Les spécificités de la grande attente de l’apparition (zohûr / ظهور) de son Excellence l’Imâm al-Mahdî ('aj)

Deux façons d’attendre

 

L’attente de la délivrance, l’espoir et l’attachement à l’avenir sont de deux types : d’abord, l’attente constructive et conservatrice, elle est prometteuse et constitue une énergie créatrice et transformatrice, elle peut être considérée comme une forme d’adoration de Dieu. Ensuite, l’attente destructrice qui représente un péché, elle rend captif, elle paralyse et doit être considérée comme une forme de permissivité négative. Ces deux façons d’attendre la délivrance sont les conséquences de deux types de compréhension de l’immense apparition du Mahdî attendu ('aj)[1]. Et ces deux types de compréhension  résultent à leur tour de deux façons d’appréhender les transformations et les révolutions historiques.

 

Les spécificités de la grande attente

 

1- L’optimisme en l’avenir de l’humanité.

Il existe des points de vue différents au sujet de l’avenir de l’humanité. Certains croient que la colère, la corruption et le malheur sont des nécessités indissociables de la vie humaine, et que par conséquent la vie est sans valeur. Pour eux, l’acte le plus sage consiste à y mettre fin. D’autres considèrent que la vie humaine est essentiellement destinée à se trouver écourtée. Ils croient que l’être humain, à cause du progrès étonnant de la technique, de l’accumulation de réserves effroyables d’armes de destruction, est parvenu à une étape où il n’est plus qu’à un pas du gouffre qu’il s’est lui-même creusé. Bertrand Russell, dans New Hopes for a Changing World (Nouveaux espoirs pour un monde changeant), écrit : « … il est des individus – dont Einstein – selon lesquels il est très probable que l’être humain soit parvenu au terme de son temps et réussisse en quelques années, par l’ingéniosité merveilleuse de son savoir, à anéantir les siens. » Selon cette opinion, l’être humain risque fort de se voir disparaître alors qu’il n’est qu’à la moitié de son chemin, voire même à la veille de parvenir à la maturité culturelle. Evidemment, si nous nous contentons uniquement du contexte et des apparences, on ne peut nier cette possibilité. Un troisième point de vue considère la colère et la corruption comme n’étant pas des nécessités indissociables de la nature humaine, mais comme les conséquences de la propriété individuelle. Tant que subsistera cette source de corruption, la colère et le vice existeront. La propriété individuelle est elle-même la conséquence d’une étape du perfectionnement des moyens de production. Elle est entretenue par les désirs des êtres humains, et n’est pas amenée à disparaître. Cependant, le perfectionnement des moyens de production et la contrainte exercée sur la machine compenseront progressivement cette source de corruption. Ainsi, le ferment et le fondement du bonheur reposent sur le perfectionnement de la machine.

Un quatrième avis dit que la source des corruptions et des perversités se trouve dans le déficit spirituel de l’être humain. L’être humain en est toujours à l’époque de la jeunesse et de l’inexpérience, tandis que la colère et la concupiscence gouvernent sa raison. L’être humain proche de son innéité avance dans la voie du perfectionnement intellectuel, moral et spirituel. La colère et la corruption ne sont pas des nécessités indissociables de la nature humaine, la violence de la civilisation ne provoquera pas la tragédie d’un suicide collectif. Un avenir suffisamment brillant, heureux et humain attend l’humanité, dont la colère et la corruption seront extirpées à la racine. Ce point de vue est celui que la religion révèle. La sainte promesse du soulèvement et de la révolution du Mahdî attendu ('aj) se trouve à l’origine de cette inspiration.

2- La victoire finale de la paix, de la piété, de la vertu, de la justice, de la liberté et de la sincérité sur la force, l’arrogance, la prédisposition à la tyrannie, l’asphyxie, le Dajjâl[2] et (la tromperie).

3- Le gouvernement mondial unique.

4- La prospérité de la terre entière, au point où il ne subsistera plus aucun lieu dévasté, non habité et non cultivé.

5- La maturité de l’humanité en ce qui concerne la sagesse parfaite et la poursuite d’une pensée, d’une idéologie libérée des contraintes naturelles, sociales et des instincts de l’animalité.

6- La jouissance maximale des dons de la terre.

7- L’établissement de l’égalité parfaite entre les êtres humains à l’égard des richesses.

8- La cessation complète de l’existence des corruptions morales comme la fornication, l’usure, la consommation d’alcool, la trahison, le vol, le meurtre, etc., ainsi que la libération des âmes de ses complexes et de ses rancunes.

9- La cessation de l’existence de la guerre et l’établissement de la paix, de la sérénité, de l’amour et de l’assistance mutuelle.

10- La compatibilité de l’être humain et de la nature.

 

La racine de l’attente de la délivrance dans les enseignements islamiques

 

L’espoir en la réalisation de la promesse faite à tous les êtres humains, dans le langage des hadiths musulmans, se nomme « l’attente de la délivrance », elle incarne une adoration, voire même la meilleure des adorations. Le principe de l’attente de la délivrance découle d’un autre principe général islamique et coranique : celui selon lequel les croyants ne doivent jamais perdre espoir en la grâce divine quelles que soient les circonstances, ils ne se tournent jamais vers le désespoir, ni vers la croyance en l’absurdité du monde. Ainsi, cette attente de la délivrance, cette absence de désespoir en l’esprit de Dieu[3] quant à cette grâce est collective et humaine, et non individuelle et sectaire. De plus, cette attente est liée aux promesses précises dont le caractère définitif a été annoncé.



[1] Pour ‘ajjala Allâhû ta‛âlâ farajahu (Que Dieu hâte sa (noble) délivrance).

[2] L’Antéchrist.

[3] Nom donné à l’archange Jabra’îl.

 

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