Son Excellence Fâtima Zahrâ (as)

Naissance

 

La quatrième année de la mission du Noble Prophète (s), Dieu lui fit un présent paradisiaque. Il offrit à l’Envoyé de Dieu un cadeau rare en la personne d’une fille au travers de laquelle allait prospérer sa descendance pure. Certaines prémisses étaient nécessaires à la réception de ce cadeau. C’est pourquoi Dieu avait fait des recommandations afin que l’Envoyé de Dieu et Khadîja (as) soient prêts. Puis, le 20 du mois de Jamâdî al-Thânî de la cinquième année de la mission, à Makka, la terre du monothéisme, Fâtima (as) naquit et illumina le monde par la lumière de son existence. Son aspect était celui des mortels, or elle était meilleure qu’un ange car elle avait été créée de lumière et exhalait l’odeur du paradis. Fâtima (as) possède bien des noms dont chacun revêt un sens, une signification élevée et céleste : Al-Batûl (La vierge), Al-Tâhira (Celle qui est pure), Al-Mansûra (Celle qui reçoit la victoire de la part de Dieu), Al-‘Alîma (Celle qui est savante), Al-Fâdhila (Celle qui est vertueuse)…

 

Hautes qualités

 

Fâtima (as) grandit dans la maison de l’Envoyé de Dieu (s) et par les efforts suivis qui étaient les siens, bénéficiant de l’éducation du Vénéré Prophète, atteignit de hauts degrés spirituels, au point que plusieurs versets du Saint Coran descendirent afin de faire son éloge. L’Envoyé de Dieu, qui consacra un soin particulier à l’éducation de sa chère fille l’encourageait, lorsque les circonstances s’y prêtaient, à faire peu de cas de ce monde, à la politesse, à l’abnégation, au respect du voile, etc. Lui prodiguant divers conseils, lui donnant espoir en la grâce divine, tout en ayant soin de pratiquer la mention et la louange de Dieu, il se consacrait à son éducation. Maintes fois, le Noble Prophète évoqua dans ses discours à l’attention des musulmans le degré et la position élevée de Fâtima, disant : « Fâtima est la cause de la création des cieux, et les anges se trouvent à son service. Ne la tourmentez pas car son tourment est mon tourment. Ma Fâtima fait partie des gens du paradis et intercèdera pour ses partisans au jour de la résurrection. » Les hautes qualités et les vertus de Fâtima (as) sont innombrables. Elle était une savante en avance sur toutes les femmes, et ce dans tous les domaines de la vie. La sphère de sa prééminence regardant la foi, l’adoration, l’ascétisme, le hijab… englobait tout le monde. Du point de vue de l’attitude envers l’époux, de la grande générosité, de la dépense en aumônes, de la compassion, de la justice, etc., elle dépassa tout le monde au point d’atteindre le rang de meilleure des femmes du monde, prenant le surnom de « maîtresse des femmes ». Par ses mains bénies, de nombreux miracles se produisirent et elle fut la première comme la dernière à se désaltérer à la source du savoir.

 

L’amour du Prophète (s) pour Son Excellence Fâtima (as)

 

Fâtima (as) obtint une position si élevée dans le cœur du Noble Prophète (s) que l’amour, l’attachement de l’Envoyé de Dieu envers elle était connu de tout un chacun. L’Envoyé de Dieu conçut des expressions particulièrement éminentes et subtiles à l’égard de ce joyau débordant d’intelligence. Elle grandit dans un environnement parsemé de difficultés et de problèmes nombreux, elle n’avait pas plus d’un ou deux ans lorsqu’avec son père, ils furent rejetés par les idolâtres et durent se réfugier dans un défilé aride appartenant à Abû Tâleb. Vers l’âge de cinq ans, lorsqu’elle fut délivrée de ce blocus, elle perdit son aimable mère. A huit ans, elle fut contrainte d’émigrer à Madina, or en dépit de tous ces troubles, lorsqu’elle fut pubère, elle avait tant progressé dans l’acquisition des connaissances divines que les grands parmi les Arabes n’avaient plus d’yeux que pour elle. Elle eut quantité de prétendants proposant de lourdes dots, désirant la fierté de devenir l’époux de Fâtima (as). Cependant, l’Envoyé de Dieu leur répondait : « C’est Dieu qui ordonne le mariage de ma fille Fâtima. »

 

Le mariage

 

En fin de compte, l’Imâm ‘Alî (as), le seul capable à assumer le fait d’être l’époux de Fâtima (as), le seul à se trouver comme elle, vint la demander en mariage. L’Envoyé de Dieu accéda à sa demande, à la fois avec la permission de Dieu et la satisfaction de Fâtima. La dot de Fâtima fut fixée. Après l’alliance céleste et les félicitations venues du paradis, cette alliance heureuse fut annoncée à l’ensemble des musulmans de Médine et l’Envoyé de Dieu prononça la formule du mariage. Un mois environ s’écoula afin que le nécessaire au mariage soit réuni. Après le banquet, Fâtima se rendit dans la maison du destin accompagnée d’une dot de peu de valeur, d’un trousseau très simple. L’Envoyé de Dieu exposa aux époux l’usage particulier à mettre en œuvre lors de la nuit de noces et leur fit les recommandations nécessaires avant de quitter leur logis. Le lendemain matin, il se rendit chez eux, s’enquit à propos de leur état et fit une invocation pour eux. Le quatrième jour, il arrangea à leur intention un organigramme particulier, partageant les tâches, de sorte à ce qu’ils débutent leur heureux mariage avec entraide et compréhension. L’Envoyé de Dieu (s) les surveilla constamment, il les engageait à se respecter mutuellement.

 

Les enfants

 

Fâtima Zahrâ et l’Emir des croyants (as) furent des époux qui jamais au cours de leur vie ne pensèrent au luxe et à l’amour de ce monde, ils s’entraidaient l’un l’autre sur la voie de Dieu, dans une sérénité parfaite, et jamais le plus petit désaccord n’intervint entre eux. Dieu leur offrit deux fils : l’Imâm Hasan al-Mojatabâ (as) et l’Imâm Hosayn (as), ainsi que deux filles : Zaynab et Omm Kolthûm.

 

L’amour du Prophète (s) pour les enfants de Fâtima (as)

 

Le Noble Envoyé (s) aimait énormément les enfants de Fâtima, ils les considéraient comme les siens propres. Il disait : « Le feu de l’enfer est interdit aux enfants de Fâtima. » A diverses occasions, il recommanda aux musulmans d’éprouver du respect à leur égard, et de les servir, c’est pourquoi Fâtima et ses enfants (as) furent particulièrement honorés du vivant de l’Envoyé de Dieu (s). Cependant, Son Excellence annonçait de manière répétée qu’ils allaient faire l’objet de nombreux tourments une fois qu’il serait parti, il s’en montrait fâché et plaignait l’Emir des croyants ainsi que Fâtima Zahrâ (as). Au bout de neuf années à peine, la main pleine de tendresse de l’Envoyé de Dieu cessa de les couvrir et son ombre protectrice quitta ce monde.

 

Le deuil du père

 

Fâtima Zahrâ (as) fut particulièrement attristée par le deuil de son père, elle pleurait sa mémoire jour et nuit. Dans le même temps, survint la question de l’usurpation du califat qui fut le fait d’une ligue. Afin de stabiliser leur califat, et en dépit des recommandations strictes de l’Envoyé de Dieu concernant sa fille, les usurpateurs déferlèrent sur la maison de Fâtima (as). Ils tourmentèrent sa main à l’aide d’un fouet et enfoncèrent son flanc, elle qui s’était levée pour défendre le sanctuaire de la Wilâyat… Ils mirent des chaînes au cou du Lion de Dieu et le traînèrent jusqu’à la mosquée.

 

La persécution de Fâtima (as), suite à la mort du Prophète (s)

 

Cependant, après ces crimes épouvantables qui causèrent la perte de l’enfant qu’elle portait en son sein, Fâtima (as) ne renonça pas à son dévouement, à son soutien. Elle se rendit à la mosquée, à la suite de l’Emir des croyants (as), et usant de son prestige et de sa personnalité, sauva ‘Alî (as) des mains des spoliateurs. Revenue à la maison, malade, elle s’alita. Les usurpateurs du droit de l’Emir des croyants et de Zahrâ (as) ne s’en tinrent pas là, ils les privèrent de Fadak, qui appartenait de droit à Son Excellence Zahrâ, afin de les déposséder également des biens de ce monde…

 

Le discours de Fadak

 

Concernant ce fait, Fâtima (as) rencontra à maintes reprises Abû Bakr et ‘Omar ibn Khattâb. L’Emir des croyants écrivit une lettre sévère à Abû Bakr, prouvant le droit incontestable de Fâtima. En sus, Fâtima prononça le discours historique de Fadak en présence de la plupart des musulmans et déshonora ceux qui prétendaient au califat de manière mensongère. Pourtant, poursuivant leur but et continuant de piétiner ces opprimés de l’histoire, ils s’abstinrent de leur payer leur droit. De plus, ils soulevèrent l’opinion publique contre eux et agissant de façon particulièrement révoltante à l’égard de l’Emir des croyants et de Fâtima Zahrâ (as), ils dévoilèrent leurs terribles intentions. Cependant, l’Emir des croyants et Fâtima Zahrâ (as) sortirent la tête haute, et avec honneur, de cette lourde épreuve divine. Pour la continuité de l’islam, ils firent face à tous ces tourments, à cette tyrannie, renonçant à leurs droits incontestables. Lorsque l’Emir des croyants (as) obtint le califat, il ne fit même pas cas de Fadak, qui représentait pourtant un capital énorme. La propriété de Fadak fut pillée au cours de l’histoire. Quoi qu’il en soit, Fâtima (as) voyait son chagrin augmenter chaque jour, son état allant en s’aggravant. Tous les musulmans étaient mécontents de ces événements. Les femmes de Médine vinrent lui rendre visite tandis qu’elle était malade. Fâtima leur fit un discours, leur demandant pourquoi leurs époux ne venaient-ils pas en aide à l’Emir des croyants ?

 

Au seuil du martyr

 

Fâtima (as) achevait ses derniers jours. Elle était particulièrement en colère contre Abû Bakr et ‘Omar. Or pensant que la colère ne Fâtima n’était pas bonne pour leur pouvoir, ils vinrent dans le but de se rendre à son chevet afin d’obtenir sa satisfaction. Fâtima Zahrâ (as) refusa à prime abord, alors après plusieurs tentatives, ils prirent l’Emir des croyants (as) comme intermédiaire et finalement, parvinrent à son chevet après avoir beaucoup insisté. C’est lors de cette rencontre que Fâtima (as) leur déclara officiellement son désaccord. Peu à peu, Fâtima (as) s’approcha du seuil du martyr. Elle ordonna qu’on lui construise une bière et fit son testament à l’Emir des croyants (as).

 

Le martyr et la mise en terre

 

Au soir d’un jour de tristesse, son esprit pur s’émancipa de ce monde et parvint au degré sublime du martyr. La nouvelle de son martyr se répandit rapidement parmi les gens et Médine s’emplit de deuil et de larmes. Un flot des gens vint du côté de leur petite maison afin de présenter leurs condoléances à l’Emir des croyants et aux jeunes enfants de Fâtima (as). Le soleil se coucha peu à peu. Les gens se dispersèrent et ‘Alî (as) resta seul. C’était la nuit ; il se prépara à laver le corps et à l’enterrer. Il lava le corps offensé, dans un torrent de larmes, il le mit en bière et avec l’aide d’un petit groupe de fidèles parmi ses partisans, il accomplit la prière sur la défunte. Il ensevelit enfin le corps inanimé de Fâtima dans un lieu secret, loin des regards. Après cela, les mains vides et la poitrine brûlante de douleur, il se tourna du côté de la sainte tombe de l’Envoyé de Dieu (s) et lui présenta ses condoléances par des paroles de compassion. Le matin, les musulmans se réunirent, n’ayant pas de nouvelles à propos de l’ensevelissement de Fâtima (as). Lorsqu’ils apprirent la mise en terre de Zahrâ (as), ils eurent le toupet de vouloir l’exhumer ! Or soudain, le rugissement du Lion de Dieu écrasa les âmes dans les poitrines et ils renoncèrent à leur projet.

 

La tombe de Son Excellence Zahrâ (as) est restée secrète

 

La sainte tombe de Fâtima (as) doit rester cachée jusqu’au jour de la résurrection, jusqu’au soulèvement de son fils bien-aimé, l’Imâm Mahdî (as), c’est là une preuve vivante de l’oppression qui a touché cette Dame, une attestation de la tyrannie de ses assassins. Cependant, les rapporteurs de hadiths cherchèrent des indices au gré des paroles des Imâms purifiés (as) et des pages de l’histoire, désirant identifier le lieu de la sainte sépulture de cette Dame martyre, or selon un avis proche de la certitude; il s’avère qu’ils l’auraient localisée dans sa propre demeure. Les hadiths venant de Fâtima Zahrâ (as) et offerts au monde musulman constituent le plus bel héritage légués par Son Excellence à l’histoire.

La Mecque.

Médine.

Surnom de ‘Alî (as).

Il s’agissait apparemment d’une région contenant plusieurs villages et ayant une belle production agricole, qui représentait un revenu substantiel.

 

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