Le Coran dans le cœur de Hâfez

 

Le lien entre la littérature et la Révélation

 

La féconde littérature persane doit aussi sûrement sa richesse, sa splendeur, sa grandeur à l’influence de notions coraniques et de l’inimitabilité de l’expression et de la langue du Coran. Dès le début, comme une source jaillissante et tumultueuse, le Coran est sorti de la montagne de la Révélation que fut le Cœur de l’Envoyé de Dieu (s) pour aller se répandre dans les terres assoiffées et prêtes des cœurs de ses compagnons et de ses auditeurs. Depuis, les graines et noyaux qui n’avaient jamais vu d’eau ni de soleil ont germé, se sont épanouis et ont donné leurs fruits, et partout où se trouvaient une oreille et un cœur attentifs, il s’est fait connaître à lui.

Sans une compréhension claire et pertinente de la fonction de la révélation et des paroles du Prophète (s), on ne comprendrait rien à la littérature complexe et hermétique du peuple et de la nation iranienne. La langue et la littérature persanes sont intimement liées au Coran aussi bien dans la forme que dans le contenu, et il arrive souvent que l’expression soit profondément marquée par les figures de style élaborées du Noble Coran. Quiconque est familier avec le Coran et la littérature ne pourra que reconnaître cela et l’accepter.

 

Les emprunts lexicaux et sémantiques au Coran

 

L’une des principales illustrations de la communication entre ces deux traditions (celle de l’islam et celle de l’Iran) est la poésie de Hâfez qui emploie une méthode spéciale, au point que l’on peut affirmer que la poésie de Hâfez est le point culminant de cette intimité entre la culture iranienne et l’islam.

Hâfez et son Dîvân sont la quintessence de cette harmonie et de cette fusion des enseignements de l’islam avec la tradition tardive de la langue et de la littérature persanes.

Le regard nouveau qu’a porté Hâfez sur le patrimoine ancien et sa présentation complètement renouvelée de ce patrimoine ne seront sans doute jamais répétés, autant qu’on peut dire d’une œuvre artistique remarquable qu’elle ne sera jamais égalée. L’emploi des hautes notions coraniques dans une perspective tout à fait originale est l'une des caractéristiques de la poésie de « l’Interprète de l’Invisible » ou Lisân al-ghayb comme on a, depuis, surnommé Hâfez.

Des vocables comme zakât, nisâb, hosn, hadd, kamâlmeskîn, faqîr sont tous des mots de la langue arabe apparaissant dans le Coran (excepté le mot hosn qui n’apparait pas sous cette forme nominale) et qui sont employés techniquement dans le vocabulaire juridique (fiqh). Ces termes empruntés à la terminologie juridique prennent des significations figurées, une coloration et une tonalité tout à fait autres, dans l’art poétique de Hâfez. Il crée ainsi une image amoureuse la plus éloquente dans le domaine de la culture islamique :

 

Nesâb-e  hosn dar hadd-e kamâl ast

Zakâtam deh ke meskîn-e faqiram

 

La beauté a atteint la perfection

Fais-moi part de l’aumône légale car je suis un pauvre, un indigent

(Ghazal : 332, 2)

 

Hâfez dit ici : « Ta beauté dépasse la limite imposable, verse m'en une part car je suis indigent, c'est-à-dire un ayant-droit à bénéficier de la recette de l’impôt ». Hâfez emprunte ici l’image du droit musulman pour exprimer son aspiration à la beauté divine. Le mot « nesâb » se définit comme le seuil imposable dans la fiscalité musulmane, celui à partir duquel on doit payer. Certains impôts étant prélevés en nature, Hâfez en profite pour accentuer sa métaphore et réclamer à percevoir en « surcroît de beauté » ce qui lui revient comme droit de cet impôt versé par les riches au profit des pauvres.

Celui qui a un surplus de beauté doit en céder une part à celui qui l'est moins afin de respecter le principe de justice. De même, celui qui vit dans l'extase que provoque l'ivresse de l'amour doit aussi s'efforcer de partager sa félicité avec les malheureux qui n'ont pas encore eu la chance d'y accéder.

 

Sans doute, l’emprunt de cette terminologie coranique est aussi une indication de la grande familiarité du grand maître Hâfez, à toutes les étapes de sa vie, avec les paroles révélées. Car en prêtant attention à ses poèmes lyriques, ghazals, on voit clairement que cet emprunt concerne aussi bien le vocabulaire que le contenu et les significations.

Il y a beaucoup d’occurrences de ce genre d’emprunts imagés dans la poésie de Hâfez, et les relever toutes pour les évaluer mériterait une étude spéciale.

 

Comment Hâfez imagine et crée des ambiances spirituelles

 

Au sujet de la place qu’occupe le Coran dans la vie et l’œuvre de Hâfez, force est de constater que Hâfez a beaucoup fait usage, par plusieurs voies, des notions, récits, contenus spirituels, vocabulaire, expressions et autres techniques littéraires utilisées dans le Noble Coran, afin de rendre sa poésie plus féconde, plus belle, plus attrayante et plus puissante. Ce à quoi il faut prêter encore plus d’attention sont les moyens d’expression du Coran récurrents dans son œuvre poétique, qui consistent en des techniques de représentations innovées, la conception de motifs d’auréoles, la description des conflits de l’orateur avec ses états intérieurs, l’emploi recherché de l’amphibologie, de l’ambivalence et de l’équivocité des mots, le tout pour servir une éloquence inégalée. La musicalité étrange et frappante des mots, la composition et surtout l’intra-textualité que la connaissance parfaite du Coran par Hâfez a permise, forment le pilier le plus ancré de sa musique des mots et des phrases.

La façon dont Hâfez traite des récits coraniques, l’ambiance spirituelle, les personnalités et les thèmes fondamentaux du Coran révèlent réellement la profondeur de la conscience de Hâfez face au phénomène coranique et la place et le rang de sa poésie. A titre d’exemple, nous pouvons évoquer la façon dont Hâfez traite l'un des plus beaux et des plus importants thèmes du Coran et qui est réellement à la base de la doctrine coranique de la connaissance de l’homme et de l’univers. Ce thème est celui du récit de la création d’Adam, en particulier de la séquence où les anges reçoivent l’ordre divin de se prosterner devant Adam au moment où Adam pénètre dans le Jardin, puis de la désignation d’Adam comme lieutenant de Dieu sur terre. Ce récit est rapporté de façon disséminée dans plusieurs sourates du Coran de sorte à en faire ressortir à chaque fois un aspect spécifique.

Hâfez a en tête tous les éléments du récit. Il les insère dans sa poésie comme le fait le Coran, sans souci de linéarité autre que celui du sens. Il ne raconte pas, pour la énième fois, l’histoire comme le ferait un auteur soucieux d’expliquer aux enfants les histoires des saints, en soulignant faits et miracles. Il suppose que son lecteur possède une culture coranique minimale. Il ne prête attention qu’aux sens, aux significations telles qu’il les perçoit en tant que poète éminemment inspiré qu’il est. Il en transpose les goûts et les couleurs ainsi que l’authenticité, mais avec sa langue, sa verve, sa lyre captivante et en fait jaillir les significations comme des révélations nouvelles.

 

Malak dar sajdeh-ye Âdam zamîn bûs-e to niyat kard

Ke dar hosn-e to lotfî dîd bîsh az hadd-e ensânî

 

L’ange en se prosternant devant Adam pensa baiser la terre devant Toi

Car il vit dans ta beauté une grâce qui dépasse la capacité humaine

(Ghazal : 474, 5)

 

Et encore:

 

Pedaram rowze-ye rezvân be do gandom beforûkht

Nâ-khalaf bâsham agar man be jovîn afrûsham

 

Mon ancêtre a vendu le Jardin d’Eden pour deux grains de blé

Je ne serai pas de sa race si je ne le vends pas pour un grain d’orge

(Ghazal : 340, 6)

 

Et :

Dar ‘eysh-e naqd kûsh ke chon âbkhor namând

Âdam behesht rowze-ye dâr ol-salâm râ

 

Pratique le carpe diem, (profite du moment présent)! Car lorsque la source se tarit et la nourriture manqua 

Adam abandonna le paradis, demeure de la paix!

(Ghazal : 7, 6)

 

 

Un art créatif au service de l’expression des notions coraniques

 

Tout au long de l’histoire de la littérature persane, on a moins prêté attention aux procédés d’expression utilisés par Hâfez pour la présentation de sa créativité, à la description des modèles saillants de la spiritualité, aux tentatives réussies par l’orateur pour établir un lien symbolique avec la trame intérieure du récit coranique, qu’aux influences coraniques directes, claires et évidentes que Hâfez a subies et voulues. Il semble que ce que Hâfez avait à l’esprit au sujet du Coran, et qu’il n’a jamais cessé de clamer soit plus qu’une influence directe du Coran. Car cela, bien qu’il soit louable et appréciable, même l’art de n’importe quel artiste moyen, pourrait s’en vanter. Ce qui a fait que Hâfez soit devenu Hâfez et plus spécialement « l’interprète de l’invisible » (lisân al-ghayb) dans sa façon de « lire » le Coran et de s’en faire l’interprète poétique, c’est le regard profond, minutieux et créatif qu’il a porté sur la structure esthétique du Coran, et sa compréhension parfaite des techniques d’expression de ce Livre éternel, ce que personne avant lui n’avait entamé ni même entrevu. Hâfez a pris conscience du mystère captivant de la Révélation et du miracle de l’esthétique coranique, dans le fond et dans la forme, grâce à sa longue fréquentation du texte coranique, ses méditations, ses longues retraites spirituelles de quarante jours (tcheleh) qu’il s’est imposées tant de fois, ses veilles épuisantes…

Il savait fort bien combien la forme, le message et la langue avaient de pouvoir pour captiver les cœurs et capturer les esprits quand ils sont mis en harmonie avec la musique de la parole. Il est possible de dire que la route de Hâfez conduisait à ces merveilles du monde de l’inspiration, car dès le début, c’est la beauté de son âme qui en fait « l’interprète de l’Invisible ». C’est ici une question qu’il faudrait examiner avec minutie, attention et une grande culture littéraire et coranique servie par un sens esthétique et un talent dans l’expression, exceptionnels.

Il est possible que ce soit là que réside le secret que Hâfez a chanté tant et tant de fois dans les différentes manifestations de sa poésie, comme dans les vers suivants :

 

Nadidam khoshtar azs he’r-e tô Hâfez

Be Qor’ânî ke andar sîne dârî

 

Je n’ai rien vu de plus beau que ton poème, Hâfez

J’en jure par le Coran que tu as dans ton cœur

(Ghazal : 447, 7)

 

Ou :

Hâfezâ ! dar konj-e faqr o khalvat-e shabhâ-ye târ

Tâ bovad verdat doâ o dars-e Qor’ân gham makhor

 

Hâfez ! au recoin de la pauvreté et de la solitude des nuits noires

Tant que tu t’astreindras à prier et à étudier le Coran, ne te désole pas

(Ghazal : 255, 10)

 

Ou :

‘Eshqat resad be faryâd gar khod be sân-e Hâfez

Qor’ân ze bar bekhânî bâ chârdah revâyat

 

L’Amour te viendra en aide, si comme Hâfez

Tu connais par cœur le Coran dans ses quatorze recensions

(Ghazal : 94, 11)

 

 

Attachement et dépendance à l’égard du Coran

 

Un regard sur la fréquence d’apparition des thèmes coraniques dans la poésie de Hâfez suffira pour mesurer l’influence et la place du Coran dans son cœur et son esprit. Certains ont soutenu que l’influence de la langue et de l’éloquence du Coran se rapporte à l’époque de sa jeunesse et aux prémisses de son art poétique, et en ont par conséquent conclu que la poésie de Hâfez était libre de toute contrainte ou engagement. Or ce jugement est erroné parce que les ghazals, comme on appelle les poèmes de Hâfez, ne sont pas datés de telle sorte qu’il soit possible de dire avec certitude de certains d’entre eux qu’ils remontent à telle ou telle période déterminée de la vie de Hâfez. Les spécialistes considèrent que cela ne serait possible que pour une infime partie du Divân. Cela réfute la thèse précédente.

Il semble au contraire que Hâfez n’a jamais pu ni voulu détacher son cœur de sa vaste culture coranique, ni renoncer à l’employer dans son travail de poète ni accepter d’en diminuer la force. Nous croyons aussi que le regard qu’a porté Hâfez, dans sa carrière poétique, sur le monde et sur le Coran en particulier, a évolué et changé au cours des différentes étapes de sa vie.

Dès le début, quand il a posé les fondations de la loi (sharî’at) de sa poésie, avec la voie (tarîqat) de la douleur et du besoin, il a construit à l’intérieur de lui-même la voie de la spiritualité. A la fin, il est parvenu à la réalité protectrice et à la maîtrise des significations coraniques, puis de la lucarne du « novice dans la voie » ; il est sorti pour mettre le pied dans l’espace de celui qui est « parvenu à l’union » et toute chose lui est apparue désormais différente dans son ciel à lui. Si l’on veut examiner l’ampleur de l’influence du Coran sur l’esprit et la langue de Hâfez, il faut commencer par considérer avec attention les domaines suivants : le vocabulaire, les allusions, les citations, les tournures, les figures de style, etc.

 

Exemples d’influence directe du Coran dans l’œuvre de Hâfez

 

Tout au long du recueil de poèmes, qu’on appelle Dîvân en persan qui a donné divan en français, de Hâfez de Shîrâz, surnommé « Hâfez à la parole douce », Hâfez shîrîn sokhan, règne la présence plus ou moins ressentie, de la marque toujours transparente gravée par le Coran dans l’âme de Hâfez. Plus l’auditeur ou le lecteur des paroles de « l’interprète de l’invisible » aura de familiarité avec la Parole divine, plus cette manifestation sera évidente.

Et pour mieux faire comprendre cela par l’illustration, voici quelques exemples :

 

Dâm sakht ast magar yâr shavad lotf-e Khodâ

Varna Âdam nabarad sarfeh ze shaytân-e rajîm

 

La tentation est forte, à moins que ne vienne en aide la bonté divine

Sinon l’homme ne pourra pas l’emporter sur le satan lapidé

(Ghazal : 367, 10)

 

Et :

Neshât-e eysh o javânî cho gol ghanîmat dân

Ke Hâfezâ nabovad bar rasûl gheyr-e balâgh

 

Comme la rose, profite de la gaieté de la vie et de la jeunesse

Car, O Hâfez, il n’incombe à l’envoyé que de transmettre

(Ghazal : 295, 7)

 

Ici, il y a une allusion au verset 18 de la sourate 29 de l’Araignée : «… Il n’appartient à l’Envoyé que la communication explicite »

Et :

Dar tarîqat harche pîsh-e sâlek âyad kheyr-e ûst

Dar serât-e mostaqîm ey del kasî gomrâh nîst

 

Sur la Voie tout ce qui advient au pèlerin est pour son bien

Mon cœur, personne n’est égaré sur le Pont qui mène droit au Paradis

(Ghazal : 71, 2)

 

Le Serât, traduit ici par Pont, apparait en plusieurs sourates du Coran. Il est trop connu pour ignorer ou nier son origine coranique.

Et :

Bang-e gâvî che sedâ bâz dahad ‘eshve makhar

Sâmerî kîst ke dast az yad-e beyzâ bebarad

 

Quelle beauté y a-t-il dans le beuglement d’un veau d’or, ne sois pas dupe

Il y a loin entre le Samaritain et Moïse faiseur de miracles ?

(Ghazal : 128, 7)

 

Le Coran rapporte que lorsque Moïse est parti au rendez-vous de Dieu pour recevoir de Lui les Tables de la Loi, un homme appelé le Samaritain a profité de l’absence de Moïse pour persuader le peuple d’Israël de fabriquer l’idole du veau d’or puis de le faire beugler par un moyen magique. Mais les miracles de Moïse sont autrement plus convaincants et plus probants. Le récit se trouve dans la sourate Tâ-Hâ (20 : 88).

 

Âsemân bâr-e amânat natavânest keshîd

Qor’e-ye kâr be nâm-e man-e divâneh zadand

 

Le ciel n'a pas pu supporter le poids du dépôt

Le sort en a fait retomber la responsabilité sur le fou que je suis

(Ghazal : 184, 3)

 

Ce vers est aussi une allusion évidente aux 2 versets à la fin de la sourate Al-Ahzâb ((Les coalisés) ; 33), où il est question du dépôt de confiance que Dieu a voulu confier aux cieux et à la terre mais que ces derniers ont refusé. Ils n’avaient pas la capacité de porter une telle responsabilité. Quand Dieu lui en fit la proposition, l’homme l’accepta. L’homme est depuis tenu pour responsable du sort de toute l’existence. Dieu a qualifié l’homme de très ignorant, d’ignorantissime (jahûl). Hâfez a traduit poétiquement ce dernier sens par folie, l’homme étant fou d’accepter cette lourde charge - même s’il est en même temps l’être le plus intelligent qui soit dans la création terrestre.

Comme nous l’avons dit, de telles influences sont trop fréquentes dans le Divân de Hâfez. Plus on le lira, plus on se convaincra que Hâfez baigne et fait baigner son lecteur dans une atmosphère coranique. Ce thème mérite qu’une recherche universitaire lui soit consacrée.

Mot par lequel on désigne en persan l’ensemble de l’œuvre poétique d’un auteur.

Khâjeh Shamseddin Mohammad Shirâzi, Hâfez, parle au nom du monde invisible, du monde suprasensible. Le surnom de Lisân al-ghayb", l'interprète des secrets de l'invisible", lui a été donné après sa mort.

Zakât : C’est l’impôt religieux prévu par le droit musulman et destiné principalement aux pauvres et indigents musulmans ou non-musulmans. La zakât est une charité obligatoire dans l’islam.

(En arabe : nisâb) : C’est la quantité au-delà de laquelle un prélèvement fiscal est obligatoire. Minimum imposable sur les produits imposables en nature.

Hosn : beauté.

Hadd : limite.

Kamâl : la perfection.

Meskîn : indigent. Synonyme de faqîr, mais en droit s’applique aux « pauvres » non-musulmans qui doivent être secourus.

Faqîr : Pauvre. Désigne aussi le pauvre au sens figuré, celui qui reconnait son indigence spirituelle.

Fiqh : Pratique de la jurisprudence en islam. Le juriste est appelé faqîh. Pluriel : fuqahâ.

Ghazal : poème d’amour, lyrique, généralement destiné à être chanté. En Perse, cette poésie était très en vogue comme genre littéraire aux XIIIe et XIVe siècles.

Voir le Coran, principalement les versets 30 à 35, de la sourate al-Baqara (La vache, 2e sourate du Coran).

Tcheleh : Mot de la même famille que tchehel en persan (qui veut dire 40) désignant une période de 40 jours. Dans le soufisme, comme en d’autres traditions, la pratique fixe à quarante jours un exercice spirituel afin de le rendre efficace.

Avoir le Coran dans le cœur fait allusion à la signification du mot hâfez, qui en arabe, signifie gardien et qui désigne les personnes qui gardent, c'est-à-dire qui ont appris par cœur l'intégralité du Coran.

Shari'a désigne en arabe : « le chemin pour respecter la Loi ». Loi telle qu’elle est fixée par Dieu. L’ensemble des prescriptions divines.

Tarîqat : La Voie spirituelle. Chez les confréries soufies musulmanes : l’ordre mystique servant à la transformation de soi, sous la direction d’un Sheikh.

Le Serât : voie, mot qui apparait dans la première sourate du Coran, désigne selon les commentateurs un « Pont »de l’épaisseur d’un cheveu, entre ce monde et le Paradis. Les croyants le traverseront sans chuter, les non-croyants seront pris de vertige et tomberont dans le précipice que ce Pont surplombe.

Jahûl : en arabe forme intensive de jâhil, ignorant. Jahûl est ignorantissime.

 

Photos aléatoire

Masjed Hakim - Ispahan (13) : Masjed Jâmeh' - Ispahan (12) : Imâmzâdeh Esmâ'îl - Ispahan (4) : Mausolée de l'Imâm 'Alî (as) - Najaf (7) : Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (27) : Madresseh Tchahâr Bâgh - Ispahan (6) : Masjed Jâmeh' - Ispahan (20) : Mausolée de l'Imâm 'Alî (as) - Najaf (4) : Imâmzâdeh Esmâ'îl - Ispahan (3) :

Nous contacter

Accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto.
Nom
E-mail
Message *