Le trousseau de Fâtima (as)

Il était convenu que l’Emir des croyants, ‘Alî (as) vende sa cotte de mailles et procure un trousseau à Fâtima (as). ‘Alî (as) dit : « Je vendis ma cotte de mailles et déposa sur le sol le produit de la vente en présence de l’Envoyé de Dieu (s). Son Excellence ne me demanda pas combien cela faisait, aussi, je ne lui en ai pas donné le montant. Son Excellence en préleva une poignée, la donna à Bilâl et lui dit : « Trouve du parfum pour Fâtima. » Là, il remplit ses deux mains d’argent, le donna à l’un de ses compagnons (dans certains livres le nom d’Abû Bakr est avancé ; or, il est douteux qu’il s’agisse là du premier calife) – et dit : « Achète pour Fâtima ce qui est nécessaire en matière d’ustensiles pour la maison et de vêtements. » ‘Ammar Yâsir et quelques compagnons se rendirent au bazar et achetèrent le nécessaire… » Puis l’Imâm dit : « Après la cérémonie du mariage, un mois passa durant lequel je priais derrière Son Excellence sans dire quoi que ce soit à propos des noces de Fâtima (as). Les femmes dirent : « Ne veux-tu pas demander à l’Envoyer de Dieu (s) la permission d’emmener Fâtima chez toi ? » Je dis : « Demandez-lui, vous ! » Omm Ayman dit : « Ô Envoyé de Dieu (s), si Khadija était vivante, elle se réjouirait du mariage de Fâtima, ‘Alî veut sa femme, fais s’éclairer par son époux les yeux de Fâtima et mets fin à leur séparation. En sus, réjouis-nous en accomplissant cela. » Son Excellence dit : « Comment se fait-il que ‘Alî ne me réclame pas – lui-même – sa femme ? J’attendais qu’il vienne et expose lui-même cette requête. » L’Emir des croyants (as) dit (c’est comme si cette conversation entre ‘Alî (as) et l’Envoyé de Dieu (s) intervenait à une autre occasion et dans un autre lieu) : « J’ai dit : « Ô Envoyé de Dieu (s), ma pudeur m’en empêchait. » Son Excellence dit : « Y a-t-il quelqu’une parmi les femmes ? » Omm Salama dit : « Moi, Omm Salama, Zaynab (la fille du Prophète), une telle et une telle… » Il dit : « Préparez une chambre de ma maison pour ma fille et le fils de mon oncle. » Elles dirent : « Quelle chambre ô Envoyé de Dieu (s) ? » Il dit : « La tienne. » Ensuite il ordonna aux femmes de déménager Fâtima et de faire le nécessaire. Omm Salama dit : « J’ai dit à Fâtima : « As-tu du parfum à te mettre ? » Elle dit : « Oui. » Elle apporta un flacon, en versa dans ma main. Je n’avais jamais vu un tel parfum. Je dis : « D’où vient ce parfum ? » Elle dit : « De Dahiya Kalbî (Dahiya Kalbî était l’un des compagnons de l’Envoyé de Dieu (s) et il arrivait que Jabra’îl se mette au service de l’Envoyé de Dieu (s) sous son apparence). Il arrivait parfois qu’il vienne auprès de l’Envoyé de Dieu (s), mon père me faisait venir et me disait : « Fâtima, apporte un coussin et étends-le pour ton oncle. » Je l’étendais et Dahiya s’y appuyait pour s’asseoir. Lorsqu’il se levait, quelque chose coulait de son vêtement et mon père me disait de le ranger. Or, ces petits morceaux sont ce parfum que tu sens à présent (plus tard, ‘Alî (as) interrogea l’Envoyé de Dieu (s) à propos de ce parfum. Son Excellence répondit : « Ô ‘Alî ! Cette personne qui venait chez nous, c’était Jabra’îl. Il prenait le visage et la forme de Dahiya, mais ce n’était pas Dahiya, et ce qui tombait de son vêtement, c’était de l’ambre qui coulait de ses ailes »). Continuant de raconter le mariage, ‘Alî (as) dit : « Là, l’Envoyé de Dieu (s) me dit : « Prépare un bon repas, une nourriture qui convient – en tant que festin – au nom de ta famille. Nous fournissons la viande et le pain – au titre de famille de la vierge -, et toi les dattes et l’huile. » J’achetais alors des dattes et de l’huile, l’Envoyé de Dieu (s) remonta ses manches, immergea les dattes dans l’huile… Il nous fit parvenir un mouton gras, que nous avons sacrifié, nous donna beaucoup de pain, et dit après cela : « Ô ‘Alî ! Invite qui tu veux pour le banquet. » Je suis allé à la mosquée. La mosquée était pleine de gens. J’ai eu honte d’inviter une partie des gens au banquet et de ne pas inviter l’autre partie (les gens qui ne se trouvaient pas à la mosquée), alors je suis monté sur une hauteur et ai crié d’une voix forte : « Venez au banquet de Fâtima ! » Tant de gens sont venus que j’ai craint qu’il n’y ait pas assez à manger. L’Envoyé de Dieu (s) dit : « Ô ‘Alî ! Je demande à Dieu de bénir ta nourriture. » Tous eurent à manger, à boire et demandèrent à Dieu de me bénir… Son Excellence l’Envoyé (s) fit porter des bols de cette nourriture aux logis de ses épouses. Il préleva un autre bol et dit : « Celui-ci est pour Fâtima et son époux. » Lorsque vint le moment du ‘Asr, l’Envoyé de Dieu (s) dit - à Omm Salama - : « Ô Omm Salama, amène-moi Fâtima. » (Omm Salama poursuit :) « Je suis allée quérir Fâtima (as). Sadiqa Tâhira transpirait du fait de l’excès de pudeur, ses jambes tremblaient, elle tomba. Son Excellence dit : « Que Dieu te pardonne ton trébuchement dans ce monde et dans l’autre. » Fâtima Zahrâ (as) se tint debout en présence de l’Envoyé de Dieu (s), Son Excellence la découvrit afin que ‘Alî (as) puisse la voir, il mit alors la main de Fâtima dans la main de ‘Alî (as) et dit : « Ô ‘Alî (as), que la fille de l’Envoyé de Dieu (as) soit une bénédiction pour toi, Fâtima est pour toi préférable à toute autre femme. Ô Fâtima, ‘Alî est pour toi préférable à tout autre époux. Allez dans votre logis. »… Ensuite, le Prophète les quitta et, passant le pas de la porte, dit : « Dieu vous a bénis et Il a béni votre descendance, je suis en paix avec celui qui est en paix avec vous deux et je suis l’ennemi de celui qui est votre ennemi à tous deux. Je vous ai confiés à Dieu et ait fait de Lui votre gardien. » Ensuite, ‘Alî (as) dit : « Après cet événement, l’Envoyé de Dieu (s) ne vint pas nous rendre visite trois jours durant. Le quatrième jour, il vint nous voir, et lorsqu’il vit dans notre maison Asmâ’, la fille de ‘Omays, il lui dit : « Pourquoi es-tu installée ici alors qu’un homme (non mahram) se trouve en présence ? » Asmâ’ dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! La raison de mon installation ici est que lorsque les jeunes filles se marient, elles ont besoin d’une femme de compagnie afin de compenser leurs besoins, alors je suis restée ici afin de compenser les besoins de Fâtima (as). » Son Excellence (s) dit : « Ô Asmâ’, s’il en est ainsi, que Dieu compenses tes besoins dans ce monde et dans l’autre (Le fait qu’Asmâ’ reste dans la maison se passa ainsi : lorsque vint la nuit de noces de Fâtima (as), le Prophète (s) ordonna que toutes les femmes sortent, or Asmâ’ ne sortit pas, cela en raison de la promesse qu’elle avait faite à Khadija (a) au moment de sa mort – elle avait promis de rester auprès de Fâtima (as) en cas de besoin, lors de la nuit de noces ou autre). »

Chez les Arabes, il est courant de désigner par oncle tout aîné à l’égard d’un enfant.

L’un des surnoms bénis de Fâtima Zahrâ (as).

 

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