L'homme, lieutenant de Dieu sur terre

Le statut le plus élevé que Dieu ait accordé à l’homme est celui de la lieutenance sur terre, que le Coran appelle califat (khilâfa). Dans cet article, nous allons étudier cette position spécifique à l’homme. En français, on connait le mot calife comme celui par lequel on désigne généralement les successeurs du Prophète de l’islam (s). Mais ce terme coranique désigne d’abord un titre qui a été  accordé à l’homme avant même sa création par Dieu, quand Dieu a annoncé aux anges Son intention d’établir un « calife » sur terre. Etymologiquement, le mot signifie remplaçant, lieutenant (dans le sens de « tenant lieu »), successeur, vicaire, suppléant, etc. C’est dans cette acception que le mot calife sera entendu dans cet article. Il ne faudra donc pas le confondre avec le mot califat employé abusivement pour certains pouvoirs politiques ou des dynasties royales de l’histoire musulmane.

 

Dans l’exercice de sa fonction, tout remplaçant, tout lieutenant, se voit attribuer des missions dont il a la charge dès que vient à s’absenter celui dont il est le remplaçant. Ce serait un non-sens qu’en présence de la personne compétente et qualifiée, quelqu’un d’autre agisse comme remplaçant et accomplisse aussi les mêmes tâches que la personne présente est en train d’accomplir ès qualités.

Cela dit, au sujet de la lieutenance de l’homme attribuée par Dieu, une question se pose : étant donné que Dieu est continuellement et éternellement présent et manifeste, il est impossible de Lui attribuer une absence ni même de se la représenter, car la perception d’un être illimité ne peut pas coexister avec la perception de ce qui est sujet à limite ou à absence.

En quoi consiste alors cette lieutenance de l’homme, sachant que Dieu se trouve à l’origine, au retour, à la manifestation et à l’occultation de toute chose ?

« Lui, l’Initial et le Final, le Manifeste et le Caché ; Lui, Connaissant de toute chose » (Al-Hadîd (Le fer) ; 57 : 3)

Comment pourrait-Il avoir besoin, fut-ce un seul instant, d’un remplaçant, Lui, le Seigneur du monde, du visible et de l’invisible et dont la domination s’exerce en acte sur tout l’être, par la science et le regard ? Aucun groupe de personnes ne peut se retirer pour une réunion sans qu’Il y soit présent et soit témoin de tout ce qui se dit et au courant de ce pourquoi elles sont réunies ; comment alors se désignerait-Il un remplaçant ?

« Ne vois-tu pas qu’Allah sait ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Pas de conversation secrète entre trois sans qu’Il ne soit leur quatrième, ni entre cinq sans qu’Il n’y ne soit leur sixième, ni moins ni plus que cela sans qu’Il ne soit avec eux, là où ils se trouvent. Ensuite, Il les informera, au Jour de la Résurrection, de ce qu’ils faisaient, car Allah est Omniscient.) » (Al-Mujadila (La discussion) ; 58 : 7)

Pour répondre à cette question, il faut dire que ce qui est visé par la position de lieutenance de l’homme parfait est que lorsqu’un être humain atteint sa perfection et parvient au terme de son devenir fixé par Dieu, il devient un miroir parfait de Dieu. Ainsi, de par le but de sa création qui est de refléter les perfections divines, l'homme a reçu de Dieu la lieutenance afin que ceux qui ne peuvent contempler Dieu directement, sans intermédiaire, puissent le faire par l’intermédiaire de l’homme parfait, en proportion de leur capacité à contempler le Seigneur des univers et en proportion de la capacité de l’homme parfait à refléter Dieu. Parce que l’homme parfait n’est pas Dieu, mais un être qui conduit à Dieu.

Avec cette explication, la réalité de la lieutenance de l’homme se ramènera à être le lieu de manifestation de Dieu, car c’est cela le sens technique du califat de l’homme et le concept propre de la lieutenance de Dieu évoqué dans les discussions relatives à l’unité divine.

 

Il existe plusieurs façons d’envisager la description de la modalité opératoire du califat humain. Nous allons en examiner trois afin d’en dégager un cas parfait. Ces trois significations sont : le califat personnel, le califat général (ou universel) et le califat collectif. Cela veut dire que : 1) soit une personne a reçu personnellement la charge de calife et qu’elle lui est exclusive ; 2) ou bien que le califat appartient à un groupe de personnes ayant atteint le rang et la qualité d’hommes parfaits (qui incluent aussi les femmes) et constituant un ensemble solidaire et complémentaire, doté d’une unité générale ayant la charge de représenter Dieu à chaque époque. Ou bien encore ; 3) un groupe d’hommes (et de femmes), - pas une seule personne ou un groupe en général -, qui seraient tous les représentants de Dieu.

Dans le premier cas, mis à part une personne bien précise, les autres humains seront privés de l’accès à cette station. Par exemple, on affirmera qu’hormis le Prophète de l’islam (s), les autres prophètes et saints ne seront pas investis de cette charge de représentant de Dieu. Et cette hypothèse est à coup sûr erronée.

Mais selon le deuxième cas, à savoir la représentation générale, elle comprend tous les prophètes et tous les saints sont des califes de Dieu sur terre. Sur le plan de l’être, ces derniers sont tous dotés d’une unité générale. Ainsi, on peut affirmer que dans l’ensemble de la création, il existe une réalité spécifique qui a la charge de représenter Dieu sur terre, cette réalité se manifestant sous la forme d'une personne à chacune des époques ayant la charge d'exercer la fonction de lieutenant de Dieu sur terre.

Naturellement, dans cette hypothèse, il n’est pas question de dire que l’humanité en tant que genre au sens logique, soit la représentante de Dieu et que chaque individu de ce genre humain parvienne au rang de calife de Dieu. Ce que l'on entend ici par l'emploi du mot genre est une sorte particulière, une catégorie d’hommes et de femmes qualifiés pour ce rang céleste.

 

Dans le cas de la représentation collective, qui est la troisième façon d’envisager la représentation de Dieu, il n’est plus question d’unité personnelle ni d’unité générale. Autrement dit, il n’existe aucune forme d’unité réelle dans cette hypothèse ou pour le moins, il est difficile d’en prouver l’unité réelle. Parce que, dans ce cas, outre l’unité des individus, il faudrait envisager une autre unité. Par exemple, si nous considérons un ensemble composé de dix individus, on peut aussi se représenter un autre individu qui serait le onzième et que l’on pourrait considérer comme faisant partie du groupe des dix. Il est ainsi impossible de démontrer que cette unité puisse être considérée comme réelle. A moins de considérer cette unité comme une unité figurée, fictive et que nous l’admettions par l'imagination qui rend toute chose possible, comme c'est le cas dans les domaines financiers et juridiques qui définissent des personnalités morales et non physiques. Cette sorte d’unité figurée est admise entre des ensembles d’individus, elle est même une solution convenable et pratique. Par exemple, un certain nombre d’associés créent une société commerciale au nom de laquelle ils agissent. On dit que cette société possède une personnalité morale ou juridique, qui fait qu’elle est responsable juridiquement.

 

En tenant compte du fait que la représentation de Dieu sur terre est une charge réelle et nécessite des qualités réelles qui sont indispensables pour chaque époque et chaque génération, il devient clair que parmi les trois cas évoqués précédemment, le premier et le troisième cas de figure ne devraient pas être retenus. Ainsi, en se basant sur la première description (califat personnel), l’humanité n’aurait bénéficié du califat qu’à une seule époque lointaine et dans un territoire particulier, tandis que les autres époques et pays seraient restés privés de la vie sur la base de la vérité en bénéficiant de la présence du califat divin. Cette représentation du califat ne serait pas compatible avec l’immense espace embrassé par le califat divin tel qu’il est défini par le Coran : « Certes, Je vais instituer un lieutenant sur la terre » (Al-Baqara (La vache) ; 2 : 30).

De même sur la base du troisième cas (califat collectif), l’idée qui prévaut est que le représentant de Dieu n’est pas doté d’une unité réelle et ce bien que la position de représentant de Dieu doive être une position réelle et non fictive, de même que ses effets et ses qualités, en particulier ce qui est relatif à l’enseignement des Noms divins. Et cette mission est impossible à accomplir sans une unité réelle du représentant.

Il s’ensuit que l’on ne peut considérer comme valide et acceptable que le deuxième cas, celui du califat spécifique. Et cela d’ailleurs avec cette condition complémentaire à savoir qu’une telle unité doit revenir à une unité de degré. Ce qui veut dire que dans le monde en acte, il doit exister de façon réelle une station, une position, une charge dénommée « Charge de représentant de Dieu ». Et alors, toute personne qui, de par ses compétences spirituelles, ses connaissances dans le domaine divin, ses actions et aptitudes pratiques, possède le niveau requis, pourrait accéder à cette charge. Et ainsi, après cette explication, il devient clair que l’unité générale aussi ne peut pas prétendre à cette station réelle.

Car la haute charge du califat et de représentant de Dieu ne relève pas du concept et de la quiddité abstraite (abstraction philosophique) : tout ce que cette lourde charge califale entraîne comme influence dans l’être, les qualités et effets réels, concerne le domaine de l'existence même, du réel, et de la vérité profonde de chaque être.

Pour conclure ce point, disons premièrement que le califat divin relève de la catégorie de la perfection réelle et non théorique ou figurée. Deuxièmement, sa réalité se situe dans l’axe de l’être et non pas dans celui du concept ou de la quiddité. Troisièmement, la réalité de l’être est graduelle et non univoque. Quatrièmement, l’identité des califes de Dieu et des saints divins participe à l’être mais de façon inégale, chacun selon son degré. Cinquièmement, le principe du califat se rapporte à un degré particulier de l’Être qui est le niveau minimum et partagé par tous. Sixièmement, l’inégalité des degrés après l’obtention du degré minimum est nécessaire.

 

Un exemple d’effet réel dans la station du califat divin

 

Pour mettre en lumière cette réalité que le représentant de Dieu exerce une large influence pratique et cognitive dans l’axe de l’existence, nous pouvons apporter en témoignage quelques passages du Coran. L’un des plus remarquables est l’épisode de l’ordalie (mubâhala), évoqué dans la sourate Âl-‘Imrân (La famille de ‘Imrân ; 3) et qui constitue l’un des plus grands miracles du Coran. L’accès à ce miracle est d’ailleurs ouvert à tous les aspirants à la voie et aux gnostiques et l’on peut encore de nos jours prouver, par ce moyen, la légitimité de l’islam face aux adversaires, à condition que ce serment soit engagé par un homme bien averti des choses spirituelles et qu’il opère dans le cadre strict des principes islamiques. Cela n’est pas donné à n’importe qui, juste parce qu’il serait musulman et surtout pas pour n’importe quel motif de divergence secondaire.

 

Un jour, l’Envoyé de Dieu (s) s’entretint avec des représentants chrétiens venus à Médine au sujet de Jésus, fils de Marie (as), disant que Jésus était un serviteur de Dieu et non Son fils. Il apporta des arguments en vue de prouver cela et compara le cas de Jésus à celui d’Adam que Dieu a créé à partir de terre, sans parents, comme cela est d’ailleurs admis par toutes les religions du Livre, y compris les Evangiles :

« Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis il lui dit: "Sois", et il fut. » (Âl-Imrân (La famille de ‘Imrân) ; 3 : 59)

Cela revenait à dire en substance aux docteurs du Christianisme : vous qui avez accepté la création d’Adam sans père et même sans mère, de par les enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament, comment vous montrez-vous incrédules au sujet du fait que Dieu puisse créer Jésus (as) sans père, alors qu’Il a créé Adam sans père ni mère ?

Mais les docteurs chrétiens persistèrent dans leurs croyances et ne cédèrent pas devant les arguments de l’Envoyé de Dieu (s). Comme la question s’était déplacée du domaine de la raison et de la preuve vers l’espace de la passion et de la dispute partisane, Dieu donna l’ordre à Son Prophète (s) de proposer le jugement de l’ordalie (mubâhala) pour couper court à la discussion :

« A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n’as qu’à dire : "Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction de Dieu sur les menteurs.)  ». (Âl-Imrân (La famille de ‘Imrân); 3 : 61)

Après avoir reçu ce commandement divin, l’Envoyé de Dieu (s) convoqua l’Imam Ali, l’Emir des croyants, Fatima al-Zahrâ, les imams Hassan et Hossein (la paix sur eux tous) et ils se rendirent tous vers la place publique où devait se tenir le jugement de l’ordalie. Mais cette foi imposante, cette gloire céleste jeta le désarroi parmi la délégation des chrétiens qui décidèrent de se retirer de cette épreuve et de retourner chez eux.

Ce qui attire l’attention dans ce cas de la mubâhala est la parole du Prophète (s) adressée aux docteurs de la religion chrétienne disant : venons tous avec tout ce qui nous est cher, avec tout notre être, tournons-nous vers Dieu et invoquons sa malédiction sur ceux d’entre nous qui sont des menteurs.

En examinant de plus près cet appel du Prophète (s), on voit que dans cette épreuve qu’il propose, il n’est pas seulement question d’invoquer la malédiction auprès de la Présence divine pour faire descendre la malédiction sur les menteurs car dans ce cas, il aurait dit : « Rendons nous devant Dieu et demandons-Lui de maudire les menteurs. » Or il est question plutôt de ce que « nous allons, nous-mêmes, faire retomber la malédiction de Dieu sur ceux dont la croyance est fausse, qu’il soit clairement établi entre les mains de qui sont les rênes du califat divin et devant la Présence divine, qui tient de la part de Dieu la délégation du pouvoir pour faire descendre la malédiction et infliger aux menteurs le châtiment.

C’est alors que l’étendue de cette charge sublime nous fera comprendre que la malédiction est un acte de Dieu, non Sa parole. Comme cela est arrivé à Iblis qui a été atteint par un acte divin qui le frappera jusqu’à la Résurrection :

« ... Et sur toi malédiction jusqu’au Jour de l’allégeance » (Sâd ; 38 : 78). »

Par conséquent, dans cette scène, il n’est pas question que le Prophète (s) se prépare pour l’ordalie en prononçant des phrases comme « Mon Dieu, maudis les menteurs ! » ou « que la malédiction de Dieu soit sur les menteurs ! » car il est du domaine de ses attributions universelles, par la permission de Dieu - exalté soit-Il -, d’avoir entre ses mains les rênes de la malédiction et, de par son statut de représentant de Dieu, de faire retomber le châtiment divin sur les injustes et les menteurs. Il s’agit ici d’une réalité universelle qui relève de la catégorie des actes et de l’agir et non pas de celle de la parole ou du discours.

Bien entendu, il faut aussi garder à l’esprit ce point que la réalité de la malédiction ne consiste en rien d’autre qu’en la suspension de la bonté et de la clémence divine.

Parce que la correspondance existant entre la bonté et la malédiction est en termes de logique du même genre que la correspondance existant entre le néant et l’avoir.

C'est-à-dire que lorsqu’il n’y a pas de lumière s’installe ipso facto l’obscurité et la privation de science n’est rien d’autre que l’ignorance et l’illettrisme. L’absence de bonté est la malédiction même. Et on ne peut pas évoquer la malédiction, face à la bonté divine, comme une chose dotée de l’être. Il s’ensuit que seul pourrait faire descendre la malédiction de Dieu sur les pécheurs celui qui aurait en main la clef de la bonté divine.

Ainsi, cette clé qui parfois ouvre la porte et parfois la ferme, se trouve dans la main du Représentant parfait de Dieu, en l’occurrence le Noble Prophète (s) et les Immaculés participant à cette clé céleste sont les Gens de sa Maison, c'est-à-dire Ali, Fâtima, Hassan et Hossein (as). Il s’agit de questions qui jouent un rôle essentiel dans la connaissance du Prophète de Dieu et des Gens de sa Famille (s). C’est la raison pour laquelle lorsque nous voulons exprimer notre vénération à ces éminents représentants de Dieu, nous leur disons : « Toute victoire, toute bénédiction, tout soutien matériel, toute nourriture, etc., nous parvient par votre intercession. C’est par votre intermédiaire que Dieu, exalté soit-Il, ouvre ou referme les portes de Sa bonté et de Sa miséricorde et c’est par votre présence bénie que la pluie vient arroser la terre et que le ciel est empêché de retomber sur la terre… »

« C’est par vous que Dieu a ouvert la création et c’est par vous qu’il la clôturera. C’est par vous qu’il fait tomber la pluie et c’est par vous qu’il retient le ciel de tomber sur la terre, par Sa permission… »

Ces expressions célestes se réfèrent en réalité à quelques uns des effets réels de la représentation de Dieu et à un aspect des bénédictions dues à l’existence du calife de Dieu.

Si nous ne pouvons pas accéder à cette station sublime du Royaume céleste et à cette cime de la représentation de Dieu, nous devons quand même nous efforcer de figurer parmi les rangs des Hommes sincères, afin que la porte de la miséricorde divine s’ouvre pour nous grâce à l’intercession des représentants parfaits de Dieu, exalté soit-Il. Car de même que les rênes de la malédiction des menteurs se trouvent, de par la permission de Dieu, dans les mains de l’Envoyé de Dieu (s) et de sa Famille, la clé de la miséricorde divine est aussi dans leurs mains et parallèlement à la malédiction qu’elle porte sur les menteurs, elle dirige la miséricorde divine vers les véridiques. Par conséquent, la véracité des croyants peut faire de ces derniers les compagnons de ceux qui détiennent les rênes de la bonté divine ainsi que de Sa malédiction et fera ensuite de ces croyants véridiques des combattants qui, au moment d’affronter les ennemis de Dieu, seront eux aussi les possesseurs de la clé de la malédiction et feront descendre, de la part de Dieu, le châtiment et le déshonneur sur le front de l’impiété et de l’hypocrisie. Avec cette même clé, ils ouvriront les portes de la bénédiction et de la bonté spécialement destinées au front de la foi islamique. C’est à ce sujet que le Coran dit :

« Combattez-les ; Dieu [...] vous donnera la victoire sur eux, et guérira les poitrines d'un peuple croyant. Et Il fera partir la colère de leurs cœurs. Dieu accueille le repentir de qui veut. Dieu est Omniscient et Sage. » (At-Tawba (La repentance) ; 9 : 14-15).

 

Oui, si les croyants s’efforcent de préserver leur être spirituel céleste et qu’ils gardent toujours purs leurs yeux, leurs oreilles, leur langue et leur cœur, ils deviendront une voie de l’effusion divine, comme le garantit la tradition sacrée de la proximité à Dieu que confèrent les actes de dévotion surérogatoires (nawâfil). Dans cette tradition, Dieu promet que plus un croyant se rapprochera de Dieu par ses actes de piété, plus Dieu agira à sa place. Dieu sera alors sa langue, ses yeux, ses mains et son cœur…

Ses effets seront toujours réels et non métaphoriques, c'est-à-dire que leur manifestation se fera extérieurement et pas dans le mental. Et cela, à son tour, est une illustration d’une dimension de la station de représentant de Dieu

Ainsi, d’après tout ce qui précède, on voit que le califat de l’homme au nom de Dieu ne signifie pas qu’un être adamique agisse en l'absence de Dieu, exalté soit-Il, et qu’il assure l’intérim à chaque fois que Dieu s’absenterait, parce que de par son essence et comme cela est maintes fois souligné dans le Coran, l’homme ne possède aucun pouvoir de s’attirer un profit, ni d'écarter une perte, ni de décider de sa mort ou de prolonger sa vie.

Un tel être est en soi dans une incapacité totale. Par conséquent, le sens véritable du califat humain au nom de Dieu consiste dans la manifestation en l’homme des Noms et attributs sacrés de Dieu et par la présence d'un Homme Parfait manifestant les attributs divins de beauté et de majesté.

Mubâhala signifie littéralement « la prière mutuelle », mais renvoie à une forme de résolution des conflits religieux dans la tradition islamique (en arabe : مباهلة maudissant). When the argumentations from both sides fail to resolve a religious issue, the parties jointly pray Allah to cast His curse on whichever of the two parties is false. Lorsque les argumentations des deux parties ne parviennent pas à résoudre une question religieuse, les parties prieront conjointement Allah de jeter sa malédiction sur le menteur qui est loin de la miséricorde et fera Since curse means 'moving someone far away from the divine mercy' and moving far away from mercy is being close to divine wrath—therefore, the essence of the meaning is: Wrath be on the liar.face aux conséquences du mal. La mubâhala est une sorte d'épreuve ou un appel à l'épreuve peut être plus important que l'exécution de celui-ci... L'événement est mentionné dans le Coran et exégèses, où le Prophète (s) reçut l'ordre d'inviter les parties à régler le différend concernant la nature de Jésus.

 

(Ahl al-Bayt) Dans la tradition musulmane, l’expression Ahl al-Bayt désigne les proches de Mohammad (s). Les Sunnites et les différentes branches du chiisme ne donnent pas tout à fait le même contenu à cette expression. Selon les traditions chiites, la définition de Ahl al-Bayt aurait été donnée par le messager de Dieu lui-même (s) dans le « hadith du manteau » et désignerait : Ali, Fatima, Hassan et Hossein (as). Pour les sunnites, le champ des gens de la maison est plus large et comprend un plus grand nombre des descendants du Prophète (s).

 

 

 

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