête démesurée du plaisir, les Banî Omayya entendaient présenter son traité de paix comme un document falsifié.

 

Les enfants de l’Imâm Hasan (as)

 

Concernant le nombre des enfants de l’Imâm Hasan (as), les différentes sources évoquent de sept à vingt-trois individus. Shaykh Mofîd lui connaît quinze enfants (huit fils et sept filles). Parmi les filles de son Excellence (as), quatre ont eu à leur tour des enfants. Quatre de ses fils ont également accédé à la paternité. Du fait que deux de ses fils seulement ont eux-mêmes eu des fils, l’ensemble des Sayyid Hasanî  remontent à ces deux derniers, à savoir Zayd et Hasan al-Mothanna. On trouve dans la lignée des Sayyid Hasanî de nombreux savants, sultans, rapporteurs de hadiths, et révolutionnaires.

 

Hadiths et paroles de l’Imâm Hasan (as)

 

Malheureusement, il demeure bien peu de paroles rapportées de son Excellence (as). Cela résulte des pressions de ceux qui ont usurpé le califat, ainsi que des Banî Omayya. Les dires de son Excellence (as) qui sont parvenus jusqu’à nous se déclinent en trois catégories : les poèmes, les argumentations et les hadiths. La troisième catégorie se présente parfois sous la forme de discours, et parfois sous celle de réponses à des questions ou à des lettres.

Le « beau ».

Surnom obtenu par les liens familiaux directs.

Père de Mohammad.

Surnom honorifique, descriptif ou autre.

Le verset de la purification.

De la satisfaction.

La confrontation avec les chrétiens de Najrân.

La lumineuse, celle qui resplendit.

Du chameau.

Bassora.

Curateur, exécuteur testamentaire.

Les Omeyyades.

Les Abbassides.

Désigne la visite que l’on rend à un Ami de Dieu. Désigne également le texte que l’on récite à cette occasion, ce qui est le cas ici.

« La grande ziyârat commune » est probablement le texte courant le plus complet permettant d’honorer les Impeccables (as) lorsque l’on se rend dans leur sanctuaire (ou lorsque l’on s’adresse à eux quel que soit l’endroit où l’on se trouve). Il contient un grand nombre de louanges et de caractéristiques détaillées sur les quatorze Impeccables (as). Comme son nom l’indique, elle est commune, c'est-à-dire qu’elle peut être adressée à n’importe lequel des Impeccables (as), à plusieurs, ou à tous à la fois.

Les descendants du Prophète (s) par l’Imâm Hasan (as).

Hasan le deuxième.

 

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