Qu’est-ce que la philosophie ? (1)

La première question que l’on se doit d’aborder à propos de la philosophie est : Qu’est-ce que la philosophie ? Avant que nous ne donnions réponse à cette question, nous nous trouvons obligés de jeter un œil à un ensemble de débats qui sont venus répondre à cette question, et ainsi nous devons notamment présenter une courte introduction à un sujet qui est normalement cité dans les livres de logiques :

 

* Définition littérale et définition intellectuelle

 

Les logiciens disent que lorsqu’une question se pose à propos de ce qu’est une chose, l’objet de la question peut varier. L’objet de la question concerne parfois le sens et la signification du mot. C'est-à-dire que lorsque nous demandons : « Quelle est cette chose ? », la chose dont il est question est le mot dont il s’agit. Et ce que désigne « quelle est », c’est : « Quel est le sens littéral ou technique de ce mot ? » Supposez qu’au cours de la lecture d’un livre, nous tombions sur le mot « huppe » et que nous ne connaissions pas sa signification. Nous demandons alors à quelqu’un : « Qu’est-ce qu’une huppe ? » Il répond que la huppe est le nom d’un oiseau. Ou supposons que nous tombions sur le mot « mot » (kalameh (persan) / kalima (arabe) / كلمه) dans une formulation logicienne. Nous demandons alors à quelqu’un ce qu’est un « mot » pour les logiciens. Il répond que dans le vocabulaire des logiciens, le mot correspond à ce qu’est le verbe pour les grammairiens. Il est évident que le lien entre le mot et le sens est un lien de type conventionnel et technique, qu’il s’agisse d’un terme technique général ou spécial.

 

Lorsque l’on répond à ce genre de question, il faut s’enquérir des cas dans lesquels le mot est employé et/ou se référer à un dictionnaire. Il se peut que ce genre de question comporte des réponses multiples et que toutes soient justes, car il est possible qu’un mot, selon différents usages, comporte des significations différentes. Par exemple, un mot peut avoir une signification spéciale pour les philosophes et les logiciens, et une autre pour les littéraires. De la même manière, le terme « mot » (كلمه / kalameh / kalima) a une signification dans l’usage courant et également dans celui des savants en littérature, et il en a une autre dans celui des logiciens. Le mot « comparaison » a un sens pour les logiciens et en a un autre pour les juristes et ceux qui étudient les principes. Lorsqu’un mot admet deux ou davantage de significations au sein d’un unique usage, il faut alors préciser que ce mot a tel sens dans telle expression technique et tel autre sens dans telle autre expression technique. On appelle les réponses que l’on donne à ce type de question des « définitions littérales ».

 

Cependant, il arrive que la question « quelle est telle chose » n’attende pas la signification du mot, mais ce qu’est la réalité de sa signification. Nous ne voulons pas demander : « Quelle est la signification de ce mot ? » Nous en connaissons la signification mais nous ignorons la réalité, le fond de la signification, et c’est à ce propos que nous posons la question. Si par exemple nous demandons : « Qu’est-ce que l’humain ? » Il ne s’agit pas de savoir à quelle signification on a attribué le mot « humain ». Tout le monde sait que le mot « humain » désigne cette créature particulière qui se tient sur deux jambes et est douée de la parole. Au contraire, la question demande : « Qu’est-ce que la nature, la réalité de l’être humain ? » Il est évident que la réponse correcte à ce type de question ne peut être qu’une chose, car il n’est pas possible de lui donner plusieurs réponses et qu’elles soient toutes correctes. On appelle la réponse qui est donnée à ce type de question la « définition rationnelle ». La définition littérale précède la définition rationnelle. A savoir qu’il faut d’abord déterminer la signification du mot pour ensuite donner de cette signification précise la signification réelle. Sinon, cela sera cause de sophisme et de controverses déplacées.

 

Car dans le cas où un mot comporte plusieurs significations littérales et techniques et s’il s’agit d’un cumul de significations négligeables, il est possible que ces significations prennent pour objet un terme technique particulier et le définissent, négligeant le fait que chacune d’entre elle vise une chose en particulier qui est autre que la chose que l’autre vise de son côté et se querellent entre elles sans raison. L’absence de délimitation entre la signification littérale et la signification rationnelle cause à l’occasion des évolutions et des changements graduels qui apparaissent dans la signification d’un mot, et ceux-ci peuvent être mis à tort sur le compte de la signification rationnelle. Par exemple, prenons le cas d’un mot qui au début est employé dans un sens général, et qu’ensuite les usages changent et que ce mot se trouve maintenant employé lors d’exceptions. Si quelqu’un ne différencie pas la signification littérale de la signification rationnelle, il pourrait penser que ce sens général est réellement décomposé, alors qu’en fait aucun changement n’a modifié le sens général et que c’est au contraire le mot employé pour rendre ce sens général qui a cédé sa place et qui se trouve maintenant employé en cas d’exception à ce sens général.

 

A ce propos, de telles erreurs se sont glissées dans l’ensemble des philosophies occidentales et dans l’esprit de leurs adeptes orientaux et nous espérons trouver l’occasion de les expliquer lors des cours ultérieurs. Le mot philosophie est un terme technique qui a trouvé de nombreuses significations techniques différentes. Des groupes différents de philosophes ont donné une définition spéciale de la philosophie, or cette variété dans la définition et l’énonciation ne relève pas d’une réalité. Chaque groupe s’est mis à employer ce mot en fonction d’une signification particulière et a ensuite défini cette signification particulière en fonction de son propre objet.

Ce qu’un groupe nomme philosophie n’est pas nommé ainsi par l’autre groupe, qui peut éventuellement nier sa valeur au passage ou même l’appeler autrement, voire la considérer comme une composante d’un autre savoir. Et naturellement, selon la conception de chaque groupe, l’autre groupe n’est pas constitué de philosophes. C’est pourquoi, à la question « qu’est-ce que la philosophie ? » nous nous efforcerons de répondre en prêtant attention aux différents usages techniques employés. Nous commencerons par répondre à cette question du point de vue de la philosophie islamique. Mais avant toute chose, nous allons discuter l’étymologie de ce mot.

 

Le terme « philosophie » (falsafa (ar.) / falsafeh (per.) / فلسفه)

 

Ce terme comporte une racine grecque. Les savants anciens et modernes connaissant le grec ancien et l’histoire du savoir de la Grèce antique disent ceci : ce mot (falsafa dans le texte original) constitue la version arabe du mot philosophia. Le mot philosophia est composé de deux mots : philo et sophia. Le mot philo désigne l’amour et le mot sophia désigne la sagesse, et donc, le mot philosophia désigne l’amour de la sagesse. Platon présente Socrate comme le philosophas, soit l’amoureux de la sagesse. Par conséquent, le mot falsafa qui est la version arabe, désigne l’activité du philosophe. Avant Socrate apparaît un groupe de gens qui se nomment eux-mêmes les sophistes, c'est-à-dire les savants. Ce groupe qualifie la perception humaine comme étalon de la vérité et de la réalité, et emploie dans ses argumentations le faux raisonnement. Le mot sophiste perd progressivement son sens original et prend celle de pratiquant du faux raisonnement, tandis que l’activité du sophiste – le sophisme - devient synonyme de pratique du faux raisonnement. Dans la langue arabe, le mot safsata / سفسطه est une construction basée sur le mot sophiste, qui s’applique maintenant dans la langue arabe et persane notamment au fait de pratiquer le faux raisonnement. En raison de la modestie qui est la sienne, et peut-être également afin d’éviter de se trouver au même niveau que les sophistes, Socrate refuse d’être tenu pour un sophiste, c'est-à-dire un savant. C’est pourquoi il se décrit lui-même comme un philosophe, à savoir un amoureux de la sagesse. Progressivement, le mot philosophia, à l’inverse du mot sophiste, dont le sens chute de savant à celui de pratiquant du faux raisonnement, passe d’amoureux de la sagesse à savant. De là, le mot philosophie devient équivalent au mot savoir. Par conséquent, le mot philosophe n’est utilisé par personne avant Socrate en tant que terme idiomatique, ce qui est encore le cas juste après cette période, le mot philosophie n’ayant toujours pas de signification déterminée à ce moment-là. On dit qu’Aristote n’emploie pas non plus ce mot et que c’est après lui que les termes spécifiques de philosophie et de philosophes deviennent usuels.

 

La philosophie chez les musulmans

 

Les musulmans prennent le mot falsafa du grec. Ils établissent son paradigme grammatical arabe et lui donnent son paradigme grammatical oriental, se mettant à l’utiliser selon la signification inconditionnelle de savoir rationnel. Au sein de l’idiome courant des musulmans, la philosophie ne revêt pas le sens d’un art précis, d’un savoir précis, et tous les savoirs rationnels, opposés aux savoirs traditionnels tels le vocabulaire, la grammaire, la conjugaison, les significations, l’expression, la rhétorique, la prosodie, l’exégèse, le hadith, la jurisprudence et les principes, se trouvent englobés sous l’appellation générale de falsafa. Parce que ce mot a une signification commune, on appelle inévitablement philosophie ce qui réunit l’ensemble des savoirs rationnels de cette époque, soit la métaphysique, les mathématiques, les sciences naturelles, les sciences politiques, l’éthique et la sociologie de la famille. Et c’est en fonction de ces considérations qu’ils disent : « Le philosophe devient un monde de savoir semblable au monde même. »

 

Les divisions de la philosophie

 

Lorsque les musulmans veulent exprimer la division aristotélicienne au sujet des savoirs, ils utilisent indifféremment le mot philosophie ou le mot sagesse. Ils disent que la philosophie (le savoir rationnel) comporte deux parties : spéculative et pratique. La philosophie spéculative est celle qui discute les choses telles qu’elles sont tandis que la philosophie pratique est celle qui discute les actions de l’être humain telles qu’elles devraient être, en fonction de ce qui est convenable. La philosophie spéculative comporte trois parties : la métaphysique ou haute philosophie, les mathématiques ou moyenne philosophie, les sciences naturelles ou basse philosophie. La haute philosophie ou métaphysique se divise à son tour en deux, avec l’ordre universel et la théologie au sens propre. Les mathématiques se composent de quatre disciplines dont chacune correspond à un savoir : l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique. Les sciences naturelles se partagent également en de nombreuses parties et disciplines. La philosophie pratique se subdivise à son tour en éthique, sociologie de la famille et sciences politiques. Par conséquent, le philosophe complet rassemble tous les savoirs précités.

 

La philosophie ou savoir supérieur

 

Au regard de ces philosophes, parmi les nombreuses sciences que compte la philosophie, il s’en trouve une qui se distingue des autres. Il semble qu’elle soit, comme la tête, plus haute que les autres et c’est pour cela qu’elle est nommée : première philosophie, haute philosophie, savoir supérieur, savoir entier, théologie (au sens propre du terme), métaphysique. La distinction de ce savoir vis-à-vis des autres savoirs réside tout d’abord dans ce fait que, selon les anciens, il est plus discursif et plus apte à engager la certitude que tout autre savoir. Ensuite, il préside et gouverne l’ensemble des autres savoirs, se trouvant être en réalité le roi des savoirs, car les autres savoirs ont totalement besoin de lui tandis que lui n’a absolument pas besoin d’eux. Et aussi, il s’agit du savoir universel par excellence. Du point de vue de ces philosophes, la philosophie réelle correspond à ce savoir-là. C’est pourquoi le mot philosophie est parfois employé au sujet de ce savoir en particulier ; or, nous constatons que cet usage est rarement observé.

 

Au regard des philosophes anciens, le mot philosophie (falsafa / falsafeh / فلسفه) comporte deux significations. L’une, courante, a trait au savoir spéculatif absolu qui renferme l’ensemble des savoirs traditionnels. L’autre correspond à un usage rare qui concerne le savoir divin ou la philosophie première qui passe par les trois voies de la philosophie spéculative. Par conséquent, si nous voulons définir la philosophie en fonction des termes utilisés par les anciens tout en tenant compte des termes courants, la philosophie est comme un terme général et ne désigne ni un art particulier, ni un savoir particulier, ce qui fait qu’elle n’a pas non plus de définition particulière. Selon le terme générique couramment utilisé, la philosophie recouvre tout ce qui n’est pas connu par tradition, tandis que le fait de devenir philosophe implique de s’évertuer à embrasser tous les savoirs. C’est en donnant de l’autorité à cette signification universelle de la philosophie qu’on peut dire que la philosophie constitue la perfection de l’âme humaine, que ce soit du point de vue spéculatif ou du point de vue pratique.

 

La philosophie est le savoir concernant les états de la créature

 

Si nous analysons à présent le terme dans son acception inusuelle et si nous entendons par philosophie ce savoir que les anciens appellent philosophie réelle, philosophie première ou savoir supérieur, la philosophie dispose d’une définition consacrée, et à la question « Qu’est-ce que la philosophie ? » on peut donc répondre qu’elle correspond au « savoir portant sur les états de la créature dans le sens où la créature est, et non en celui qu’elle comporte une détermination particulière. Par exemple, le corps est, la quantité est, la qualité est, l’être humain est, la plante est, etc. »

 

Expliquons-nous. Les informations que nous avons à propos des choses en général sont de deux sortes : soit elles sont propres à une sorte et/ou à un genre déterminé, autrement dit, elles concernent les états, les règles et les accidents propres à une sorte ou à un genre déterminé, comme notre savoir portant sur les règles des nombres et/ou sur les règles des proportions, et/ou sur les états et les effets des plantes, et/ou sur les états, les effets et les lois du corps humain, etc. Nous nommons la première arithmétique ou connaissance des nombres, la seconde géométrie ou connaissance des proportions, la troisième botanique et la quatrième, médecine. Il en va de même pour les autres savoirs comme l’astronomie, la géologie, la minéralogie, la zoologie, la psychologie, la sociologie, la physique atomique, etc. Il se peut aussi qu’elles ne soient pas propres à un genre déterminé, c'est-à-dire que ce n’est pas parce que la créature est un genre déterminé qu’elle est soumise à ces états, ces règles et ces effets mais parce qu’elle est une « créature ». Autrement dit, le monde est parfois l’objet d’une étude qui se place du point de vue de la multitude et de sujets séparés les uns des autres. Le monde est aussi parfois abordé sous l’angle de l’unité, c'est-à-dire que nous envisageons la « créature » en ce sens qu’elle est, et de là, nous donnons suite à notre étude au sujet de l’unité qui englobe toute chose.

 

Comparaison pour une meilleure compréhension

 

En comparant le monde à un corps, nous voyons que notre étude à propos de ce corps est de deux types : certaines de nos études portent sur les parties de ce corps, comme par exemple la tête, les bras, les jambes ou les yeux de ce corps, et certaines de nos études portent également sur le corps en entier, comme par exemple : Quand ce corps est-il venu à exister et jusqu’à quand va-t-il durer ? Est-ce que ce « quand » à propos de l’ensemble du corps a un sens ou pas ? Est-ce que ce corps dispose d’une réelle unité faisant que la multitude de ses parties n’est qu’apparente et non réelle, ou n’est-ce là qu’une unité figurée, ne dépassant pas le niveau de l’unité industrielle qui lie les différentes parties d’une machine ? Ce corps a-t-il une origine à partir de laquelle ses autres parties sont venues à exister ? Ce corps a-t-il une tête qui se trouve à l’origine de l’apparition de ses autres parties ou est-ce un corps sans tête ? S’il a une tête, cette tête jouit-elle d’un cerveau doté d’intelligence et de perception ou est-il creux et vide ? Est-ce que le corps entier jouit d’une forme de vie, jusqu’aux ongles et aux os ? Ou bien est-ce que l’intelligence et la perception de ce corps sont limitées à certaines créatures que l’on peut trouver parfois, comme le ver que l’on découvre dans une chair morte ? Et est-ce que ce ver appartient au règne animal dont l’être humain fait partie ? Est-ce que ce corps pris dans son ensemble poursuit un but et se mue vers la perfection et une vérité, ou bien est-il une créature sans but et sans dessein ? Est-ce que l’apparition et la disparition des parties du corps sont accidentelles ou bien obéissent-elles à des lois de causalité, ce qui ferait qu’aucun phénomène n’existe sans avoir une cause et que chaque effet spécifique provient d’une cause particulière ? L’arrangement qui régit ce corps est-il un arrangement formel et immuable ou bien n’est-il régi par aucune nécessité ni formalité ? Est-ce que le bon ordre régissant les parties de ce corps est réel ou non ? Combien y a-t-il d’ensembles complets d’organes dans ce corps ?  Ce volet de nos études qui portent sur la connaissance des parties du monde de l’existence correspond à la « science », tandis que celui qui porte sur le monde de l’existence vu dans son unité est la « philosophie ».

 

Ainsi, nous voyons qu’il existe des questions particulières qui ne ressemblent aux questions d’aucun savoir parmi les savoirs du monde qui s’enquièrent d’un existant particulier, et elles forment à elles seules une catégorie spéciale. Lorsque nous faisons l’étude de ce type de questions du point de vue de la connaissance des « parties des savoirs » afin d’aborder ces accidents d’un point de vue scientifique et de comprendre quels sujets comptent des questions de ce type, nous voyons qu’il s’agit des accidents qui concernent « l’être en tant qu’être ». Et bien entendu, l’explication et le développement de ce thème doivent être réalisés dans des ouvrages philosophiques détaillés. En sus des questions vues ci-dessus, à chaque fois que nous débattons au sujet de l’essence d’un objet, comme par exemple lorsque nous nous demandons ce que sont l’essence et la définition réelle du corps ou de l’humain, ou à chaque fois que nous voulons débattre à propos de l’existence, de ce qui est, des choses, comme par exemple lorsque nous nous demandons s’il existe un véritable cercle ou une véritable droite, nous revenons là encore à ce même savoir. Car le débat à propos de l’objet comme le débat à propos des accidents revient à débattre de l’être en tant qu’être. C'est-à-dire que l’essence des accidents et des lois est constituée par l’être en tant qu’être. Ce débat est également très étendu et outrepasse les limites de ce cours.

 

Conclusion partielle

 

La conclusion de tout cela est que quand quelqu’un nous demande : « Qu’est-ce que la philosophie ? », nous ne pouvons lui répondre sans l’avoir auparavant informé que ce mot comporte un usage précis selon des groupes différents. S’il est question de définir le mot philosophie tel qu’employé par les musulmans, selon l’usage courant que l’on observe parmi eux, il s’agit du terme attribué à l’ensemble des savoirs rationnels et non du terme d’un savoir particulier que l’on pourrait définir. Et dans l’usage rare de ce terme, il s’agit de la philosophie première, soit de ce savoir qui débat au sujet des questions les plus générales qui soient à propos de l’existence et qui ne s’attachent à aucun thème en particulier ; il concerne donc tous les thèmes à la fois. Ce savoir étudie l’existence dans son entièreté, en tant qu’objet unique.

 

(A suivre)

Bien que l’auteur de l’article original évoque ici l’arabe et le persan, cela vaut également pour le français puisque dans les deux cas – comme dans beaucoup d’autres - ce sont des mots grecs simplement adaptés à la prononciation de ces langues.