La vie publique de l’Imâm ‘Alî (as) et de son Excellence Fâtima (as)

 

‘Alî (as)

 

Son Excellence l’Emir des croyants ‘Alî ibn Abî Tâleb (as), est le premier exemple de la perfection de l’enseignement et de l’éducation du noble Prophète (s). L’Imâm ‘Alî (as) fut dès sa plus tendre enfance éduqué dans le giron du noble Prophète (s). Après cela, il le suivit comme son ombre et ce, jusqu’aux derniers instants de sa vie. Il tournait autour de lui comme un papillon autour de la flamme d’une bougie. Dans les derniers instants, lorsqu’il fut séparé de lui, il prit dans ses bras le corps pur de son Excellence (s) afin de l’ensevelir. ‘Alî (as) est une personnalité mondiale et de très nombreux savants et auteurs chiites, sunnites, musulmans et non-musulmans ont écrit des ouvrages autour de sa personnalité. Malgré ces débats et enquêtes innombrables que ses amis comme ses ennemis ont réalisés à son sujet, personne ne peut détecter une faiblesse dans la foi de son Excellence (as), ni dans son courage, sa vertu, sa connaissance, sa justice, ni pointiller sur les autres aspects de sa morale. Car il ne connaissait que la vertu et la perfection, et ne récolta que cela.

 

L’histoire témoigne que ‘Alî (as) est le seul des dirigeants s’étant tenu à la tête des musulmans depuis la mort du noble Prophète (s) à avoir, durant la période de son gouvernement, agi selon la méthode de ce dernier. Pas un cheveu de sa tête ne s’est détourné de la voie du Prophète (s). Il a mis en œuvre les lois de l’islam de la manière même dont le noble Prophète (s) les mit en œuvre de son vivant, sans en tirer le plus petit profit et sans en dévier de la plus légère des façons. Lors du conseil des six ayant été désignés pour élire le calife, selon les recommandations faites par le second calife et après la mort de celui-ci, le califat, après bien des discussions, ballota entre ‘Alî (as) et ‘Othmân. On offrit le califat à ‘Alî (as) à condition qu’il se comporte avec les gens selon la méthode des deux premiers califes. Son Excellence (as) refusa, il dit : « Je n’outrepasse pas mon propre savoir. » Alors, le califat fut offert à ‘Othmân avec les mêmes conditions. Il accepta et devint calife, même s’il adopta une autre méthode par la suite. ‘Alî (as) n’a pas d’équivalent parmi les compagnons du noble Prophète (s) sur le plan de la bravoure, du sacrifice de soi et de l’abnégation dans la voie de la vérité. On ne pourra jamais nier que, dans le cas où ‘Alî (as) se serait désisté, l’islam n’aurait pu être préservé, les mécréants n’auraient eu aucun mal à faire s’éteindre la lumière de la prophétie, que ce soit la nuit de l’Hégire ou après, lors des batailles de Badr, d’Ohod, de Khandaq, de Khaybar et de Honayn, abattant du même coup le flambeau de la vérité.

 

Dès les premiers pas de ‘Alî (as) en société, il eut une vie des plus simples. Du vivant du noble Prophète (as) comme après sa mort, et même, lors de son califat grandiose, il vécut à la limite de la pauvreté, et dans les conditions les plus humbles. Concernant la nourriture, le vêtement et le logement, il comptait parmi les gens les plus modestes, ne s’octroyant aucun privilège. Il a ainsi dit : « Le dirigeant d’une communauté doit vivre de façon à soulager les nécessiteux, ceux qui se trouvent dans la détresse, et non de sorte à susciter chez eux envie et désespoir. » (Al-Nahj al-Balâgha, khutba n° 209). ‘Alî (as) travaillait dans le but de compenser les besoins quotidiens. Il aimait spécialement l’agriculture, plantait des arbres et creusait des canaux d’irrigation. Cependant, tout ce qu’il obtenait de cette manière et tout ce qui provenait des nombreux butins de guerre était partagé entre les pauvres. Lorsqu’il instituait en fondation pieuse (waqf) les terres qu’il avait irriguées, ou lorsqu’il les vendait, l’argent en était distribué aux nécessiteux. Une année, à l’époque de son califat, il demanda qu’on lui apporte les revenus de ses fondations pieuses (awqâf) avant qu’ils ne soient dépensés ; lorsque l’on rassembla les revenus cités, cela faisait vingt-quatre mille dinars d’or.

 

Au cours de toutes les batailles auxquelles ‘Alî (as) participa, jamais il ne saisit un adversaire au collet sans le mettre au sol, jamais il ne tourna le dos à l’ennemi. Il disait : « Si tous les Arabes se liguaient contre moi pour me combattre, je n’aurais crainte ni ne me détournerais. » (Al-Nahj al-balâgha, lettre n° 45). Bien que ‘Alî (as) ait eu ce courage et cette bravoure sans pareil, il était doué d’une bienveillance, d’une amabilité, d’une générosité et d’une noblesse de cœur infinies. Pendant les guerres, il ne tuait pas les femmes, les enfants ni les infirmes, il ne prenait pas de captifs et ne pourchassait pas les fuyards. Lors de la bataille de Siffîn, les soldats de Mo‛âwiya prirent l’avantage, occupèrent la rive de l’Euphrate et privèrent les soldats de son Excellence (as) de l’accès à l’eau. Son Excellence (as) regagna le rivage lors d’un échange sanglant et ordonna après cela que l’on ne coupe pas l’accès à l’eau à l’ennemi. A l’époque de son califat, il recevait tout le monde seul, sans gardes du corps, il allait à pied dans les rues et le bazar, ordonnant aux gens la piété, leur interdisant d’être injustes les uns envers les autres. Avec gentillesse et humilité, il aidait les malheureux et les veuves, logeait chez lui les orphelins sans abris, il subvenait à leurs besoins et les éduquaient.

 

‘Alî (as) accordait beaucoup d’importance à la science et au savoir, et il allouait une faveur particulière à la diffusion de la connaissance. Il dit à ce propos: « Il n’est aucun mal comme l’ignorance. » (Ghurar wa durar Âmadî, hadith n° 819). Lors de la terrible bataille de Jamal (la bataille du chameau), ‘Alî (as) était occupé à disposer les rangs de ses troupes lorsqu’un arabe s’approcha pour lui demander la « signification du tawhîd ». Les gens se ruèrent sur lui de toute part, objectant que ce n’était pas le moment de poser ce genre de question. Son Excellence (as) éloigna les gens de cet arabe et dit : « Nous combattons justement pour faire vivre ces vérités. » Il fit venir cet Arabe auprès de lui, alors même qu’il s’occupait de disposer les rangs, et lui exposa la question de façon éloquente. On a rapporté un récit analogue intervenu lors de la bataille de Siffîn. Il témoigne de la discipline religieuse de son Excellence (as) ainsi que de sa surprenante force divine. Les deux armées s’étaient ruées l’une sur l’autre comme deux océans hurlant tandis qu’un flot de sang jaillissait de toute part. ‘Alî (as) avait rejoint l’un de ses soldats et lui demanda de l’eau à boire. Le soldat en question sortit un bol en bois, le remplit d’eau et le lui présenta. Son Excellence (as) vit une lézarde dans le bol, il dit : « Selon l’islam, il est détestable de boire de l’eau dans un tel récipient. » Le soldat argua : « Alors que nous nous tenons sous une pluie de flèches, dans les éclairs de mille sabres, nous n’avons pas le loisir d’être minutieux à ce point. » La réponse qu’il reçut peut être résumée ainsi : « C’est pour ces prescriptions que nous nous battons, or il ne se trouve ni grande ni petite prescription. » Là, il avança ses deux mains, les joignit ensemble et lui dit d’y verser l’eau du bol. Alors il but. ‘Alî (as) est la première personne à s’être exprimée, après le Prophète (s), au sujet des vérités scientifiques obtenues par raisonnement philosophique – c'est-à-dire sur le mode du raisonnement libre. Il a établi quantité de termes techniques scientifiques. Il a également déterminé les règles de la grammaire arabe afin de protéger le noble Coran de l’erreur et de la retouche, et les a organisées en système. Les vérités scientifiques, les connaissances divines, les questions morales, sociales, politiques et même mathématiques qui nous sont parvenues et qui se retrouvent dans les discours, les lettres et les autres exposés éloquents de son Excellence (as) sont étonnantes.

 

Son Excellence Seddiqa la grande Fâtima (as)

 

Son Excellence Fâtima (as) était la chère fille unique que le noble Prophète (s) aimait. Par sa connaissance, sa foi, sa piété, et les louables qualités, la morale admirable qui se trouvait en elle réunies, elle avait imprégné le cœur pur de son illustre père (s) de bonté et d’amour envers elle. Du fait de sa connaissance, de son ascétisme et de son adoration, elle mérita de la part de son noble père (s) le surnom de ‘maîtresse des femmes’, (Amâlî, Shaykh Mofîd, p. 112, hadith 90/10 ; Bihâr al-Anwâr, Vol. 8, p. 22, hadith n° 15). Le noble Prophète (s) dit : « Satisfaire Fâtima revient à me satisfaire, et me satisfaire revient à satisfaire Dieu. Mettre Fâtima en colère revient à me mettre en colère, et me mettre en colère revient à mettre Dieu en colère. » (‘Ilal al-Sharâ‛i, Vol. 1, p. 186 ; Ma‛ânî al-Akhbâr, p. 303). C’est lors de la sixième année de la mission que le noble Prophète (s) eut Fâtima, de la Dame de l’islam son Excellence Khadija la grande (as). Elle épousa son Excellence l’Emir des croyants, ‘Alî (as), dans la seconde année de l’Hégire. Elle mourut trois mois et quelques jours après la mort de son noble père (s).

Au cours de sa vie, elle n’eut de cesse de préférer la satisfaction de Dieu à sa propre satisfaction. Elle éduqua ses enfants dans sa maison et partagea les travaux de la maison entre elle et sa servante. Elles alternaient ainsi le travail ménager, un jour sur deux. Elle répondait aux questions susceptibles d’intéresser les femmes musulmanes et passait son temps libre en adoration. Elle dépensait dans la voie de Dieu tout ce qui lui revenait de ses biens privés, en particulier les abondants revenus de Fadak. Elle ne gardait rien pour elle hormis le strict nécessaire, et offrait parfois sa part de nourriture de la journée aux pauvres et aux nécessiteux, s’affamant elle-même.

Le discours étendu que son Excellence Fâtima (as) fit dans la mosquée du Prophète (s) pour les compagnons et un groupe de musulmans, et le raisonnement qu’elle tint au premier calife à propos de la confiscation de Fadak, ainsi que les autres discours que l’on connaît d’elle, constituent une preuve manifeste de l’importance de son degré et témoigne de son esprit débordant de courage, d’audace et de résistance. Son Excellence Fâtima (as) est donc la chère fille du Noble Prophète (s), l’épouse de l’Emir des croyants ‘Alî (as) et la mère de onze Imâms et dirigeants de l’islam. Sa descendance est l’unique descendance du Noble Prophète (s). Selon le texte même du Coran, elle jouit du degré de chasteté (sourate Al-Ahzâb (Les coalisés) ; 33 : 33).

Cette bataille prit ce nom du fait que ‘Â’icha, juchée sur un chameau, enjoignit les musulmans à aller combattre ‘Alî (as), accusé à tort d’avoir fait assassiner ‘Othmân, le troisième calife, dont tout le monde voulait la tête, ‘Alî (as) s’étant au contraire efforcé de le sauver.

Le culte du Dieu unique, l’affirmation de l’unité divine.

 

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