Les compagnons de Hosayn ibn ‘Alî (as) à Karbalâ

Un grand nombre de personnes vinrent pour accompagner l’Imâm al-Hosayn (as). Au début, il se peut que se soient des individus s’imaginant encore qu’il y ait un peu d’exagération dans les propos de Hosayn ibn ‘Alî (as), et que l’on ne va pas forcément à l’abattoir. En chemin, ils sont rejoints par un autre groupe, mais Hosayn ibn ‘Alî (as) ne peut garder avec lui les éléments faibles. En différents lieux, ils prononcent des discours qui épurent le nombre de ses compagnons. Ceux qui n’ont pas les dispositions requises se séparent, quittent le groupe, et la sélection se fait ainsi. Ce sont les purs qui restent, le grain est séparé de l’ivraie. Hosayn ibn ‘Alî (as) lui-même témoigne à propos de ceux qui restent : « J’ignore où trouver de meilleurs compagnons que les miens. » C'est-à-dire : « Cher compagnons ! S’il est question de juger entre les compagnons de Badr et vous, je vous accorde la préférence. S’il est question de juger entre les compagnons d’Ohod et vous, je vous accorde la préférence. S’il est question de juger entre les compagnons de Siffîn et vous, je vous accorde la préférence. Vous êtes le diadème de tous les martyrs. »

 

La nuit de ‘Ashûrâ, lorsqu’Abâ ‘Abdillâh[1] (as) les libère tous, il dit : « J’ai levé mon pacte. » Il leur assure que l’ennemi ne s’intéresse absolument pas à eux. Alors les compagnons lui répondent : « Maître ! Nous avons choisi le martyr dans ta voie, une vie n’a pas de valeur, ah si seulement nous avions mille vies et les sacrifiions toutes dans ta voie ! » Le premier à tenir de tels propos, c’est son frère, Abû al-Fadhl al-Abbâs (as). Ô combien le cœur sanctifié d’Abâ ‘Abdillâh se réjouit de voir que ses compagnons s’accordent avec lui, pensent comme lui, ont la même croyance et le même objectif que lui. Ici, Abâ ‘Abdillâh leur rappelle ceci : « Maintenant que nous en sommes là, je vais vous décrire en détail ce qui nous attend demain : pas un seul d’entre vous ne va en réchapper. » Le jour de ‘Âshûrâ, Abâ ‘Abdillâh (as) donne de la fierté à ses compagnons, il leur offre une récompense qui restera toujours dans l’histoire. Cela se passe dès les derniers instants.

 

Tous tombent en martyrs. Il ne reste plus aucun homme, personne hormis l’Imâm al-Sajjâd (as) qui est malade, allongé sous une tente. Au milieu du champ de bataille, il y a Hosayn (as), et un océan d’ennemis. Il se tient debout, seul. Il regarde autour de lui et ne voit de ses compagnons que des corps en morceaux. Il prononce des phrases dont voici la teneur : « Je ne vois pas de vivant sur cette terre en dehors de ces corps en morceaux. » Il dit : « Ce sont ceux dont le cœur est mort, sur cette terre, *** qui sont les compagnons des morts malfaisants. Ceux qui se trouvent sous cette terre, ou qui sont étendus sur elle, sont ceux qui sont vivants ».

Alors que Hosayn ibn ‘Alî (as) est en train de demander de l’aide, il s’adresse aux seuls vivants qu’il voit. Or, qui sont ces vivants ? Ce sont ces corps en morceaux. Alors, il s’écrie : « Ô les braves, purs et loyaux, ô les combattants, ô les lions du bois de la bravoure ! » Et : « Ô les fils des grands ! Réveillez-vous de ce lourd sommeil, mettez-vous en marche. Ignorez-vous que ces individus abjects et sales ont l’intention de donner l’assaut au sanctuaire de votre Prophète (s) ? Dormez, dormez, vous en avez le droit, vous en avez le droit. Je sais que vos saints corps et vos têtes bénies ont été séparés les uns des autres. »



[1] Le père de ‘Abdillâh, soit l’Imâm al-Hosayn (as).

 

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