L’annonce de la venue du Prophète par Jésus (as) (4)

Certains commentateurs ont cru déceler dans l’expression « les incultes » (al-unmiyyîn) une allusion aux Grecs, et ont interprété le verset dans ce sens qu’un prophète allait être suscité parmi eux. Or nous savons que bien des siècles avant la venue de Jésus (as), les Grecs possédaient déjà la sagesse et la science, et avaient produit des grands maîtres comme Anaxagore, Parménide, Zénon, Pythagore, Socrate, Platon et Aristote, etc.

 

Descente du mont Pârân (Fârân)

 

Dans un autre verset, il est fait mention de la révélation d’une Loi à Moïse (as), de la descente (révélation) de la Torah sur le mont Sinaï, de la descente de l’Évangile sur Sa‘îr et de la descente du Coran sur le mont Paran (Fârân en arabe). Il y est dit : « Or voici la bénédiction dont Moïse, homme de Dieu, bénit les enfants d'Israël avant sa mort. 2 : Il dit donc: « L'Éternel est venu de Sinaï, et s'est levé sur eux de Séir ; il a resplendi de la montagne de Paran … » (Deutéronome ; 33). En examinant la partie de l’Ancien Testament où est rapportée l’information selon laquelle Ismâ’îl s’était installé à Paran (Genèse ; 21: 21), il ne fait aucun doute qu’Ismâ’îl (Ismaël) habitait bien à La Mecque. Par conséquent, le mont Faran est cette montagne même où se trouve la grotte de Hirâ où le Prophète de l’islam (s) reçut la révélation.

« Dieu fut avec lui, il grandit et demeura au désert, et il devint un tireur d’arc. Il demeura au désert de Paran et sa mère lui choisit une femme du pays d’Egypte. » (Genèse ; 21: 20 et 21: 21)

 

Un prophète du nom de Mad Mad, ou Tab Tab

 

Dans le livre de la Genèse, là où le prophète Ibrâhîm demande à Dieu de garder son enfant Ismâ’îl, on peut lire ceci : « Mais Dieu lui dit : Ne te chagrine pas à cause du petit et de ta servante, tout ce que Sara te demande, accorde-le, car c’est par Isaac qu’une descendance perpétuera ton nom, mais du fils de la servante je ferai aussi une grande nation car il est de ta race. » (Genèse ; 21:12 et 21:13) « De lui naîtront Mad Mad et douze chefs, et Je susciterai de lui une communauté immense[1]. » Les hébraïsants et les spécialistes du syriaque pensent que « Mad Mad » dans la langue hébraïque et « Tâb Tâb » en syriaque signifient Mohammad. Quant aux douze chefs, il s’agit d’une allusion aux douze Imâms impeccables (as) qui, après le Prophète (s), allaient diriger la communauté des croyants.

 

La tradition rapportée du prophète David (as)

 

Selon ce que rapporte l’Ancien Testament dans les chants de David appelés Psaumes, il est question des qualités d’une personne qui est destinée à faire son apparition dans l’avenir. Les docteurs chrétiens se sont naturellement efforcés d’interpréter ces qualités comme étant celles de Jésus (as). Or, en examinant de près ces qualités et en les comparant aux qualités reconnues du Noble Prophète de l’islam (s), on peut parvenir à mettre en évidence une grande analogie entre elles. Cette correspondance autorise tout chercheur à tirer la conclusion qu’il ne fait pas de doute qu'il semble que le prophète David y annonce clairement l’avènement futur du prophète de l’islam. Le texte de l’Ancien Testament est le suivant :

« Des paroles pleines de charme bouillonnent dans mon cœur. Je dis : Mon œuvre est pour le roi! Que ma langue soit comme la plume d’un habile écrivain ! Tu es le plus beau des fils de l’homme, la grâce est répandue sur tes lèvres : C'est pourquoi Dieu t’a béni pour toujours (autre traduction : pour l’éternité des éternités). Vaillant guerrier, ceins ton épée, - Ta parure et ta gloire, Oui, ta gloire ! - Sois vainqueur, monte sur ton char, défends la vérité, la douceur et la justice, Et que ta droite se signale par de merveilleux exploits ! Tes flèches sont aiguës ; des peuples tomberont sous toi; Elles perceront le cœur des ennemis du roi. » (Psaume ; 45 : 1 à 45 : 5, traduction de Louis Segond, 1910).

Comme il ressort de cette citation des Psaumes, les qualités comme celles d’être le « plus beau des fils de l’homme » et l’homme « béni pour toujours », et d’être qualifié des qualités telles la douceur, la véridicité, et la justice, d’être honoré pour toujours, ces qualités disons-nous, ainsi que celle de porter l’épée, de combattre pour Dieu, etc., font partie des qualités qui, au moins celles concernant la droiture pour l’éternité, ne peuvent pas s’appliquer à Jésus (as) et ce d’autant plus que les chrétiens eux-mêmes affirment que dans la loi de Jésus, il n’est nullement question d’épée ni de combat pour Dieu. Ils qualifient Jésus (as) d’homme de la paix et de la concorde. Par conséquent, ils seraient en contradiction avec eux-mêmes s’ils soutenaient que Jésus était un homme de guerre.

En outre, les sources musulmanes font beaucoup état de la qualité de beauté physique du Prophète (s), et évoquent en particulier la beauté de son visage (ahsanu al-wajh). Ils mettent également l’accent sur son éloquence et sa force physique et morale.

De même, au sujet de la communauté du Prophète de l’islam (s), le Coran dit : « Vous êtes la meilleure communauté suscitée pour les hommes … » (sourate Al-i ‘Imrân (La famille d’Imrân) ; verset 3 : 110).

Or cela est en conformité avec la prédiction du passage de l’Ancien Testament examiné.

 

Les qualités du Prophète de l’islam dans la Torah

 

Dans une tradition de l’Imâm 'Alî (as), il est dit : « Un homme de religion juive était venu réclamer au Prophète quelques dinars qu’il lui avait prêtés. Le Prophète (s) demanda un délai de quelques jours afin de rassembler la somme due. Le juif répondit : « Tant que tu ne me donneras pas mes dinars, je ne te quitterai pas. » Le Prophète lui dit : « Tant que cela te plaira d’être avec moi, je resterai en ta compagnie. » Le Prophète s’assit alors auprès de lui. Et ainsi ce fut en présence de ce créancier que furent accomplies les prières du midi, de l’après-midi, du coucher du soleil et de la nuit et même de la prière de l’aube. Les compagnons de l’Envoyé de Dieu, voyant cela, pensèrent que ce juif ne manquait pas d’impertinence et pensèrent à lui infliger une punition. Le Prophète leur interdit toute action de ce genre. Ils lui dirent en le contrariant : « Un seul juif suffit pour vous retenir … » Il leur répondit : « Dieu, exalté soit-Il, ne m’a pas envoyé pour que je me comporte avec iniquité ni envers les alliés ni envers ceux avec qui nous n’avons pas contracté d’alliance. »

Quand le soleil parvint à son zénith, et alors que le Prophète était encore à sa disposition, le juif prononça devant lui les deux professions de foi de l’islam[2] et se fit musulman.

Il renonça publiquement à son argent et dit : « J’en jure par Dieu, je n’ai agi de la façon dont j’ai agi que pour la seule raison que je voulais savoir si votre comportement était compatible avec ce que j’ai lu à votre sujet dans la Bible ou non. Car j’y ai lu : « Mohammad ibn Abdullah naîtra à La Mecque. Il émigrera de La Mecque à Médine. Il ne sera ni de mauvais caractère, ni doté d’un cœur dur, ni de mauvaises habitudes, ni parlant à voix haute, ni ne prononcera de mots grossiers. » Je témoigne à présent de l’unicité de Dieu et de la réalité de ta prophétie et de ta mission[3]. »

 

L’annonce concernant La Mecque

 

Dans une des prédictions du livre du prophète Isaïe concernant La Mecque, on peut lire : « Réjouis-toi, stérile ! Toi qui n’enfantes plus ! Fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n'as plus de douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux Que les fils de celle qui est mariée, dit l'Éternel. Élargis l’espace de ta tente ; Qu’on déploie les couvertures de ta demeure : Ne retiens pas ! Allonge tes cordages, Et affermis tes pieux ! Car tu te répandras à droite et à gauche ; Ta postérité envahira des nations, Et peuplera des villes désertes... » (Esaïe ; 54 :1 à 54 : 3, traduction de Louis Segond).

Il n’y a pas de doute que la ville en question ici est La Mecque, parce que les « enfants de la délaissée » sont les descendants d’Ismaël, puisque « la délaissée » est Agar (Hâjir) sa mère qui fut abandonnée dans le désert par Abraham sur ordre de Dieu. Agar campa avec son fils à La Mecque. Par conséquent, en tenant compte du fait qu’après Ismaël (as), aucun de ses enfants et descendants, excepté le Noble Prophète de l’islam, n’a reçu de mission prophétique, il s’ensuit que le sens de cette prédiction d’Isaïe est celui d’une bonne annonce de la venue de Prophète. Et cela d’autant plus que les détails concernant cette cité (de La Mecque), son expansion et son occupation par les tribus alentour, ne seront réalisées que bien plus tard après Esaïe, et plus précisément après l’avènement de l’islam pour ce qui concerne sa célébrité.

 

Le Prophète de la nation arabe

 

Dans un des livres de l’Ancien Testament, il est question d’un peuple et d’un prophète qui ne font pas partie ni des enfants d’Israël ou des juifs. D’après ce livre, ce peuple non juif ne connaissait pas Dieu, et ne soumettait pas à ses commandements. : « Ceux qui Me voulaient M’ont cherché, et ceux qui ne M’ont pas cherché M’ont trouvé. Et j’ai dit au peuple qui ne s’est pas nommé de Mon nom : Je t’écoute, je t’écoute ! » Dans la suite, on apprend que parmi les défauts de ce peuple, il y a la rébellion à l’égard des ordres de Dieu, et le fait que ce peuple vivait dans des habitations insalubres ; ce qui montre le degré inférieur aux yeux de Dieu de ce peuple par rapport aux Israélites. Si ce peuple était lui-même juif, la supériorité des israélites sur eux (dont il est fait cas ici), n’aurait pas eu de sens.

 

La Bonne Nouvelle apportée par Jésus (as) et annonçant la venue du Prophète de l’islam (s) et du Mahdî ('aj)

 

L’annonce de la prophétie du Noble Prophète de l’islam dans le Nouveau Testament :

Dans l’Évangile de Jean, il est fait mention à trois reprises du nom de Paraclet. Depuis quelques années, ce nom ne figure plus dans certaines traductions nouvelles et est remplacé par le nom Consolateur. L’expression en syriaque est la suivante : « In ayman dâtî Pâraqlit hûd anâ shâdrûn laslakhûn.. » Dans les évangiles traduits en persan, cette expression est traduite ainsi : « Je demanderai à mon père, et Il vous donnera un autre consolateur. Et il restera avec vous à jamais. »

Dans le même Évangile de Jean, on peut lire ceci :

« Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean ; 14 : 26)

Au chapitre 16 de ce même Évangile de Jean, on peut lire :

« Quand le Consolateur, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Celui-ci me glorifiera, parce qu’il recevra de ce qui est à moi, et il vous l’annoncera. Tout ce que le Père a, est à moi. C'est pourquoi j’ai dit qu’il recevra ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père. » (Chapitre 16 ; versets 14 à 16)

« Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. » (Jean ; 16:7)

Nous voyons ici que la venue du Paraclet est conditionnée par le départ préalable de Jésus (as), s’il ne s’en va pas, le Paraclet ne pourra pas le remplacer, lui succéder.

« Cependant je vous dis la vérité: il vous est bon que je m’en aille ; car, si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement : au sujet du péché, parce qu’ils n'ont pas cru en moi ; Au sujet de la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus; au sujet du jugement, parce que le Prince de ce monde est déjà jugé. J’ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les porter à présent. Quand le Consolateur, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Celui-ci me glorifiera, parce qu’il recevra de ce qui est à moi, et il vous l’annoncera. » (Jean ; 16 : 8 à 14)

Il importe de signaler ici que dans le texte en syriaque qui a été traduit de l’original grec, c’est le mot Paraclita qui apparait à la place de consolateur.

Nous ne sommes pas qualifiés pour discuter de la différence entre les formes grecques de periclytos (le loué, Muhammad en arabe) et paracletos (traduit en français par Le Paraclet). Le fait que le texte syriaque témoigne de ce sens est suffisant pour notre exposé, car il ne peut pas avoir moins d’autorité que le texte en grec.

Lorsque les responsables de l’Eglise se sont aperçus que la diffusion de la traduction par le mot « Paraclet » servait la vérité coranique, ils ont décidé de tout faire pour en annuler l’effet. Mais il suffit à n’importe quelle personne honnêtement motivée de se référer, dans les bibliothèques, aux anciennes traductions pour retrouver le terme de Paraclet. Nous parlons des traductions françaises que nous connaissons. Ils ont d’abord transcrit paracletos à la place de periclitos, puis ont fait carrément disparaître l’occurrence de ces deux formes dans les éditions nouvelles de la Bible pour les remplacer par Consolateur. Mais cela n’empêche pas que Jésus (as) a bien fait l’annonce de la venue d’un grand prophète après lui, qu’il soit qualifié de « consolateur » ou de « digne de louange ».



[1] Nous n’avons pas trouvé trace de cela dans les éditions de la Bible publiée sur internet. Nous sommes en présence sans doute d’un texte qui circulait à l’époque de l’Imâm Rezâ (VIIIe et IXe siècle) et qui a disparu, sachant que certains points, la Bible n’a été fixée définitivement qu’au début du XVe siècle.

[2] Il s’agit de reconnaitre qu’il n’y a qu’un Dieu unique, et que Mohammad est Son Envoyé.

[3] Cette tradition montre que les textes de la Bible en circulation alors étaient variables. Il peut s’agir d’un texte de la tradition non inclus dans la Bible.

 

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