Les voies d’accès à l’Agrément divin

En créant le monde et ses habitants, « Dieu s’assigne à Lui-même la miséricorde » (sourate Al-An‘âm (Les troupeaux) ; 6 : 12). Il s’est en quelque sorte fixé une ligne de conduite. Exalté soit Celui qui peut tout faire mais cependant n’agresse point les sujets de Son Royaume. Cette Miséricorde divine a engendré la Justice, pas une justice implacable, dura lex sed lex, comme disaient les Romains, mais une justice sur laquelle prime la miséricorde. Car la Miséricorde divine embrasse toute chose. Le domaine d’extension de la Miséricorde de Dieu est le même que Sa science. Dans le Coran, le verbe ahâta bi- kulli shay’in, embrasser toute chose ou cerner toute chose, n’a pour sujet que Sa science et Sa miséricorde. Cet article traite de la question de l’Agrément de Dieu qui est encore l'un des aspects de la miséricorde infinie, qui traite les créatures avec une douceur dont ne fera jamais preuve aucun roi de la terre.

Dans la troisième sourate du Coran, Âl ‘Imrân (La famille de 'Imrân), aux versets 14 et 15, Dieu dit : « On a enjolivé aux gens l'amour des choses qu'ils désirent : femmes, enfants, trésors thésaurisés d'or et d'argent, chevaux marqués, bétail et champs; tout cela est l'objet de jouissance pour la vie présente, alors que c'est près de Dieu qu'il y a bon retour. Dis : “Puis-je vous apprendre quelque chose de meilleur que tout cela ? Pour les pieux, il y a, auprès de leur Seigneur, des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, et aussi, des épouses purifiées, et l'agrément de Dieu.” Et Dieu est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs. »

Le mot rezwân signifie effectivement agrément, contentement, satisfaction, le fait d’accueillir avec joie un évènement ou une personne. C’est un état qui survient dans l’âme humaine lorsqu’elle reçoit une information qui est compatible avec ses souhaits, son tempérament ou humeur. L’âme ne s’interdit pas alors de l’accueillir et n’entreprend pas de la repousser. S’oppose à cet état, l’état de colère, de désapprobation qui survient dans les cas d’incompatibilité d’humeur et de souhait, de contrariété ou de bouderie.

Dans le Noble Coran, le thème de l’Agrément de Dieu, exalté soit-Il, est récurrent. Ainsi, il faut savoir que l’Agrément divin concerne aussi bien les actes de Ses serviteurs relevant du chapitre de l’obéissance, que les actes n’en relevant pas, comme les états, les sentiments et autres. Ainsi nous disons que faire la prière est cause de l’Agrément divin et nous disons également que la modestie et la bonté du cœur du croyant suscitent pareillement la Joie de Dieu. Il est vrai que les cas où le Coran parle de l’Agrément divin, concernent pour la plupart, pour ne pas dire tous, des situations de l’Agrément de Dieu par suite d’une obéissance de Son serviteur. C’est pourquoi, dans les versets suivants, l’Agrément de Dieu et l’agrément du serviteur sont mis côte à côte. Dieu est satisfait de Son serviteur parce que ce dernier se montre obéissant et le serviteur est satisfait de son Seigneur grâce à la récompense qu’il reçoit de Lui, ou d’une décision que Dieu prononce à son sujet : « Dieu les aura en Son contentement, comme ils L’auront en le leur… » (sourate Al-Bayyina (La preuve) ; 98 : 8).

« Ô âme rassérénée, reviens à ton Seigneur, agréante, agréée... » (sourate Al-Fajr (L’aube) ; 89 : versets 27 et 28). 

« Les précurseurs, les tout premiers d’entre les émigrés et les partisans, et ceux qui les escortèrent de bel-agir, que Dieu soit d’eux satisfait comme ils l’auront été de Lui. Il leur a ménagé des jardins sous lesquels des ruisseaux coulent… » (sourate Al-Tawba (Le repentir) ; 9 : 100).

Que l’on compte comme objet de contentement divin, des actes qui pour les hommes sont désirables dans leur vie de ce monde ou compatibles avec elle, prouve que l’obtention du contentement divin lui-même fait partie des ambitions des hommes ou implique quelque chose qui en soit ainsi. C’est la raison pour laquelle dans les versets (3 : 14 et 15) cités en début d’article, l’agrément est placé en relation avec le paradis et les épouses promises. Dans le verset : « …en quête d’une grâce du Seigneur et de Son agrément… » (sourate Al-Mâ’ida (La table servie) ; 5 : 2), l’agrément est juxtaposé à la grâce.

En outre, dans ce verset : « Il y aura dans la vie dernière châtiment terrible, indulgence de Dieu et Son contentement…» (sourate Al-Hadîd (Le fer) ; 57 : 20), l’agrément (ou le contentement) est juxtaposé à l’indulgence. Et dans le verset : « Leur Seigneur leur dispense la bonne nouvelle d’une miséricorde venant de Lui, d’un agrément plénier, de jardins… » (sourate Al-Tawba (Le repentir) ; 9 : 21), l’agrément est accolé à la miséricorde divine.

Un point subtil sur lequel nous attirons l’attention, en comparaison avec le contenu des versets que nous venons d’examiner : dans le verset de la sourate Al-Bayyina et celui de la sourate Al-Fajr, l’agrément divin concerne les personnes : « …que Dieu soi satisfait d’eux » (9 : 100) et « agréante, agréée » (89 : 27 et 28). Or être satisfait d’une personne est différent d’être satisfait de l’acte de cette personne. Il en résulte que Dieu laisse ces personnes libres d’agir à leur guise et ne les en empêche nullement. Ce qui revient au sens du verset : « Ils y ont à leur volonté, et Nous leur réservons plus encore » (sourate Qâf (Lettre Q) ; 50 : 35).

Ainsi quand elle bénéficie de l’Agrément divin, la volonté humaine s’exerce sans limite ni contrainte.

C’est là que s’éclaircit pour nous la raison pour laquelle le terme rezwân est placé à côté des plaisirs et des jouissances. L’Agrément de Dieu n’est pas qu’une simple expression du contentement de Dieu. Il génère automatiquement une liberté nouvelle offerte par Dieu. Cela, afin de faire comprendre à l’homme qui s’attache aux biens de ce monde qu’il se trompe en essayant d’accumuler des richesses dans l’espoir de pouvoir accomplir tous ses souhaits, d’accroître sa puissance. Ses efforts sont vains parce qu’il n’a pas compris qu’une telle puissance et une telle volonté absolue ne lui seront garanties que par l’Agrément de Dieu, Dieu qui tient les rênes de toute chose.

« Dieu est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs. »

Après avoir déduit de ce verset et du verset qui le précède que, dans les deux demeures, c'est-à-dire dans ce monde et dans l’Autre, Dieu a fait la promesse de dispenser Ses bienfaits qui sont des sources de délices et, outre ces bienfaits, ceux de la nourriture, des boissons, des épouses, leur royaume et toutes les jouissances sont aussi bien terrestres que célestes (paradisiaques), - à cette différence que ce qui est terrestre est commun à l’impie et au croyant, alors que la partie paradisiaque est exclusivement réservée aux croyants -, la question vient alors à l’esprit de savoir : qu’est-ce qui fonde cette différence qui fait que dans le monde d’ici-bas, les délices sont partagés et accessibles à tous, alors que dans l’Au-delà, ils sont réservés aux croyants et aux croyantes ?

Quel est le facteur qui a rendu que les jouissances de l’Au-delà soient le privilège exclusif des croyants et croyantes ? Et puisque c’est le moment de poser une telle question, à la fin du verset, il est dit : « Dieu est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs ». Cela signifie que cette discrimination que Dieu a établie entre le mécréant et le croyant ne repose pas sur une futilité ou une vanité, car Dieu est bien au-dessus du fait d’agir sans but ni raison, mais que c’est bien dans ces deux catégories d’humains que réside l’explication de ce qui a justifié cette différence de traitement, car « Dieu est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs », et Il connaît bien le motif de cette discrimination qui n’est autre que : la présence de la foi dans le cœur du croyant et son absence dans le cœur du croyant. Nous comprenons alors pourquoi l'Ange Gardien du Paradis s'appelle Rezwân dans la tradition prophétique : c’est parce qu’il lit sur les visages des gens du Paradis la marque de la satisfaction divine et ne permet à personne ne l’ayant pas de pénétrer au Paradis pour troubler la joie des croyants, comme cela s'est fait sur terre. Dans ce monde, les croyants sont connus de Dieu Seul. Comme c’est un monde d’épreuve, les hommes bons ou méchants, croyants ou non, sont mélangés de façon à ce que l’épreuve soit efficace.

Dans le verset qui suit les deux versets cités en début d’article, le Coran a défini cette foi, cette piété, de telle sorte qu’elle est mise en connexion avec le verset en discussion. Et ce verset est le suivant : « … [ceux] qui disent : ‘’Notre Seigneur, nous croyons ; alors pardonne-nous nos péchés, protège-nous du châtiment du feu ! ’’…» (3 : 16), jusqu’à la fin des deux versets. En résumé, cette présentation de la foi consiste dans le fait que les croyants et croyantes expriment à leur Seigneur leur indigence et leur besoin et refusent de se passer de Lui. Ils ne se contentent pas de dire cela en paroles, leurs actes aussi confirment leur parole. A la différence des impies qui s’imaginent pouvoir se passer de leur Seigneur, qui sont partisans des jouissances de ce monde et qui ont effacé de leur mémoire toute trace de souci pour l’Au-delà et les conséquences futures de leurs actes ici-bas.

 

L'un des points les plus subtils de ces deux versets en discussion : « Mais ce ne sont là que jouissances d’ici-bas ; en Dieu seul réside la splendeur du retour. » et « Dis : « Est-ce que je ne vous annonce pas mieux que tout cela », et d’autres versets semblables, comme : « Dis : ‘’qui donc a interdit la parure de Dieu, qu’Il a mise à jour pour Ses adorateurs, ou les choses bonnes d’entre Ses attributions ?’’ Dis : ‘’ Elles appartiennent aux croyants dans la vie d’ici-bas [même si d’autres aussi en bénéficient ici-bas] ; elles seront purifiées au Jour de la Résurrection ’’. Ainsi explicitons-Nous Nos signes, pour un peuple capable de savoir » (sourate Al-A’râf ; 7 : 32), est la réponse qu’ils apportent à une difficulté d’exégèse que beaucoup de savants spécialistes avaient relevée concernant le sens apparent de ces versets décrivant les bienfaits du paradis.

 

L’Agrément de Dieu est le plus grand bienfait

 

Le Noble Coran dit à propos des gens du Paradis : « Dieu promet aux croyants et aux croyantes des jardins de sous lesquels des ruisseaux coulent et où ils seront éternels, des demeures excellentes aux jardins d’Eden. Mais l’Agrément de Dieu est plus grand encore : c’est le triomphe grandiose » (sourate Al-Tawba (Le repentir) ; 9 : 72).

Après avoir évoqué les bienfaits matériels ou physiques du paradis, il ajoute que : cependant le plus grand bienfait est celui de l’Agrément de Dieu qui est accordé aux hommes et aux femmes qui y seront installés. A qui revient ce « plus grand encore » ? Un humain qui dans ce monde n’a pas reconnu Dieu et n’a rien compris à l’amour de Dieu, à l’Agrément de Dieu, à l’adoration de Dieu, sera « voilé » dans l’Au-delà, comme il l’a été voilé dans ce monde. Car il est dit :

« Qui aura été aveugle [de cœur] dans ce monde, celui-là le sera aussi dans la vie dernière, et plus gravement encore égaré du chemin. » (sourate Al-Isrâ’ (Le voyage nocturne) ; 17 : 72).

Il n’est pas possible qu’un œil (du cœur) qui fut aveugle et fermé dans ce monde soit voyant et ouvert dans l’autre monde. Fakhr Al-Dîn Al-Râzî, le célèbre commentateur du Coran, a dit :

 

Tarsam beravam âlam-e jân nâdideh

Bîrûn ravam az jahân, jahân nâdîdeh

Dar âlam-e jân chun ravam az âlam-e tan

Dar âlam-e tan âlam-e jân nâdideh ?

 

Je crains de partir [de mourir] sans avoir vu le monde de l’âme

Partir loin du monde, sans avoir rien compris au monde

Comment irais-je du monde du corps au monde de l’âme

Moi qui, pris dans le monde du corps, n’ai rien vu du monde de l’âme?

 

(Fakhr Al-Dîn Al-Râzi, Robâ'iyyât)

 

Il dit : comment serait-il possible que je parte du monde du corps au monde de l’âme alors que, lorsque j’étais dans le monde du corps, je n’ai rien pu discerner du monde de l’âme ? L’homme doit donc avoir atteint ici-même le degré de la vision, de la préfiguration du monde de l’âme afin de pouvoir se frayer le chemin du monde de l’âme quand il quittera le monde du corps. Ainsi l’Agrément de Dieu est une réalité encore plus grandiose. Un atome de cet Agrément pour ceux qui en bénéficieront aura valeur de tous les paradis physiques. Mais tous les humains n’y accéderont pas. Si on demandait aujourd’hui aux hommes : combien d’argent seriez-vous prêts à mettre pour obtenir l’Agrément de Dieu, - pas seulement en contrepartie des paradis de l’autre monde, mais aussi en contrepartie d’une petite chose dans ce monde même -, nombreux sont ceux qui répondront : qu’est-ce que l’Agrément divin ? Il se peut même que cela ne vaille pas un sou à leurs yeux !

Mais cela existe. Aux yeux de qui ? De ceux qui dans ce monde y sont déjà parvenus. Parce que si l’on n’en a pas eu un avant-goût dans ce monde même, comment saura-t-on le reconnaître dans l’autre monde ?

Le Saint Coran dit : « En revanche qui a craint la comparution devant [la dignité de] son Seigneur a deux jardins… » (sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 46). Il veut dire : celui qui est saisi par la dignité éminente et majestueuse de son Seigneur, celui qui redoute sa comparution devant la grandeur immense de Dieu qui se situe à la station unique qui est bien au-dessus de la hiérarchie de l’être manifesté, celui qui reconnait Son rang, celui-là ne craint pas la punition divine, mais la grandeur divine Elle-même. Cette grandeur dont l’Emir des croyants, l’Imâm 'Alî (as) a dit : « Le Créateur est grandiose à leurs yeux, pendant que rapetisse à leurs yeux tout autre que Lui. » Le monde entier, l’ensemble des paradis, tout l’enfer ne sont rien à ses yeux ; celui qui connaît la dignité divine, Sa Grandeur, rien ne saurait plus avoir de grandeur à ses yeux.

D’une façon générale, l’homme possède une complexion telle que la grandeur et la petitesse sont relatives à ses yeux, c'est-à-dire qu’une chose est grande par rapport à une chose qui est petite. Le fait même qu’il la compare à une chose plus grande la rapetisse à ses yeux. Une chose peut paraître grande devant une autre chose, mais en présence d’une chose plus grande, elle semble petite. La taille d’un homme aussi est relative, etc.

Il s’agit de choses que nous jugeons petites ou grandes en comparaison avec d’autres choses. Mais en les rapportant au critère de la grandeur même, celui de la grandeur infinie, toute autre grandeur devient petite. Le mesurable aussi grand soit-il n’est rien en comparaison avec l’infini, le non mesurable. Si l’homme reconnaît cette grandeur infinie à un Être suprême, au Créateur, rien ne lui paraîtra plus posséder de grandeur.

 

Dans le Bustân, Sa'adî a écrit ce fragment de poésie :

 

Chonîn dâram az pîr-e dânande yâd

Ke shûrîde-yî sar be sahrâ nehâd

Pedar dar ferâqash na khord o na khoft

Pesar râ malâmat nomûdand, goft :

Az ân gah ke Yâram kas-e khîsh khând

Degar bâ kas-am âshenâ-yî namând

Be haqqash ke tâ Haqq Jamâlam nomûd

Degar har che dîdam khiyâlam nomûd

 

J’ai gardé ce souvenir du maître très sage : 

Qu’un fou d’amour s’était enfui dans le désert

Son père ne mangeait plus ni ne dormait, d’en être séparé,

On blâma son fils, il répondit :

Depuis que mon Ami m’a considéré comme Son intime

Plus aucune intimité ne me reste avec les autres

Par la vérité de Celui qui m’a montré la vérité de Sa beauté

Tout ce que je verrai désormais d’autre que Lui me semblera illusoire

 

 (Bustân, Sa’adî, Bâb-e 3, dar ‘Eshq o masti o shûr)

 

Le Coran nous offre aussi cette belle expression :

« En revanche, quiconque a craint la séance de son Seigneur, a interdit l’âme aux passions, le Jardin est son asile… » (sourate Al-Nâzi’ât (Les anges qui arrachent les âmes) ; 79 : versets 40 et 41). En traduisant ici par séance le mot arabe maqâm, J. Berque en a privilégié la signification étymologique de « lieu où l’on se tient debout », comme devant un tribunal par exemple. Ce sens est valable dans ce contexte aussi. Mais l’auteur de l’article a considéré le maqâm en question dans son autre signification, celui où c’est Dieu qui « se tient debout » devant Son serviteur, pour lui « en imposer », c'est-à-dire lui faire voir Son rang infiniment supérieur, Lui Qui est l’Essence de toute chose, ce qui inspire justement cette crainte évoquée au début du verset. Dans le soufisme, le mot maqâm désigne les stations traversées par l’initié avant d’atteindre la perfection.

Celui donc qui craint la station du Seigneur, craint ce qu’Elle inspire comme immensité et sentiment d’infinie petitesse qu’il ressent dans son âme devant la Majesté de Dieu, bien au-dessus du sentiment de peur ordinaire que l’on éprouve devant le châtiment. Craindre à cause du châtiment menaçant est une sorte de peur par inattention. On connaît Dieu et on éprouve une crainte causée par cette connaissance. Tout autre que Dieu lui semble petit, ne lui inspire aucun sentiment pareil.

C’est pour cette raison que dans ce verset de la sourate Al-Rahmân, il est dit que pour ceux qui connaissent la station du Seigneur et qui redoutent cette station, il est prévu deux jardins, deux paradis. Certains commentateurs affirment que les deux paradis sont l’un d’ordre physique, l’autre d’ordre spirituel.

(en arabe et en persan : رضوان), Rezwân est l'un des noms du Paradis et aussi le nom d’un ange gardien.

Ya ayyatuhâ Al-nafsu Al-mutma’innatu irji'î ilâ Rabbiki râziyatan marziyya, fa- dkhulî fî ibâdî wa- dkhulî jannatî.

Les émigrés et les partisans sont respectivement Al-Muhâjirûn et les Ansârs ; les premiers sont ceux qui ont fui La Mecque et émigré à Médine, et les partisans sont les musulmans de Médine qui les ont accueillis, comme leurs frères partageant leurs biens avec eux, dans un mouvement de grande fraternisation qui est à l’origine de la Oumma, la communauté islamique.

Certaines sourates commencent par une ou plusieurs lettres de l’alphabet arabe, comme des clés mystérieuses, dont on ne connaît pas la signification. Ces lettres sont appelées lettres lumineuses (Al-Hurûf al-Nûrâniyya) dans la science des lettres arabes, ‘Ilm al-Hurûf, ou numérologie. Leur nombre est égal à 14, soit la moitié des lettres de l’alphabet arabe qui a 28 lettres.

On peut comprendre par elles appartiennent que les bienfaits terrestres sont en principe et à l’origine la propriété des croyants. Les mécréants en bénéficient indirectement grâce à la bonté des croyants ou directement en les détournant, en les accaparant par la ruse ou la force, au point d’en exclure parfois les croyants. Cela leur est possible dans ce monde parce que les deux catégories y sont mêlées pour que l’épreuve de la vie terrestre soit réelle. Mais dans le monde de l'Au-delà, ils seront séparés des croyants, placés en Enfer et ne pourront pas accéder aux délices du Paradis. La propriété des délices redevient celle des croyants.

(en persan : فخرالدین رازی), grand philosophe iranien musulman du 544 de l’Hégire, connu aussi sous le nom d’Imâm Fakhr-e Râzî.

Nahj Al-Balâgha (La voie de l’Eloquence), Sermon numéro 193.

 

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