La prière : la voie de l’ascension vers Dieu (6) La tranquillité (1ère partie)

A/Les règles de conduite nécessaires pour l’ensemble des actes d’adoration

La tranquillité

Parmi les importantes règles de conduite du cœur pour les actes d’adoration – notamment ceux comprenant des évocations (dhikr) de Dieu – il y a la quiétude (ou la tranquillité d’âme, ou d’esprit) qui veut dire : Aller vers Dieu par l’acte d’adoration, avec le cœur calme et l’esprit serein.

 En effet, si, par exemple, on prie dans une situation où le cœur est troublé, agité, ce dernier ne pourra pas réagir à la prière. La prière sera certes accomplie mais il n’en restera aucune trace dans le monde immatériel (malakût) du cœur, et son image profonde, intérieure ne correspondra pas à la réalité de l’acte d’adoration, à la réalité de la prière auprès de Dieu.

 Alors que l’un des objectifs, l’un des effets escomptés de la répétition des actes d’adoration, de la multiplication des évocations des Noms de Dieu et de la récitation des versets coraniques dans la prière est que le cœur soit influencé par ces actes d’adoration et ces évocations, qu’il réagisse jusqu’à ce que le for intérieur du pèlerin vers Dieu se modèle, se façonne à la vérité de l’évocation et de l’acte de l’adoration, et que son cœur s’unisse avec l’esprit de l’acte d’adoration.

 Tant que le cœur n’est pas tranquille, calme, serein, les évocations et les rites n’auront aucune influence sur lui. Les effets de l’acte d’adoration ne circulent pas, ne dépassent pas la surface du cœur, de l’apparence, du monde matériel, pour aller vers le for intérieur et le monde immatériel (malakût). Aucune des chances de la réalité de l’acte d’adoration n’arrive au cœur.

 Ceci est une chose évidente, connue avec un minimum de réflexion, sans besoin d’une longue argumentation ni preuves à l’appui.

 Et si notre acte d’adoration est tel qu’il n’a aucun effet sur notre cœur et qu’il ne laisse aucune trace dans notre for intérieur, c’est-à-dire qu’il n’est pas sauvegardé dans les autres mondes, qu’il ne s’est pas élevé du monde matériel (mulk) vers le monde immatériel (malakût), il se peut que la forme même de cet acte d’adoration soit totalement effacée de la page de notre cœur (que Dieu nous en préserve !) au moment des difficultés de l’agonie, de l’ivresse redoutable de la mort, des affres et des calamités qui ont lieu après la mort.

 Et si l’image s’efface totalement de notre cœur, nous nous présenterons devant Dieu les mains vides …

 Il est rapporté dans un hadith qu’un groupe de gens de la Nation du Messager de Dieu (que les Prières de Dieu soient sur lui et sur les membres de sa famille) oublièrent jusqu’au nom du Prophète Mohammed quand ils furent exposés au Feu et qu’ils virent l’Ange-Gardien de l’Enfer tant son apparence était redoutable ! Et il est précisé, dans ce hadith, que ces gens étaient considérés comme des gens croyants, au cœur et au visage lumineux, étincelants de foi !

 

(d’après Al-Adab al- Ma‘nawiyyqh li-s-Salât de l’Imam al-Khomeiny(qs), Maqâlat 1, Chap.4)

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