Son Excellence Fâtima bent Asad (as)

Son Excellence Fâtima bent Asad (as) est l’épouse d’Abû Tâleb et la mère de l’Imâm ‘Alî (as). Elle appartient à la tribu des Banî Hâshem et est la fille de l’oncle paternel d’Abû Tâleb. C’est une femme intelligente, accomplie, chaste, de bon caractère et instruite. Elle épouse Abû Tâleb donc, le fils de ‘Abd al-Mottaleb. Elle est sa seule épouse et lui donne quatre fils et deux filles, dont les noms sont les suivants : Tâleb, ‘Aqîl, Ja‛far ibn Abî Tâleb, ‘Alî (as), Omm Hânî et Jumâna. Elle et Abû Tâleb sont la première femme et le premier homme de la tribu Hashémite à se marier entre eux. Fâtima ben Asad est une femme pudique et monothéiste. Lorsqu’elle est enceinte de ‘Alî (as), elle entreprend les circumambulations autour de la maison de Dieu, la Ka‛ba, et c’est à ce moment que surviennent les douleurs de l’enfantement. Elle réclame alors l’aide du Seigneur de la Ka‛ba. Soudain, le mur de la Ka‛ba s’ouvre et elle pénètre à l’intérieur. C’est là que ‘Alî ibn Abî Tâleb vient au monde.

 

Dans son précieux ouvrage Al-Ghadîr, ‘Allâma Amînî cite de nombreux ouvrages sunnites rapportant que ‘Alî (as) est né à l’intérieur de la Ka‛ba et que cela compte parmi les faits historiques célèbres. Fatima bent Asad est non seulement la mère de l’Imâm ‘Alî (as), mais elle est également d’une certaine manière la mère du noble Prophète (s), car Abû Tâleb, à la mort de son père, ‘Abd al-Mottaleb, prend chez lui Mohammad (s), le fils de son frère – alors âgé de huit ans. Son épouse le couvre alors d’affection comme une mère son enfant et le fait passer avant ses propres enfants, à tel point que le Prophète de Dieu (s) mentionne ce point en de nombreuses occasions et parle toujours d’elle avec bonté.

 

Dès les premières années de la mission de Mohammad (s), Fâtima a foi en lui et confirme sa prophétie. Avec l’accord de son fils ‘Alî (as) et de son Excellence Fâtima al-Zahrâ (as), peu après l’émigration du Prophète (s) à Madîna, elle part également pour cette contrée et rejoint son Excellence Mohammad (s) à Qobâ. Elle vit auprès de sa famille, à Madîna,  jusqu’à la quatrième année de l’Hégire. Elle est naturellement présente lors de la cérémonie du mariage de ‘Alî (as) et de Fâtima (as) et voit également ses deux chers neveux : l’Imâm al-Hasan (as) et l’Imâm al-Hosayn (as). Finalement, elle s’éteint en faisant ses adieux à Madîna au cours de cette même quatrième année de l’Hégire.

 

Il est rapporté que c’est l’Emir des croyants (as) qui annonce la nouvelle de la mort de sa mère au Prophète de Dieu (s). Son Excellence (s) se met à pleurer amèrement et dit : « Elle n’était pas seulement ta mère, elle était ma mère également. » Là, l’Envoyé de Dieu (s) donne son turban afin qu’il serve de suaire pour Fâtima (as). Ensuite, il accomplit lui-même la prière sur sa dépouille. Lorsque la tombe de Fâtima (as) est prête, l’Envoyé de Dieu (s) y pénètre et y récite quelques passages du Coran. Il y reste un moment dans le calme, puis en ressort. ‘Amâr Yâsir demande alors à son Excellence (s) la raison de cette action. Son Excellence (s) lui dit : « Abâ Yaqzân, Fâtima mérite ce comportement, car elle était ma mère après ma mère, Âmina bent Wahab. Bien qu’elle ait eu beaucoup d’enfants et vécu dans des conditions modestes, elle m’a toujours fait passer avant ses enfants pour les vêtements, la nourriture, ainsi que les autres choses… » La sépulture de Fâtima bent Asad, la mère et la grand-mère des Imâms impeccables (as), se trouve dans le cimetière du Baqî‛.

Fille de.

‘Abdallâh ibn ‘Abd al-Mottaleb (as), le père du Prophète Mohammad (s), décède avant même de connaître son fils, qui est dans un premier temps recueilli par son grand-père paternel.

La lumineuse, la resplendissante.

Médine.

Père de Yaqzân. Il s’agit de la konya (surnom) de ‘Amâr.