La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (1) - Sa forme et son sens intérieur

Il est connu de tous que la prière est un moyen de s’élever vers Dieu. Mais avant toute chose, il est important de prendre conscience que comme la prière a une forme apparente, extérieure, elle a aussi une forme pour le sens intérieur, l’esprit de la prière.

Et de même qu’il y a des règles de conduite à suivre pour accomplir la forme de la prière sans lesquelles la prière serait nulle ou avec des manques, il y a pour son sens profond, des règles de conduite à suivre au niveau du cœur. De même, l’absence de leur observance amène à la nullité de la prière ou la rend déficiente.

De plus, c’est l’observance de ces règles de conduite au niveau du cœur qui fait que la prière acquiert un esprit angélique, céleste (malakûtî). Même ! Cette observance donne la possibilité au prieur qui pratique l’auto-observation et se préoccupe de suivre ces règles de conduite du cœur, d’avoir accès aux secrets divins qui sont lotis dans la prière des gens élus de Dieu, du maître des Messagers(s), pour qui la prière représente la pupille de leurs yeux et la véritable ascension vers la Proximité de Dieu.

Il est très important de prendre conscience que la plus grande perte qui puisse arriver à un prieur est de se contenter de l’écorce de la prière, de sa forme apparente, physique. Il se prive des bénédictions de la prière et de ses perfections intérieures qui entraînent obligatoirement les félicités éternelles, même ! le voisinage du Seigneur de la Puissance et le marchepied de l’ascension vers la Station de l’Arrivée (al-wusûl) à la Jonction (al-wisâl) avec l’Aimé Absolu.

Le problème est que nos raisons sont incapables de connaître cette perte et que nous ne la saisissons que quand nous sortons de ce monde et que nous passons devant les Comptes Divins ! Tant que nous sommes enveloppés des voiles de ce monde et de la nature, nous ne pouvons rien connaître de cet autre monde.

Existe-t-il une perte plus grande que celle d’avoir négligé ce qui est le moyen de la perfection et de la félicité de l’homme, le médicament de tout mal et de tout manque du cœur ? Existe-t-il une frustration plus grande que de voir qu’après 40 ou 50 ans de fatigue et d’efforts (pour prier), il n’y a aucun résultat ? Même ! Existe-t-il de regrets plus grands que de voir que toutes ces prières (faites superficiellement) vont être la cause de l’opacité du cœur, de son voilement de ténèbres et de son éloignement de Dieu ? Car ce lien (la prière), s’il est perdu, tous les autres liens sont coupés : « Si elle est acceptée, est accepté autre qu’elle. Et si elle est rejetée, est rejeté autre qu’elle. »

Dans quel égarement sommes-nous quand nous nous contentons de l’écorce de la prière ! Alors que ces cinq Rendez-vous quotidiens avec Dieu, ces Bénédictions divines, sont des occasions à saisir pour réformer nos états, acquérir les conditions spirituelles de la prière des gnostiques, guérir l’ensemble des maladies et des insuffisances de nos âmes, quitter, tant que nous en avons la force et la possibilité, la demeure de l’obscurité, du regret et de l’éloignement de la place Seigneuriale et permettre à nos âmes l’ascension vers la Jonction et la Proximité de la Perfection, quels qu’en soient les efforts et la fatigue. Profitons-en avant qu’il ne soit trop tard !

 

(d’après Al-Adab al- Ma‘nawiyyqh li-s-Salât de l’Imam al-Khomeiny(qs))

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