L’Imâm Mahdî (as)

Date et lieu de naissance

 

Son Excellence le Mahdî (as) est le fils de son Excellence l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as) et de son Excellence Dame Narjis (as). Il vint au monde au lever de l’aube du jour de vendredi, le 15 Sha‛bân de l’année 255 de l’Hégire lunaire, dans la ville de Sâmarrâ’ (Irak). Le jour anniversaire de la naissance de cet Imâm jouit de bien des vertus.

 

La mère de l’Imâm (as)

 

La mère de son Excellence le Mahdî (as) était la fille de Yishû‛â, le fils du César romain (de l’Empire d’Orient). Le nom d’origine de cette Dame est Malîka. Elle fut connue sous d’autres noms après son mariage avec l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as). Les plus célèbres de ses noms sont Narjis, Rayhâna, Saqîl, Sûsan et Hakîma, Narjis restant le plus connu de tous. Dans certains hadiths, elle est citée comme Dame Narjis, la meilleure des épouses. Elle était adorée par son grand-père, le César des Romains. Durant son enfance, elle étudia avec des précepteurs experts les usages et coutumes des différents peuples, dont la langue arabe, de telle sorte qu’elle en acquit une parfaite maîtrise.

 

Le trouble de la cérémonie du mariage de Narjis (as)

 

Elle avait treize ans lorsque son grand-père – le César de Byzance – mit sur pieds une cérémonie particulièrement somptueuse et splendide pour la marier à son neveu. Cependant, fait étrange, le trône du neveu s’écroula et ce dernier rendit l’âme. Après cela, une autre cérémonie fut organisée dans les mêmes termes pour célébrer le mariage de Malîka à un autre neveu du César, or ce dernier connut le même destin que son frère. Le soir même, Malîka, dans le monde des visions, fut mariée à l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as) par le noble Prophète (s). Dès lors, le cœur de Malîka contint tant d’amour pour l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as) qu’elle en cessa de manger. Son état empira de jour en jour, tant et si bien que les médecins perdirent espoir de la guérir. Malîka brûlait tellement de la séparation d’avec l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as), qu’une nuit elle se convertit à l’Islam auprès de son Excellence Fâtima Zahrâ (as) dans le monde des visions. Dès lors, il ne se passa plus une nuit sans qu’elle ne rende visite en songe à l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as). En fin de compte, sur les recommandations de l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as), elle se mêla incognito à un groupe de captifs romains, fut achetée par l’Imâm Hâdî (as) par l’intermédiaire de Bashar ibn Solaymân, et fut amenée à Sâmarrâ’. L’Imâm Hâdî (as) confia Dame Narjis (as) à sa sœur Hakîma afin qu’elle étudie les décrets religieux auprès d’elle.

 

 

Le mariage de Dame Narjis (as) et de l’Imâm al-‘Askarî (as)

 

Dame Narjis vivait dans la maison de Hakîma, la fille de l’Imâm al-Jawâd (as). Un jour, l’Imâm Hasan al-‘Askarî se rendit au logis de sa tante. Son attention fut attirée par Dame Narjis. Hakîma dit à l’Imâm Hasan (as) qu’il pouvait épouser Narjis, s’il le désirait. L’Imâm répondit : « Quel prodige ! Un noble enfant aura tôt fait de naître d’elle et, par lui, Dieu remplira la terre de justice et d’équité, après qu’elle eut été emplie d’injustice et d’iniquité. » Hakîma demanda : « Dois-je envoyer Narjis chez toi ? » L’Imâm conditionna cela à l’autorisation de son père. Hakîma se rendit séance tenante auprès de son frère l’Imâm al-Hâdî (as) afin d’obtenir son autorisation pour le mariage de l’Imâm Hasan (as) et de Dame Narjis (as), or avant même d’avoir pu évoquer la question, l’Imâm déclara : « Envoie Narjis auprès de mon fils Abû Mohammad. » La cérémonie se déroula dans la maison de Hakîma, puis les époux se rendirent dans la maison de l’Imâm al-Hâdi (as) quelques jours plus tard. La grossesse de Dame Narjis fut cachée, comme ce fut le cas pour la grossesse de la mère de son Excellence Mûsâ (as). Personne ne l’apprit, car les ennemis désireux d’assassiner son Excellence (as) guettaient.

 

La naissance de l’Imâm Mahdî (as)

 

La nuit du quinzième jour du mois de Sha‛bân de l’année 255 de l’Hégire lunaire, Hakîma s’était rendue chez l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as). Alors que le crépuscule approchait, elle voulut rentrer chez elle mais l’Imâm Hasan lui dit de rester passer la nuit parce qu’il était attendu que naisse le Mahdî (as). Hakîma et Dame Narjis (as) accomplirent ce soir-là leurs prières ensemble, rompirent le jeûne et allèrent se coucher. Un peu plus tard, Hakîma se prépara à accomplir la prière de la nuit. Elle n’avait vu aucun signe de grossesse chez Dame Narjis. Ensuite, Narjis se réveilla également et se mit à accomplir la prière de la nuit. Hakîma était anxieuse dans l’attente de la réalisation de la promesse divine. Peu à peu, elle se trouva proche de se trouver en proie au doute, mais l’Imâm Hasan al-‘Askarî l’en empêcha. Narjis était rendue au witr lorsque son état se transforma. Hakîma dit : « Là, un rideau fut tendu entre Narjis et moi, afin que je ne puisse plus la voir. Ce ne fut pas long, l’étoffe fut ôtée et je vis Dame Narjis, rayonnante de lumière. Cette lumière était si intense qu’il se trouvait un endroit que je ne pouvais pas voir. » Là, je vis un enfant qui avait placé son visage et ses genoux sur le sol, levé ses deux index vers le ciel, et il dit : ‘J’atteste qu’il n’est pas d’autre divinité que Dieu l’Unique, seul et sans associé ; et je témoigne que mon grand-père est l’Envoyé de Dieu et que mon père est l’Emir des croyants.’ Là, il nomma les Imâms les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il arrive à son propre nom. Puis il déclara : ‘Ô Seigneur, fais s’accomplir Ta promesse à mon sujet. Fais s’achever ma mission. Affermis mon pas et emplis par moi la terre de justice et d’équité.’ »

 

Après la naissance

 

L’Imâm Hasan al-‘Askarî (as) sacrifia de nombreux moutons pour son fils, et nourrit les chiites. La naissance de son Excellence le Mahdî fut dès lors maintenue secrète, et personne n’en fut informé en dehors de certains chiites et de personnes comptées. Si l’ennemi venait à apprendre que la naissance de son Excellence avait eu lieu, il se serait mis en tête de le tuer.

 

Noms

 

L’Imâm du temps (as) possède des noms différents. La plupart d’entre eux sont des surnoms qui lui ont été donnés en raison de ses différentes spécificités et qualités. Dès sa naissance, son Excellence le Mahdî (as) eut de nombreux ennemis qui n’avaient de cesse de le chercher pour le tuer. C’est pour cela qu’il demeura continuellement dans la dissimulation et l’absence. Dans les hadiths des Imâms purifiés (as) comme parmi les chiites, son nom principal n’a que très peu été employé.

 

Voici quelques-uns des noms de cet Imâm :

 

1- Mohammad : Mohammad est le nom original de l’Imâm du temps (as). Dans beaucoup de hadiths, on présente son Excellence comme ayant le même nom et le même surnom que le noble Envoyé de l’islam (s). Pourtant, nombre d’autres hadiths déclarent qu’il est interdit d’employer ce nom. Certains hadiths disent même que celui qui mentionne son Excellence par ce nom est un mécréant, et qu’il est maudit. Selon les Imâms purifiés (as), cette interdiction est destinée à protéger la vie de son Excellence (as).

2- Al-Mahdî : Mahdî dans le dictionnaire a le sens de « bien-guidé ». L’Imâm du temps (as) est appelé ainsi en raison de sa guidance vers les choses secrètes et cachées.

3- Al-Qâ’em : du fait que son Excellence le Mahdî (as) se soulève justement, et instaure le droit, il est nommé Al-Qâ’em (celui qui se soulève) de droit.

4- Al-Montazar : ce nom désigne celui qui est attendu. Du fait que son Excellence se trouve absent pour une très longue période, les chiites sincères sont durant cette période ceux qui attendent sa réapparition lors de laquelle il remplira le monde de justice et d’équité, et c’est pourquoi il est Al-Montazar, celui qui est attendu.

5- Ahmad : celui qui est loué par Dieu, dans les cieux.

6- Mahmûd : même racine qu’Ahmad et Mohammad.

7- Al-Mû'mal : celui qui a été espéré.

8- Al-Khalaf : le successeur.

9- Al-Hojja min Âle Mohammad (s) : l’argument de la famille de Mohammad (as).

10- Al-Mansûr : celui qui reçoit la victoire de la part de Dieu.

11- ‘Abdallâh : le serviteur de Dieu.

12- Al-Khalaf Sâleh : le successeur vertueux.

13- Sâheb az-Zamân : le maître du temps.

14- Khalâfat Allâh : le calife de Dieu.

15- Baqiyat Allâh : celui qui reste, par-devers Dieu.

 

Son Excellence le Mahdî (as) possède d’autres surnoms : Abû al-Qâsim, Abû ‘Abdallâh et Abû Ja‛far.

 

 

L’enfance

 

Comme nous l’avons dit, le Mahdî (as) a vécu dans la clandestinité dès sa naissance – et même avant ! –, ainsi que durant son enfance. Personne ne pouvait le voir, ni le rencontrer, hormis un nombre restreint de partisans et de compagnons d’élite de son père. Pour cette raison, on ne dispose que de très peu d’informations sur les événements son enfance. Nous en exposons ici le peu que nous en savons :

 

Le jour de sa naissance

 

Hakîma venait régulièrement rendre visite à l’Imâm (as). Le jour de la naissance de l’Imâm (as), elle se rendit chez son neveu, l’Imâm Hasan al-‘Askarî (as), afin de le féliciter. Elle fut très étonnée de ne pas trouver le Mahdî à sa place. Elle interrogea l’Imâm Hasan, qui lui répondit : « Nous l’avons confié à la personne à laquelle la mère de Mûsâ confiait son enfant. »

 

Le troisième jour

 

Hakîma se rendit également sur place le troisième jour pour rendre visite à l’Imâm (as). Lors de cette rencontre, elle prit le Mahdî (as) dans ses bras et l’embrassa. L’Imâm Hasan (as) lui demanda de lui amener son fils. Lorsque Hakîma donna le Mahdî (as) à son père, l’Imâm Hasan dit : « Parle ô mon fils ! » Alors l’Imâm al-Mahdî (s) se mit à parler : « Je prends refuge en Dieu contre Satan le réprouvé. Par le nom de Dieu, le très Miséricordieux, le tout Miséricordieux. Mais nous voulions favoriser ceux qui avaient été humiliés sur la terre ; nous voulions en faire des chefs, des héritiers ; nous voulions les établir sur la terre et montrer ainsi à Pharaon, à Haman et à leurs armées ce qu’ils redoutaient (Sourate al-Qasas (Le récit) ; 28 : 5 et 6) ». Il fit ensuite des salutations sur le noble Prophète (s), sur l’Imâm ‘Alî (as), et sur tous les Imâms (as), jusqu’à parvenir au nom de son père. Là, il se tut.

Le troisième jour également, l’Imâm Hasan (as) réunit ses compagnons, leur montra le Mahdî (as) et dit : « C’est enfant est votre Imâm après moi, il est mon successeur. Il est celui que les nuques attendent, et lorsque la tyrannie et l’injustice auront tout investi, il se soulèvera et emplira le monde de justice et d’équité. »

 

Le septième jour, Hakîma rendit de nouveau visite à l’Imâm, et l’événement se déroula en des termes analogues.

 

Le dixième jour

 

Ce jour-là, un serviteur nommé Nasîm éternua en présence de son Excellence le Mahdî (as). L’Imâm se mit à parler : « Que Dieu te fasse miséricorde ! (Yarhamok Allâh !) » Nasîm en fut heureux. L’Imâm dit alors : « Je t’annonce cette bonne nouvelle que l’éternuement est suivi de trois jours de protection vis-à-vis de la mort. »

 

Le quarantième jour

 

Hakîma dit : « Quarante jours après la naissance de son Excellence le Mahdî (as), je me suis rendue chez l’Imâm Hasan (as). J’ai vu mon maître, l’Imâm du temps (as), qui allait et venait dans la maison. Je n’ai jamais vu personne parler une langue plus parfaite. » Elle dit également : « Après cela, je demandai à Abû Mohammad (as) des nouvelles de l’Imâm du temps (as). Il me répondit : ‘Nous l’avons confié à la personne à laquelle la mère de Mûsâ confiait son enfant.’ »

 

Le soulèvement de son Excellence (as)

 

Le soulèvement de son Excellence (as), attendu par l’ensemble des chiites et des opprimés du monde entier, comporte des spécificités qui ont été exposées dans les hadiths des Imâms purifiés (as). Face à sa venue et à son soulèvement mondial, ces hadiths précisent qu’il se trouve des devoirs pour les chiites et les serviteurs de son Excellence (as).

A propos de l’union de Dame Narjis (as) et de l’Imâm al-‘Askarî (as), lire le merveilleux récit rapporté par Henry Corbin dans En Islam iranien, Tome IV : De Byzance à Samarra.

Dernière prière surérogatoire de la nuit, située juste avant le lever de l’aube, comptant une seule rak‛at.

Ce qui suppose qu’il devrait avoir trois fils portant ces noms.

Formule que l’on emploie lorsqu’une personne a éternué et dit : « Al-Hamdûlillâh ! ». Il est dit dans le hadith que cela provient du moment où Jabrâ’îl insuffla la vie dans le corps de terre d’Âdam. Lorsque la vie entra dans son nez, Âdam éternua. Il dit : « Al-Hamdûlillâh ! », et les anges lui répondirent : « Yarhamok Allâh ! »

 

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