L’initiation d’Adam aux noms de la part de Dieu (4)

Le secret pour lequel les Noms n’ont pas été enseignés aux anges

 

Les anges ont reconnu que l’homme parfait est le lieutenant de Dieu sur terre. Il leur est devenu évident que la station de lieutenance parfaite de Dieu n’est pas de leur ressort ni à la portée de leur compétence. Ils auraient pu cependant demander : « Seigneur, Adam ne savait rien par lui-même, C’est Toi qui lui as tout appris ; si Tu nous avais enseigné à nous aussi, nous aurions connu les Noms ! Pourquoi serait-il lui le lieutenant de Dieu et pas nous ? » Mais la réponse à cette question hypothétique serait la suivante : « les réalités et les connaissances qui sont auprès de l’Essence Sacrosainte de Dieu sont à la portée d’un être Parfait qui ne soit pas séparé de Dieu par un voile. » En d’autres termes, cet être devrait être le premier émané, la première création de Dieu. Mais les anges, qui sont d’un degré ontologique inférieur, ne seront jamais en mesure d’appréhender ces réalités et ces connaissances sans intermédiaire. Il s’ensuit que l’homme Parfait est le maître des anges. Comme ces derniers ne sont pas les premiers émanés et ni les disciples sans intermédiaire de Dieu, ils ne peuvent pas non plus être les premiers à qui s’adresse l’ordre créateur divin : Sois ! (kon)

Le premier être à qui cet ordre a été adressé est l’Homme Parfait. Les anges viennent en deuxième position. Les anges sont les disciples de l’Homme Parfait tant au point de vue de l’ordre ontologique (de leur venue à l’être) et de la causalité telle que la comprennent les philosophes, qu’au point de vue de la procession des Noms, et des différentes qualités et manifestations que contemplent les gnostiques. L’homme parfait est la manifestation la plus complète et le premier lieu de manifestation de Dieu, exalté soit-Il, et l’ange vient en deuxième position. « La Lumière des cieux et de la terre »[1] a d’abord lui et brillé pour la première fois dans le miroir de l’homme parfait, puis dans le miroir de l’être angélique. Les anges ne pouvaient donc pas dire : si Tu nous avais enseignés, nous aurions nous aussi appris ! Parce que c’est sans intermédiaire que cette science présentielle parvient à l’homme parfait, alors que les disciples de ce dernier la reçoivent par son intermédiaire. Si les noms n’étaient que des mots et des significations conventionnelles, leur apprentissage n’aurait pas été un titre de gloire et en outre, il aurait été à la portée des anges. La particule arabe thumma (ensuite, puis) qui est un adverbe dans le fragment de verset : « puis Il les présenta aux Anges », n’est pas un indicateur d’ordre temporel, mais un indice de l’ordre ontologique. Adam est le premier concerné par les Noms, les anges le suivent dans l’ordre ontologique quand les Noms leur furent énoncés par Adam. Les anges ont reconnu et ont dit : la connaissance c’est ce que Tu possèdes et que Tu nous as appris. Dieu, exalté soit-Il, dit : « “Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ? ” » (2 : 33).

C’est par la connaissance - reçue de Dieu - du mystère des cieux et de la terre qu’Adam a mérité d’être le lieutenant de Dieu. Ce mystère échappe même aux cieux et à la terre. Toutes les sciences concernant les êtres terrestres et les moyens de les exploiter pour le profit de l’homme et de la nature, les ressources, les océans, les montagnes, la faune et la flore etc., font partie de ce savoir synthétique reçu par Adam. Mais cette sorte de savoir se situe dans les degrés descendants et ne représente qu’une infime partie de ce que recèle l’initiation à la science des noms.

Quand Dieu dit : « Je connais les mystères des cieux et de la terre », Il veut dire que la question de la lieutenance de l’homme parfait se situe hors des cieux et de la terre, et ce qu'Il connais et que les anges ne connaissent pas en raison de ce qu’ils sont extérieur aux cieux et à la terre, Adam lui le sait et le comprend. La station de lieutenance de l’Homme parfait est son degré ontologique. L’Homme Parfait qui connaît la dimension mystérieuse des cieux et de la terre, connaît à plus forte raison sa dimension révélée, visible, et cela lui permet de la mettre à son profit, et de la dominer.

 

D’autres versets au sujet de l’initiation d’Adam aux noms

 

Outre les versets que nous avons jusqu’ici mentionnés, le verset suivant : « Or Adam recueillit de son Seigneur certaines paroles … » (sourate Al-Baqara (La vache) ; 2 : 37) nous informe aussi de l’initiation d’Adam de la part de Dieu. Le verbe arabe talaqqâ, traduit ici par « recueillit » signifie capter, recevoir pleinement, en comprenant le sens de ce que l’on reçoit. Or cette compréhension rend aisée et ouverte la voie de la repentance pour Adam. Allâmeh Tabâtabâ’î[2] dit que talaqqâ peut signifier talaqqana, c'est-à-dire inculquer ou recevoir l’inculcation. Cette interprétation est recevable au point de vue de la philologie arabe. Et cette inculcation par Dieu avait pour but de faciliter la repentance à Adam.

 

Le sens visé par les paroles (kalemât)

 

Quel était le but visé par les paroles que son Seigneur a adressées à Adam (as) ? Il est fort possible que ces paroles soient celles-là mêmes que Dieu a rapportées dans la sourate Al-A‘râf (Les Redans ; 7 : 23) en les mettant dans les bouches d’Adam et de son épouse : « - Notre Seigneur, dirent-ils, nous deux, nous venons d’être iniques envers nous-mêmes. A moins que Tu ne nous pardonnes et ne nous dispenses Ta miséricorde, nous sommes certainement des perdants entre tous. » Mais ce qui affaiblit la probabilité est que de telles paroles ont été prononcées par Adam et son épouse ; elles sont une invocation et une supplique adressée à leur Seigneur. Il s’agit en outre d’une prière prononcée avant qu’Adam et son épouse ne reçoivent l’ordre de descendre sur terre, alors que l’inculcation des Paroles est intervenue après l’ordre divin de « descente » du paradis sur terre. Dans la sourate 7 (Al-A‘râf), ces paroles sont rapportées avant d’évoquer l’épisode de l’ordre de quitter le paradis et de descendre sur terre. Après les avoir rapportées, Dieu dit : « Descendez … » (7 : 24). Et dans la sourate en discussion, « Nous dîmes : descendez » vient après le verset : « Adam recueillit … »

Au milieu de ce récit, lorsque Dieu, exalté soit-Il, dit : « Je vais instituer sur terre un lieutenant », les anges dirent : « Tu veux y instituer quelqu’un qui va faire couler le sang et qui y sèmera la corruption, alors que nous proclamons Ta Gloire et Ta Transcendance ? » Dieu ne repoussa pas cette prétention des anges et leur ambition à la fonction de lieutenance de Dieu sur terre. Dieu ne répondit pas : « Non, le représentant de Dieu sur terre ne fera pas ce que vous dites ! ». Par contre, ce qu’Il fit fut d’enseigner les noms à Adam. On saura alors par cette inculcation des noms que la contestation des anges faiblira d’elle-même, autrement, leur opposition demeurera intacte, et la preuve à leur encontre sera loin d’être parfaite. Ainsi, on saura que parmi les noms que Dieu a enseignés à Adam, il y a quelque chose qui devait servir pour prévenir les conséquences de la désobéissance, et qui pouvait être capable d’apporter un traitement à son péché. Il y a donc une forte probabilité que les paroles qu’Adam recueillit de son Seigneur portaient sur un de ces noms ! Par conséquent, en considérant la question des anges adressée à Dieu : « Tu veux y instituer quelqu’un qui va faire couler le sang et qui y sèmera la corruption, alors que nous proclamons Ta gloire et Ta transcendance ? » et compte tenu de la réponse donnée par Dieu dans laquelle Il n’a pas nié que les hommes se rendraient coupables de ces crimes sur terre et qu’Il s’est contenté d’enseigner à Adam les noms, de cela, on peut tirer la conclusion que dans l’inculcation des noms devait se trouver un sujet qui mettait un terme au chapitre de la contestation des anges, sans quoi leur question aurait gardé de sa pertinence, et l’argument final n’aura toujours pas été apporté contre eux. On en retient par conséquent qu’au sujet de l’inculcation des noms, il y avait quelque chose qui pouvait servir à réparer les fautes et les péchés, et peut-être que les paroles qu’Adam (as) recueillit de son Seigneur concernaient ce point. En conclusion, d’après 'Allâmeh Tabâtabâ’î, le sens visé par « les paroles » (kalimât) concerne les choses qui ont été réalisées à fond lors de l’inculcation des noms. Parce que le sujet de l’enseignement des noms a rendu nécessaire de mettre un terme définitif à la contestation des anges, en leur opposant l’argument puissant à cet effet. De tout cela, on apprend que dans cette affaire, il y avait des « choses »[3] auxquelles Adam pouvait demander l’intercession et sur lesquelles il pouvait prendre exemple. Les traditions chiites et sunnites témoignent que Adam a prié Dieu par la vérité du Prophète de l’islam (s) disant : « Je Te demande, par le droit de Mohammad (s) de me pardonner ! » Et dans certaines traditions on peut lire : « Mon Dieu, je t’implore par Mohammad et la Famille de Mohammad, exalté sois-Tu, il n’y a de dieu que Toi, j’ai fait le mal et j’ai été injuste envers moi-même, pardonne moi car Tu es l’Enclin-au-repentir[4] (al-tawwâb), le Miséricordieux. ». Ibn al-Najjâr a aussi transmis d’Ibn ‘Abbâs[5] que : « J’ai interrogé l’Envoyé de Dieu au sujet des paroles que recueillit Adam de son Seigneur. Il me répondit : Il [Adam] a demandé : au nom de Mohammad, de ‘Alî, de Fâtima, d’al-Hasan et d’al-Hossein[6] (as), pardonne-moi ! et Il lui pardonna. »

Certains ont dit que les Paroles consistent dans cette invocation :

« Mon Dieu, il n’y a de dieu que Toi, exalté sois-Tu ; Je fais Ta louange. Seigneur, j’ai été inique envers moi-même, pardonne-moi, car Tu es le Meilleur de ceux qui pardonnent !

Mon Dieu, il n’y a de dieu que Toi exalté sois-Tu ; je fais Ta louange. Seigneur j’ai été inique envers moi-même, sois compatissant envers moi car Tu es le Meilleur des compatissants.

Mon Dieu, il n’y a de dieu que Toi, exalté sois-Tu ; je fais Ta louange. Seigneur j’ai été inique envers moi-même, accepte mon retour à Toi, car Tu es l’Enclin-au-retour, le Tout-miséricorde. »

 

Ce sujet a été transmis dans une tradition rapportée de l’Imâm Bâqir[7] (as) et ressemble à ces expressions qui figurent dans le Coran, et rapportant des paroles tenues par les prophètes Yûnus (Jonas) et Mûsâ (Moïse) (as). Quand Jonas voulut demander pardon à Dieu, il dit : « …Gloire à Ta transcendance. J’étais parmi les iniques » (sourate Al-Anbiyâ (Les Prophètes) ; 21: 87). Au sujet de Moïse (Mûsâ), nous lisons : « Il dit : ‘’ Seigneur, j’ai été inique envers moi-même. Pardonne-moi ’’. Et Dieu lui pardonna. » (sourate Al-Qasas (Le récit) ; 28 : 16).

Nombreuses sont les traditions attribuées aux Imâms (as) nous disant que l’intention véhiculée par les « paroles » est celle d’initier Adam aux noms des meilleures créatures de Dieu, à savoir Mohammad, 'Alî, Fâtima, Hasan et Hossein (as). Et c’est en invoquant ces noms qu’Adam a pu bénéficier de leur intercession et obtenir le pardon de Dieu.

Ces trois sortes d’explication ne présentent aucune contradiction entre elles. Parce qu’il est possible que l’ensemble de ces paroles aient été enseignées à Adam de telle sorte qu’en concentrant son attention sur leur signification, il suscite un bouleversement total de son âme qui la rende digne d’être couverte par la bonté et la bienveillance de Dieu.

Quoiqu’il en soit, plutôt que de déclarer Son lieutenant Adam innocent des péchés et reproches que lui anticipent les anges, Dieu a rendu manifeste la supériorité de sa station et a initié Adam à tous les noms, puis Il les a énoncés aux anges et leur a dit en substance : « Si vous dites vrai, annoncez-Moi les noms de ceux-là ». Les anges répondirent : « A Ta transcendance ! Nous ne savons rien d’autre que ce que Tu nous as appris, Toi seul es Savant et Sage ! » Dieu dit : « Adam, énonce pour eux les noms de ceux-là ». Quand Adam l’eut fait, Dieu dit aux anges : « Ne vous avais-Je pas dit que Je connais le mystère des cieux et de la terre ? Et que Je sais ce que vous publiez et ce que vous cachez ? » Si Dieu a voulu montrer le savoir d’Adam aux anges, c’est afin de leur faire comprendre la raison pour laquelle Il a choisi Adam pour la fonction de lieutenant de Dieu sur terre et qu’ils soient convaincus que la décision divine est bien motivée. Quant à savoir en quoi consiste la quiddité de ce savoir, et comment et pourquoi tant de théories ont été élaborées à ce sujet, ces questions et les réponses qu’elles suscitent peuvent être classées sur la base des critères suivants : la lieutenance d’Adam (et des prophètes) et la lieutenance de l’homme (de façon générale)… Par exemple, une personne qui professe que « les noms » désignent les « descendants nobles d’Adam » qu’il a été donné à ce dernier de connaître ; puis, après que ces « êtres de lumière de gloire » ont été expliqués partiellement aux anges et que ces derniers ont reconnu leur incapacité à connaître les noms et les qualités de ces êtres, Adam put prouver aux anges que lui connaissait bien ces noms et leurs qualités, une telle personne adhère sans doute à la croyance que les noms désignent les prophètes qui sont des lieutenants de Dieu.

Mais une tradition remontant à Ibn 'Abbâs, Mujâhid et Sa‘îd ibn Jubayr[8], et que selon Tabarsî[9], fait l’objet d’une acceptation par les traditionnistes postérieurs, est plutôt favorable à une lieutenance de l’homme. Et dans cette tradition, on apprend que Dieu a enseigné à Adam tous les noms, tous les métiers, toutes les nourritures, tous les remèdes, la mise en valeur des terres, l’extraction des métaux, l’arboriculture, les ressources agricoles, et tout ce qui concerne la mise en valeur de ce monde et la religion. Le grand savant, le regretté Mohammad Taqî Ja‘farî[10] a explicitement déclaré que les réalités du monde de l’être, la semence de toutes les connaissances ont été inculquées par inspiration et enracinement dans la complexion d’Adam. De même, Mohammad 'Abduh[11] a également insisté sur la destination humaine et la nature générale de cet enseignement (des noms). Il dit : « L’enseignement de toutes les choses à Adam s’est actualisée de façon instantanée, alors que chez les autres êtres humains de sa descendance, cet apprentissage se fait par l’effort et par la démonstration. »

'Allâmeh Tabâtabâ’î à son tour met l’accent sur la généralité de la fonction de lieutenance ainsi que de l’enseignement des noms. Il poursuit son exposé en mettant en lumière ce point que l’intention de cet enseignement n’était pas de faire comprendre les noms, le vocabulaire et les sens des mots comme nous le faisons nous-mêmes, car alors les anges eux aussi seraient devenus ses égaux après avoir reçu l’enseignement de la part d’Adam. L’intention en est plutôt la réalité de la connaissance des noms qui a été déposée dans la complexion adamique de telle sorte que ses effets se manifestent graduellement. Et si l’homme accède à la voie de la guidance, il pourra actualiser cette connaissance qu’il possède potentiellement. Entre l’explication de ‘Allâmeh Tabâtabâ’î et le point de vue exposé dans la revue Al-Manâr (revue fondée par Mohammad 'Abduh) qui considèrent le savoir d’Adam comme l’ensemble des informations dont il est capable, et la compréhension de Seyyed Qotb[12] qui considère que l’enseignement des noms à Adam consistait à lui apprendre l’art de nommer les choses, de leur donner un nom, il existe une grande différence qui donne à réfléchir.

Du verset : « Je connais les mystères des cieux et de la terre … », nous pouvons déduire que dans cet enseignement, la jonction et le contact clair avec le mystère absolu, et les êtres du monde angélique (malakût) qui sont tous doués d’intelligence, sont éclipsés. Or cette connaissance ne s’obtient pas par le raisonnement logique et l’expérience. En d’autres termes, l’intention visée par l’enseignement des noms ne consiste pas en un enseignement expérimental et les recherches logico-philosophiques, mais un enseignement qui recoure aussi à une connaissance qui s’effectue par dévoilement intuitif (kashf), qui présente une jonction étroite avec la pureté de la nature primordiale.

Comme la nature primordiale d’Adam et d’Eve était au summum de la pureté et de la sincérité et que la poussière de la vie matérielle, les vices de l’hérédité et la pollution de l’environnement et de la société ne les avaient pas atteints, leur conscience originelle était restée pure et forte. C’est pourquoi le réceptacle de l’inculcation de la science des noms était le réceptacle même de la création d’Adam, et la réalité de l’enseignement des noms a consisté à déposer et à fixer la nature que Dieu leur a destinée (fetrat) dans le corps d’Adam en tant qu’un individu de l’espèce humaine. La nature primordiale (fetrat) est un cadeau divin à l’ensemble des humains, et fait partie intégrante de leur essence. Par conséquent, les discours que tiennent certains commentateurs sont discutables quand ils soutiennent que l’enseignement des noms est intervenu après la prosternation des anges devant Adam. Car l’ordre même des versets et le contexte des versets 30 à 34 de la sourate Al-Baqara (La vache) ne permettent pas une telle interprétation.



[1] L’expression est empruntée au célèbre verset coranique 35 de la sourate de la Lumière (Al-Nûr), numéro 24, et commençant par : "Dieu est la Lumière des cieux et de la terre…"

[2] Mohammad Hossein Tabâtabâ’î, philosophe, poète et savant iranien du XXème siècle. Surnommé Al-‘Allâmah, le savantissime. Il est connu surtout pour son commentaire complet du Coran intitulé Al-Mîzân fî Tafsîr al-Qor’ân. Il a quitté ce monde en 1981.

[3] Le terme de choses peut désigner ici même des êtres vivants et rationnels. Il se réfère en effet à leur être en tant qu’elles sont conçues en esprit, comme le mot objet quand il désigne un animal ou un humain en tant que représenté en esprit.

[4] Le Nom divin al-Tawwâb a pour racine twb, qui indique un retour (retourner à la foi). Nous gardons pour ce nom la traduction proposée par J. Berque dans sa traduction du Coran.

[5] 'Abdullâh ibn 'Abbâs, cousin paternel du Prophète (s), fils de ‘Abbâs ibn Abd al-Mottalib qui apporta son soutien à la mission prophétique. 'Abdullâh est né 2 ou 3 ans avant l’Hégire (619 ?), et mourut vers 689. Il est vénéré aussi bien par les sunnites que par les chiites. Il était réputé pour son savoir en matière religieuse. Il était un maître reconnu dans l’interprétation du Coran. Il eut beaucoup de disciples.

[6] Ces cinq noms sont ceux du Prophète (s) et des membres de sa Famille, Ahl al-Bayt, au sens coranique et traditionnel du terme.

[7] (en arabe : أبو جعفرمحمد بن علي الباقر) Abû Ja`far Mohammad ben `Alî al-Bâqer (676-743) cinquième imâm des chiites, fils de ‘Alî Zayn al-‘Âbidîn, surnommé Bâqer al-‘olûm : « celui qui dissèque les sciences ». Sa vie fut consacrée à aplanir le terrain pour que son fils, l’Imâm Ja’far Sâdeq, crée la première école de l’enseignement du droit religieux, la première Université de l’histoire du monde musulman où seront formés près de quatre mille savants.

[8] Mujâhid ibn Jabr al-Makkî et Sa‘îd ibn Jubayr étaient des disciples d’Ibn ‘Abbâs. Ils ont été parmi les premiers à recueillir la tradition prophétique.

[9] Shaykh Fazl ibn Hasan Tabarsî ou Tabrasî, originaire du Tabarestan, province de l’Iran. Il est l’auteur d’un célèbre commentaire du Coran intitulé Majma‘ al-Bayân (Somme des explicitations) Mort en 1153.

[10] Auteur contemporain, originaire de Tabrîz, auteur d’un commentaire du Mathnawî de Jalâl al-Dîn Rûmî, et d’une traduction commentée du Nahj al-Balâgha, recueil de sermons, de lettres et de sentences de l’Imâm 'Alî (as). Mort en 1998.

[11] Mohammad 'Abduh fut un juriste, un savant religieux et un mufti égyptien qui joua un rôle important dans le mouvement de la renaissance musulmane au XIXème siècle. Mort en 1905. Directeur de la revue Al-Manâr, le Phare.

[12] Sayyid Qotb, égyptien, penseur et militant de l’islam, exécuté en 1966. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, le plus notoire étant son commentaire du Coran, intitulé Fî zilâl al-Qor’ân, à l’Ombre du Coran.

 

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