La réapparition du Masîh (a) à l’époque du Mahdî (as)

Toutes les religions divines exigent l’avènement d’un véritable sauveur à la fin des temps. Il s’agit d’une promesse de Dieu et des grands prophètes divins (as) qui ont annoncé l’avènement du Mahdî (as) et l’établissement de la paix et de la justice sur terre. La raison, la nature primordiale, les consciences éveillées et les expériences humaines confirment également que la caravane de l’humanité a pris la direction d’un gouvernement mondial désirant la justice, une justice qui élève la morale. Le noble Coran et les hadiths musulmans stipulent que les justes hériteront de la terre. La naissance et la personnalité du Mahdî (as) sont connues en détail, et ce de manière limpide, dans les sources musulmanes. Il y est dit qu’il sera de la lignée de Fâtima Zahrâ (as), de celle du onzième Imâm parmi les fils de l’Emir des croyants, ‘Alî ibn Abî Tâleb (as) et neuvième parmi les fils d’Abâ ‘Abdallâh al-Hosayn (as). De même, il y est dit qu’il descendra de la lignée de l’Imâm al-Hâdî (as) et du quatrième parmi les fils de son Excellence ‘Alî ibn Mûsâ al-Ridhâ (as). Al-Mahdî (as) est le douzième Imâm des Gens de la demeure prophétique, chaste et pure. A l’époque de l’avènement du Mahdî (as), le Masîh (as) descendra sur terre et accomplira la prière derrière lui. Ceci aura pour signification l’achèvement du cycle des wasî et fera apparaître le caractère de sceau des wasî de son Excellence le Mahdî (as). Il est dit dans le hadith que le Mahdî (as) manifestera du respect pour le Masîh (as) et que ce dernier dira : « Personne ne peut avoir la priorité sur les Imâms de la demeure prophétique (as). La priorité vous revient de droit. » Le livre Al-Montekhab al-Athar a rapporté vingt-cinq hadiths à ce sujet.

Dans le Bihâr al-Anwâr, il est rapporté de Jâbir, que l’Imâm du temps (as) dira à son Excellence ‘Isâ (as) : « Viens, tu seras notre Imâm. » ‘Isâ (as) lui répondra : « Certains d’entre vous font autorité sur certains autres, il s’agit là d’une faveur que Dieu a accordé à cette communauté. » Jâbir dit que ce hadith est véridique et bienfaisant, que les grands l’ont rapporté et qu’il prouve le fait que le Mahdî (as) n’est pas comme ‘Isâ (as), en ce sens qu’il établit la soumission du christianisme et du judaïsme vis-à-vis de l’islam, vis-à-vis du Coran et des Gens de la demeure prophétique (as). C’est précisément le contraire de ce qui s’est passé au cours des quatorze derniers siècles. L’islam a constamment dû faire face aux guerres des croisés, des sionistes, aux insultes et aux accusations inadmissibles, à la guerre psychologique, à la propagande et aux actions destructrices de leur part. Ils ont influencé le monde et ont causé une grande tragédie pour l’humanité, pour les valeurs divines, pour les religions divines, pour ‘Isâ (as), pour Mûsâ (as) et pour les partisans sincères de ces deux religions et de ces deux grands prophètes de Dieu.

 

Un hadith a été transmis ainsi : « Pas de Mahdî (as) sans ‘Isâ ibn Maryam (as) ! » Voici ce que l’on peut en dire :

 

1. Ce hadith ne mérite ni confiance ni acceptation, il n’est pas possible de se baser sur lui, son rapporteur étant accusé de simplification dans la transmission. Le rapporteur est ‘Alî ibn Mohammad ibn Khâled al-Janadî (le muezzin d’Al-Janad). Feu Majlesî dit à son sujet : « Les oulémas sunnites sont d’accord sur le fait qu’il ne faut pas accepter les hadiths d’un rapporteur connu pour avoir fait preuve de négligence dans la transmission. »

2. Il s’agit d’un hadith unique, or le hadith unique fait office de preuve - dans le cas où il est authentique - en matière de jurisprudence, ce qui n’est pas le cas des questions de croyance ni des débats rationnels. Les questions de croyance nécessitent de la connaissance et un argument légal.

3. Le hadith cité résulte vraisemblablement des courants chrétiens ayant eu de l’influence et ayant agi sur les hadiths.

4. Supposons que ce hadith se soit inséré dans notre corpus : dans de nombreux autres hadiths, il est dit que ‘Isâ (as) aura son avènement et accomplira la prière derrière le Mahdî (as), aussi, ce hadith peut-il s’accorder aux autres, en ce sens que ‘Isâ (as) accomplira la prière derrière l’Imâm du temps, ce qui ne contredit pas l’avènement de l’Imâm du temps (as) ? Il est possible qu’une altération ait eu lieu au niveau des paroles rapportées et que la phrase dise en réalité : « Pas de Mahdî sans ‘Isâ ibn Maryam auprès de lui ! »

5. Ce hadith a pour sens que l’on ne s’imagine pas voir le Masîh (as) apparaître séparément, ou le Mahdî (as) faire son apparition sans le Masîh. Après cela, les amis dignes de confiance ont rapporté que ce noble hadith a été transmis de cette manière dans le livre Tadhikra al-Awliyâ : « Pas de Mahdî sans ‘Isâ ibn Maryam avec lui ! » Le dernier mot du hadith a été remplacé (en arabe) et cela rend le sens acceptable. Ce noble hadith donne un indice à propos du hadith cité, introduisant la notion d’interdépendance entre le Mahdî (as) et le Masîh (as), comme il en existe entre le soleil et la lumière. Sans l’avènement de l’autre, et sa présence, rien ne se produit, rien ne se réalise. Nous avons là la meilleure preuve, le meilleur témoignage à propos des prétentions infondées et fabriquées de ceux qui prétendent au caractère isolé de chacun de ces deux sujets qui sont en réalité sacrés et indissociables. On ne peut les traiter séparément, que ce soit en islam ou dans un contexte chrétien. En vérité, l’avènement de l’un complète l’avènement de l’autre, et en constitue la condition. De fait, on peut comprendre d’après le hadith que l’Imâm al-Mahdî (as) soit le modèle, l’exemple et que les Gens de la demeure prophétique soient liés aux miracles les plus spéciaux et les plus particuliers. Le noble Envoyé (s) est le maître de l’étendard de la louange, il est la miséricorde des mondes, or Adam (as) et les autres prophètes (as), seront eux assujettis à l’étendard du Prophète (s) au lendemain de la résurrection. La primauté du Mahdî (as) sur le Masîh (as) provient de la position ultime du cycle qu’il incarne, de son rôle de dernier des wasî, de maître du sedreh de l’achèvement. Le signe en est que la religion, le Coran de Mohammad (s) et les Gens de la demeure de son Excellence (as) se situent à l’horizon suprême. Sa primauté provient également du fait qu’il incarne lui-même l’un des mystères divins et l’explication de ce type de hadith. Bien entendu, l’imâmat du walî du temps (as) a pour signification ceci qu’il est le représentant de Dieu, le Seigneur des Amis de Dieu. Il incarne la wilayat divine absolue, sa primauté est hiérarchique, il se trouve au-dessus du degré de la prophétie absolue. Pas de Mahdî (as) sans avènement du Masîh (as) et c’est avec l’avènement du Mahdî (as) que se verra parachever, à la fin des temps, la lignée des prophètes et des guides divins. Les chrétiens américains croient qu’Armageddon surviendra sans que l’Imâm du temps (as) y ait un rôle à jouer, mais il s’agit là d’un mensonge patent.

6. Que les menteurs et les mystificateurs ne prétendent pas demain au mahdisme, à l’imâmat ou à la lieutenance, ni n’annoncent l’avènement d’un tuteur. Cet événement ne se produira pas sans l’avènement du Masîh (as).

7. Ce hadith est en soi une preuve de l’apparition et de l’avènement de l’Imâm du temps (as) et de l’avenir radieux qui attend l’humanité. Il donne l’espoir d’un avenir prometteur par l’avènement du Sauveur attendu et par celui de ‘Isâ fils de Maryam (as). C’est là, la promesse des religions divines, pour sauver la caravane de l’humanité des griffes des Ahrîmans et des Shayatîns.

8. Son Excellence le Mahdî (as), né à Samarrâ en 255 de l’Hégire lunaire, est le fils de l’Imâm al-‘Askarî (as) et de Dame Narjes (as). Selon nos croyances, il s’agit d’une personne déterminée, dotée de spécificités et de qualités particulières et il ne subsiste à ce sujet aucune place pour le doute, la falsification, la superstition, les exégèses et commentaires ignorants. ‘Isâ ibn Maryam (as) est pour sa part un prophète Ûlûl ‘Azm qui est né environ sept cent soixante-dix ans avant l’Imâm du temps (as). La vision religieuse correcte et l’histoire considèrent que toute prétention à croire que ces deux personnes soient en réalité un seul et même individu est injuste, contraire à la connaissance et non-conforme à la réalité, qu’il s’agisse de revendications infondées et/ou que cela comporte des causes socio-politiques ou intellectuelles diverses.

10. Selon les hadiths musulmans fréquents, l’Imâm Mahdî (as) est concerné par deux occultations : la petite occultation et la grande occultation. A l’époque de la petite, la communication avec son Excellence (as) se faisait par l’intermédiaire de ses représentants spéciaux. Lors de la grande occultation, son Excellence (as) avait des représentants généraux, dont les qualités ont été décrites de manière générale et complète.

Il n’est pas question d’occultation au sujet du Masîh. L’expression coranique dit : « Ils ne l’ont certainement pas tué, ! mais Dieu l’a élevé vers Lui ; Dieu est puissant et juste. » (Sourate An-Nisâ’ (Les femmes) ; 4 : 157 et 158).

Dans nos hadiths, il est question d’avènement du Masîh (as) et non d’apparition. Ces deux expressions sont très différentes l’une de l’autre. L’une indique l’occultation tandis que l’autre invoque l’ascension, l’enlèvement auprès de Dieu, puis une redescente. Cet intitulé n’est pas employé au sujet de l’Imâm du temps (as). Dans son cas, on parle d’époque de l’occultation et d’époque de l’apparition. Cela veut dire qu’il se trouve parmi nous mais qu’il se trouve dérobé à nos regards, et non que Dieu l’a emporté auprès de Lui, ou selon la croyance chrétienne, qu’il a été cloué à la croix puis, après avoir ressuscité, est ensuite monté aux cieux.

Par conséquent, il ne saurait être juste et acceptable de comparer ces deux êtres. Le Mahdî (as) est de la lignée du noble Envoyé (s) et de Fâtima la pure (as), il est de la maison de Mohammad (s) et porte son nom. Il est le Qâ’im de droit, il rayonnera depuis Makka, et ses compagnons prêts à se sacrifier pour lui, seront les plus rapides à se rendre auprès de lui. Les expéditions croisées et sionistes ne peuvent prendre le pas sur l’éclat de la face du soleil, ni la faire oublier, ni l’altérer. Oui, le Mahdî (as) est bien le successeur de tous les prophètes et de tous les walis, il est bien l’héritier de la terre, l’héritier d’Adam et de Nûh (as), ainsi que des autres prophètes Ûlûl ‘Azm. Il est l’héritier de Mûsâ (as), l’interlocuteur de Dieu et de ‘Isâ Masîh (as), incarnant la totalité des valeurs divines et des religions célestes.

Les curateurs, les exécuteurs testamentaires des prophètes…

Cela indique qu’il l’invitera probablement à diriger la prière.

Jésus fils de Marie (as).

Arbre à lotus que l’on situe au septième ciel (G. Lazare).

En ce sens qu’il est le mandataire actuel.

Ahrîman est le principe du mal dans la religion de Zoroastre. Les Ahrîmans sont ses auxiliaires, comme les Shayatîns sont les auxiliaires de Shaytân (Satan).

Il est fait ici allusion au fait que selon d’autres écoles, le Mahdî (as) est attendu sans qu’une identité particulière ne lui soit attribuée.

Il fait partie des cinq prophètes ayant reçu un degré particulier de fermeté. Cependant, le nombre est variable selon les sources et le terme interprétable de plusieurs façons différentes mais cette définition reste la plus courante.

Le mot arabe/persan traduit par avènement comporte la notion de « descente du ciel ».

Celui qui est caché.

La Mecque.

 

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