Les luttes d’Ibrâhîm (as) contre l’idolâtrie

Peu de temps après la naissance d’Ibrâhîm[1] (as) et son intégration au sein du groupe familial, débutent ses réactions à l’encontre de l’idolâtrie. Sa première divergence avec Âzar[2], selon ce qui est écrit dans les hadiths, se produit alors qu’il n’a que treize ou quatorze ans, et ce avant la prophétie de son Excellence (as). Ibrâhîm (as) détruit sous les yeux d’Âzar une idole qui a été sculptée avec grand soin, et lui dit : « Adorez-vous des choses que vous avez vous-mêmes sculptées ? » Cet acte confronte Âzar à une certaine appréhension, il dit à la mère d’Ibrâhîm (as) : « Voilà ce qui va causer la ruine de notre souveraineté. » Sa première opposition publique à l’idolâtrie se produit dans le bazar de la ville. Alors qu’Âzar interdit à Ibrâhîm (as) d’adorer le Dieu unique, lorsque ses yeux tombent sur le visage céleste d’Ibrâhîm (as), son amour pour lui s’intensifie. Âzar est le directeur de l’atelier où l’on fabrique les idoles, un jour, il confie plusieurs idoles à Ibrâhîm (as) pour emporter au bazar et les vendre aux gens, comme le font ses frères. Ibrâhîm (as) accepte la demande d’Âzar. Il emporte ces idoles du côté de la place de la ville où se trouve le bazar. Mais dans le but de réveiller la réflexion endormie des gens et de les faire renoncer à l’idolâtrie, il passe une corde autour du cou des idoles et les traîne au sol en criant : « Qui veut m’acheter ces idoles qui n’apportent ni profit ni dommage ? » Ensuite, il rassemble les idoles auprès du bourbier dans lequel se déversent les eaux usées, et aux yeux de tous, les y jettent en disant d’une voix forte : « Buvez de l’eau, et parlez !! » (Bihâr, Vol. 12, p. 13). Ainsi, il fait comprendre en pratique aux gens que : « Les idoles ne méritent pas d’être adorées, revenez à vous, réveillez-vous de ce sommeil de l’insouciance ! Tournez-vous vers le Dieu unique et sans pareil, ne vous prosternez pas devant ces idoles façonnées et sans volonté, qui n’apportent ni profit ni dommage ! N’avez-vous point de raison, n’êtes-vous pas des êtres humains, pourquoi toute cette humiliation, pourquoi ? » Il rapporte les idoles à Âzar et lui dit : « Personne n’achète ces idoles, elles me sont restées sur les bras, elles ne se vendent pas. » Les fils d’Âzar l’informent alors des outrages qu’Ibrâhîm (as) a infligé aux idoles. Âzar fait venir Ibrâhîm (as) pour le réprimander et l’effrayer du danger que représente le sultanat de Nemrod. Mais Ibrâhîm (as) ne prête pas attention aux invectives d’Âzar. Ce dernier prend alors la décision de faire incarcérer Ibrâhîm (as) afin que d’une part il soit absent de la vie publique, et que d’autre part la prison le fasse réfléchir et s’amender. Il fait donc arrêter Ibrâhîm (as) et le retient prisonnier dans sa demeure, où des agents le surveillent pour l’empêcher de s’évader. Cependant, il ne tarde pas à s’évader de sa prison et poursuit son appel, mettant les gens en garde contre l’idole et l’idolâtrie, et les invitant au monothéisme (Bihâr, Vol. 12, p. 31).

 

Entretiens entre Ibrâhîm (as) et Nemrod, qui se soldent par la condamnation de Nemrod

 

La renommée de l’opposition d’Ibrâhîm (as) à l’idolâtrie se répand en tous lieux et sous toutes les formes. En tant qu’événement de taille, elle constitue l’information principale du moment. Nemrod, qui plus que tout autre est sensible à ce sujet, ordonne qu’on lui amène Ibrâhîm (as) sans délai. Dans le but de le faire taire, même s’il faut pour cela le corrompre ou le menacer, on amène Ibrâhîm (as) à Nemrod. Nemrod se met à crier après Ibrâhîm (as), protestant à propos de ses actions, puis il lui demande : « Quel est ton Dieu ? » Ibrâhîm (as) lui répond : « Mon Dieu est Celui qui tient la mort et la vie dans Sa main. » Nemrod entre dans le débat au moyen du sophisme et de l’induction en erreur. Il lui dit : « Ô ignorant ! Cela se trouve justement en mon pouvoir, je fais vivre et je fais mourir, ne vois-tu point que je libère le coupable condamné à la mise à mort, comme je fais exécuter le prisonnier qui n’est pas condamné à mort ? » Là, il ordonne que l’on libère un condamné à mort, puis que l’on exécute un individu qui n’était pas condamné à mort. Ibrâhîm (as) change aussitôt son argumentation, il dit : « Ce ne sont pas seulement la vie et la mort, mais la totalité du monde existant qui se trouve entre les mains de Dieu. Ainsi, mon Seigneur est Celui qui chaque matin fait surgir le soleil de l’horizon oriental, et qui au crépuscule, le fait se coucher dans l’horizon occidental. Si tu dis vrai, si tu es le dieu des gens, alors fait à l’inverse se lever le soleil à l’ouest et fais-le se coucher à l’est. » Face à ce raisonnement, Nemrod n’est plus en mesure d’induire son interlocuteur en erreur, il se trouve si sonné et stupéfait qu’il ne peut plus que se taire (selon le texte du verset 257 de la sourate Al-Baqara (La vache, sourate 2)). Nemrod réalise que s’il s’oppose ouvertement à Ibrâhîm (as), son déshonneur ne fera qu’accroître. Il ne peut se résoudre à laisser Ibrâhîm (as) tranquille et à attendre de pouvoir se venger à l’occasion. Dans le but d’isoler Ibrâhîm (as), il place partout des agents avec pour fonction de faire peur aux gens s’ils s’aventurent à prendre contact avec lui.

 

La destruction des idoles et l’argumentation d’Ibrâhîm (as)

 

Le noble Coran nous relate la destruction des idoles perpétrée par Ibrâhîm (as) dans les versets 57 à 67 de la sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes, sourate 21) et dans les versets 90 à 96 de la sourate Al-Sâfât (Les rangés, sourate 37). Ibrâhîm (as) combat l’idolâtrie de diverses manières, cependant, les paroles et les luttes d’Ibrâhîm (as) à ce sujet restent obstinément malheureuses. Jamais le gouvernement de Nemrod ne laissera les gens abandonner l’idolâtrie, et ce pour tenir les gens occupés et pour la survivance de son pouvoir. Les versets de la sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes, sourate 21) nous apprennent que les mécréants ne prennent pas au sérieux son soulèvement contre l’idolâtrie : « Es-tu venu à nous avec la Vérité, ou bien es-tu de ceux qui plaisantent ? » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophète) ; 21 : 55). Dans son combat, Ibrâhîm (as) choisit de franchir une nouvelle étape. Avec la fermeté la plus complète, il avertit les idolâtres et les partisans de Nemrod, en leur disant ceci : « Par Dieu ! Je vais dresser des embûches à vos idoles, dès que vous aurez le dos tourné. » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 57). Il est dit que ce verset rend uniquement compte de la décision intérieure d’Ibrâhîm (as), alors qu’il se trouve face à une communauté mécréante, fanatique et puissante. Par conséquent, rien ne s’oppose à ce qu’il expose son avis ouvertement une fois le moment opportun venu (« dès que vous aurez le dos tourné »). Ibrâhîm (as) confie sa décision au temps si bien qu’il se retrouve seul en ville : « dès que vous aurez le dos tourné. » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 57). Il est possible que cette phrase désigne la sortie des idolâtres du temple, et non de la ville, mais si l’on considère la totalité de l’événement, cette probabilité est infondée. Il est naturel que s’il avait été question d’évacuer le temple, Âdhar n’aurait pas permis que la maladie immobilise Ibrâhîm (as) dans le temple. Quoi qu’il en soit, Ibrâhîm (as) attend son heure et reste à l’affût, jusqu’à ce qu’arrive le Nouvel An. Selon la coutume babylonienne, le jour du Nouvel An, les Babyloniens désertent la ville pour aller passer du bon temps dans le désert, à la montagne, dans la plaine et les autres grands espaces. Aussi, ce jour-là, les gens sortent de la ville. Nemrod et sa cour quittent la ville. Ils invitent même Ibrâhîm (as) à sortir avec eux de la ville et à participer à leur célébration. Mais Ibrâhîm (as) leur répond : « Que pensez-vous du Seigneur des mondes ? » (sourate Al-Sâfât (Les rangés) ; 37 : 87). Ibrâhîm (as) n’est pas malade physiquement, mais lorsqu’il voit les gens s’enfoncer ainsi dans la corruption, la débauche et l’idolâtrie, cela l’indispose et le gêne psychologiquement, aussi, lorsqu’il dit : « Je suis malade » il fait référence à son esprit las. Les versets 88 à 90 de la sourate Al-Sâfât (37) racontent que le moment venu, les gens s’apprêtent à quitter la ville afin de participer à la célébration du Nouvel An. De son côté, Ibrâhîm (as) prend la maladie pour prétexte et ne les accompagne pas. Ainsi, ils s’en vont et lui reste. La phrase : « Puis il regarda attentivement les étoiles. » (sourate Al-Sâfât (Les rangés) ; 37 : 88) indique que maintes fois leur fête intervient en été, et que le soir convient davantage à l’organisation de la célébration. Lorsque la ville est complètement désertée, Ibrâhîm (as) prend avec lui un peu de nourriture ainsi qu’une hache, et entre dans le temple. Il voit que de nombreuses statues sont disposées les unes auprès des autres, et qu’elles ont des visages différents, mais elles ne sont douées d’aucun mouvement ni capacité et gisent, inertes, là où on les a posées. Ibrâhîm (as) prend un peu de nourriture et s’approche de chaque idole et, par moquerie, pour déshonorer les idolâtres ou par colère, il leur demande de manger de cette nourriture que les mécréants ont disposée devant elles pour obtenir leur bénédiction : « Il se glissa auprès de leurs divinités et il dit : ‘Quoi donc ? Vous ne mangez pas ?... Pourquoi ne parlez-vous pas ?’ » (sourate Al-Sâfât (Les rangés) ; 37 : 91 et 92). Les idoles ne donnant pas de réponse, Ibrâhîm (as) leur fracasse les bras et les jambes avec la hache qu’il a apportée : « Il se précipita alors sur elles en les frappant de sa main droite. » (sourate Al-Sâfât (Les rangés) ; 37 : 93). Ibrâhîm (as) fait subir ce traitement à toutes les idoles présentes dans le temple. Ses coups les mettent en pièces : « Il les mit en pièces... » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 58). L’espace central du temple est bientôt jonché de débris d’idoles fracassées.

Pourtant, Ibrâhîm (as) n’assène pas de coup pas la grande idole, il la laisse intacte et dépose la hache sur son épaule : « … à l’exception de la plus grande. » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 58). Quant à savoir si la plus grande statue l’est pour sa dignité auprès des idolâtres ou par sa taille, les deux probabilités ont été avancées. En accomplissant cela, Ibrâhîm (as) poursuit un dessein. Ce dessein est le suivant : détruire à l’avenir l’argumentation de l’ennemi, et le condamner. Voici comment le Coran exprime ce qu’est l’objectif d’Ibrâhîm (as) lorsqu’il préserve la grande idole : « Sans doute, ces gens reviendront-ils vers elle. »[3] (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 58). Bien qu’il soit probable que le pronom ilayhi / اليه se rapporte à la grande idole, ou à Dieu le Très-Haut, la plupart des exégètes considèrent qu’il se rapporte à Ibrâhîm (as). Par conséquent, l’objectif d’Ibrâhîm (as) serait que les gens le poursuivent [afin de l’arrêter], et qu’il puisse discuter avec eux, et ainsi faire apparaître le caractère vain de leurs idoles, ou de le rejoindre dans sa croyance, et abandonner leur hérésie. Après avoir détruit les idoles, Ibrâhîm (as) suspend sa hache au cou de la grande idole et quitte le temple. De retour en ville, les mécréants se trouvent face à cette mise en scène. Ils accusent l’auteur de cet acte d’être un tyran, et se mettent à sa recherche : « Celui qui a fait cela à nos dieux est injuste ! » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 59). Il est possible que le mot min / من, dans ce verset soit un pronom relatif et qu’en fin de compte, eu égard à la teneur du verset, il n’indique pas la recherche de l’auteur des faits. Cependant, avec ce verset : « Nous avons entendu un jeune homme qui les vilipendait, il se nomme Abraham. » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 60) cette éventualité est donc improbable. A la suite de la désignation d’Ibrâhîm (as), il est décidé de le présenter à l’assemblée des mécréants : « Amenez-le sous les yeux des gens pour qu’ils apportent leur témoignage. » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 61). C’est pourquoi ils se lancent à ses trousses : « Les gens vinrent à lui en courant. » (sourate Al-Sâfât (Les rangés) ; 37 : 94). Par le mot hadhâ / هذا dans le verset 63 (de la sourate Al-Anbiyâ’), on comprend que cette assemblée se trouve dans le temple. L’objectif des mécréants, lorsqu’ils font comparaître Ibrâhîm (as) au sein de l’assemblée populaire, est que si quelqu’un l’a vu en train de détruire les idoles, il pourra ainsi témoigner contre lui, ou alors il peut s’agir d’un moyen pour que tous attestent qu’ils ont entendu son discours contre les idoles et forcer ainsi Ibrâhîm (as) à passer aux aveux. Il se peut également que cette assemblée ait servi à montrer au peuple la punition d’Ibrâhîm (as) afin que cela serve de leçon : « pour qu’ils apportent leur témoignage [à propos de son crime]. » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 61). En fin de compte, Ibrâhîm (as) est fait prisonnier et selon une tradition, il est amené auprès de Nemrod. On lui demande : « Est-ce toi, Abraham, qui a fait cela à nos dieux ? » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 62). Ibrâhîm (as) répond : « Non ! C’est le plus grand d’entre eux... » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 63). Puis, il ajoute : « Interrogez-les donc s’ils peuvent parler ! » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 63). Les versets précédents montrent que la réponse d’Ibrâhîm (as) révèle la vérité aux mécréants et achève de les convaincre. Ceux qui, l’instant d’avant, le considéraient comme un tyran, reviennent à eux, recouvrent la raison et leur nature primordiale et déclarent leur opposition à l’injustice que symbolisait leur adoration des idoles, auxquelles ils déclarent : « Vous êtes injustes ! » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 64). C’est une grande victoire. Voici comment le Coran explique la réaction des mécréants après qu’ils soient revenus à cet état intérieur : « Ils firent ensuite volte-face. » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 65). Et là, ils inversent ce qu’ils ont en tête, et bien entendu, ce n’est pas eux-mêmes qu’ils retournent ainsi, c’est leur raisonnement qui se trouve inversé, et c’est ce qui prouve qu’au lieu de confirmer la prétention aussi convaincante soit-elle, ils confirment la prétention de la partie adverse, parce qu’ils y sont contraints, et c’est pourquoi ils disent à Ibrâhîm (as) : « Tu sais bien que ceux-ci ne parlent pas. » Et ainsi, ils confirment l’incapacité des idoles. Certains autres expliquent ce verset en expliquant que les mécréants sont restés stupéfaits face à Ibrâhîm (as), puis la honte leur fait baisser la tête, et c’est ainsi qu’ils s’opposent à eux-mêmes : « Ils firent ensuite volte-face. ». Selon un autre avis, ce passage indique que les mécréants, réalisant la vérité, se livrent avec Ibrâhîm (as) à une vaine dispute. Considérant l’incapacité des idoles à converser, ils prennent la parole d’Ibrâhîm (as) comme une dénégation parce qu’il a détruit les idoles, et annoncent par là-même sa culpabilité. Cependant, certains donnent un autre sens à cette phrase des mécréants : « Tu sais que les idoles sont toujours muettes, et qu’elles ne brisent jamais le silence. » Par conséquent, leur parole constitue un argument en faveur des idoles, et leur permet de nier leur faiblesse et leur défaite. Ibrâhîm (as), se référant à leur objection, se met à exposer le caractère vain de l’idolâtrie, disant que si elles ne parlent pas, c’est parce qu’elles ne savent rien, qu’elles sont incapables d’agir et qu’elles ne peuvent leur occasionner ni profit ni dommage ; aussi, leur adoration est absurde : « Vous adorez donc, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous être utile en quoi que ce soit, ni vous nuire ? » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 66). Là, il déclare son aversion pour les idolâtres et pour leurs idoles et les blâme : « Honte à vous et à ce que vous adorez en dehors de Dieu ! Ne comprenez-vous pas ? » (sourate Al-Anbiyâ’ (Les prophètes) ; 21 : 67).

 

Dialogue entre Nemrod, Âzar et la mère d’Ibrâhîm (as)

 

On trouve dans un hadith qu’il est dit à Nemrod : « Ibrâhîm (as), le fils d’Âzar, a détruit les idoles. » Nemrod fait mander Âzar et lui dit : « Tu m’as trahi, tu m’avais caché l’existence de ce fils[4]. » Âzar répond : « Ô roi ! Ce n’est pas de ma faute, c’est sa mère qui l’a dissimulé, qui l’a protégé. Elle prétend qu’il a raison. » Nemrod ordonne que l’on fasse venir la mère d’Ibrâhîm (as), il lui dit alors : « Pourquoi nous as-tu caché l’existence de ce fils qui a fait cela à nos dieux ? » La mère d’Ibrâhîm (as) répond : « Ô roi ! J’ai vu que tu fais tuer tes propres sujets, ton propre peuple, et que tu mets leur lignée en danger, alors je me suis dit que je protègerais ce fils afin de préserver sa descendance. Si ce fils est ainsi (s’il est responsable du reversement de ton sultanat), je te le livre afin qu’il soit tué, et qu’il soit mis un terme au fait de tuer les enfants des gens. Et si ce n’est pas lui, qu’un fils au moins me soit laissé. Maintenant, s’il est établi pour toi que ce fils est le responsable, il t’appartient de faire de lui ce que tu veux. » Nemrod accepte les propos de la mère d’Ibrâhîm (as) et la libère. Ensuite, il s’entretient personnellement avec Ibrâhîm (as) au sujet de la destruction des idoles. Lorsqu’Ibrâhîm (as) dit : « C’est la grande idole qui a détruit les idoles », Nemrod, au lieu d’accepter ce puissant argument, préfère discuter avec sa cour au sujet de la peine à infliger à Ibrâhîm (as). Les gens de sa cour disent alors : « Brûle Ibrâhîm (as) et ainsi aide tes dieux. » (Bihâr, Vol. 12, p. 32).

 



[1] Abraham (as). (Les notes sont du traducteur et les traductions des passages du Coran de Denise Masson).

[2] Le père d’Ibrâhîm (as), un personnage important à la cour de Nemrod.

[3] Se retourneront-ils contre elle…

[4] Nemrod, comme Hérode, a été prévenu qu’un nouveau-né le renverserait, et s’est mis en tête de tuer les enfants mâles…

 

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