Les qualités des houris du paradis selon les versets du Coran et les hadiths

Ce que l’on trouve dans le noble Coran et ce qui y est cité à propos de l’attachement pour les houris est ce qu’il y a de plus attirant. Il est probable que la raison est que l’être humain est plus attiré par l’attachement, le dialogue et la confidence que par la nourriture et la boisson. Dans l’exégèse de ‘Ayyâshî, Jamîl ibn Darrâj rapporte de son Excellence l’Imâm al-Sâdeq (as) : « Les habitants du paradis n’ont pas de plus grand plaisir, au paradis, que celui du mariage, qui n’est pas surpassé par le manger et le boire. » (Bihâr al-Anwâr, Vol. 8, p. 139. Edition typographiée). Il est clair que les houris aux grands yeux provoquent un sentiment d’attachement et dissipent le sentiment d’exil. C’est pour cela que nous avons : « Voici que nous leur donnerons pour épouses des Houris aux grands yeux. » (sourate Al-Dukhân (La fumée) ; 44 : 54).[1]

 

Hûr / حور est le pluriel de hawrâ’ / حوراء, mot qui s’applique à la femme aux yeux noirs, d’un noir très intense, et dont le blanc est lui aussi très intense. ‘Ayn / عين est le pluriel de ‘aynâ’ / عيناء, qui désigne la femme aux yeux noirs et dont l’iris est grand. Par conséquent, ‘aynâ’ désigne la femme aux grands yeux noirs. On nomme hûrul-‘ayn les femmes dont les yeux sont grands et noirs, le noir de leur yeux étant beau et visible sur le fond blanc, car le noir de leurs yeux est intense, et le blanc est lumineux. Dans le noble Coran, nous avons : « Il y aura là des Houris aux grands yeux, semblables à la perle cachée. » (sourate Al-Wâqi‛a (L'événement) ; 56 : 22 et 23).

 

Ailleurs, Dieu dit : « Des Houris qui vivent retirées sous leur tente. Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ? Que ni homme ni djinn, n’a jamais touchées avant eux. Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ? » (sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 72 à 75).

 

Après avoir décrit ces femmes paradisiaques, Il ajoute : « Des Houris qui vivent retirées sous leurs tentes. » Hûr / حور est le pluriel de hawrâ’ / حوراء et de ahwar / احور qui désigne celle qui a des yeux dont le noir est particulièrement sombre et dont le blanc est intensivement clair. Le terme s’emploie également parfois pour les femmes qui ont le teint clair. L’emploi du terme maqsûrât / مقصورات désigne le fait qu’elles n’appartiennent qu’à leur époux et qu’elles sont cachées des autres. Khiyâm / خيام est le pluriel de khayma / خيمه, mais selon ce qui apparaît dans les hadiths musulmans, les tentes paradisiaques ne sont pas semblables aux tentes de ce monde, tant à l’égard de leur taille qu’à celui de leur beauté. Il est également intéressent de noter que le mot khayma / خيمه, selon ce qu’ont avancé les lexicographes et certains exégètes, ne désigne pas seulement les tentes de toile qui sont célèbres chez nous, mais il peut s’agir de maison de bois, ou même de toute autre maison circulaire. Il a parfois été dit que ce terme désigne une maison faite de pierre ou d’un autre matériau analogue. Là, une nouvelle fois est répétée cette question pleine de sens : « Quel est donc celui des bienfaits de votre Seigneur que, tous deux, vous nierez ? »

 

Le verset suivant nous donne une autre explication au sujet des houris paradisiaques : personne parmi les djinns et les hommes n’a jamais eu de contact avec elles avant, elles sont vierges. Il ne s’agit donc pas de femmes qui se rendent tantôt auprès de l’un, tantôt auprès de l’autre. « Elles seront semblables au rubis et au corail. » (sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 58). C'est-à-dire que leur corps est à ce point gracieux, en plus d’être « Des Houris qui vivent retirées sous leurs tentes. » (Sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 72). Ceci est exprimé autrement dans : « Là, ils rencontreront celles dont les regards sont chastes et que ni homme ni djinn n’a jamais touchées avant eux. » (sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 56), ce qui veut dire « pas n’importe où ».

 

Ce passage : « Des Houris qui vivent retirées sous leur tente » signifie également « pas n’importe où ». Il s’agit de la répétition de « Là, ils rencontreront celles dont les regards sont chastes et que ni homme ni djinn n’a jamais touchées avant eux ». Il est clair que le Coran tient particulièrement en grâce la pureté et la chasteté, considérant ces aspects comme des valeurs nobles pour l’être humain. « Elles[2] seront accoudées sur des coussins verts et sur de beaux tapis. » (sourate Al-Rahmân (Le tout-Miséricordieux) ; 55 : 76). Nous avons également ceci à propos d’elles : « Elles[3] seront accoudées sur des tapis aux revers de brocart et les fruits des deux Jardins seront à leur portée. » (sourate Al-Rahmân (Le Tout-Miséricordieux) ; 55 : 54). Ce sont des femmes qui se tiennent sur des traversins verts et sur des tapis de grande valeur et de grande beauté, aussi, quelle grâce pouvez-vous réfuter ?



[1] La traduction des versets est de Denise Masson.

[2] Denise Masson écrit « Ils ». (Les notes sont du traducteur)

[3] Idem.

 

Photos aléatoire

Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (31) : Masjed Jâmeh' - Ispahan (17) : Mosquée de Koufa (2) : Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (27) : Tâlâr-e Zaynabiyyeh - Karbalâ (3) : Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (30) : Masjed Hakim - Ispahan (16) : Masjed Hakim - Ispahan (4) : Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (23) :

Nous contacter

Accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto.
Nom
E-mail
Message *