L'effet de la remémoration de Dieu dans la vie des hommes

La remémoration ou le rappel de Dieu, qui est principalement ce en quoi consiste le culte religieux, rend le cœur poli et pur et le prépare à recevoir les épiphanies divines. L’Imâm 'Alî (as) a dit au sujet du Zekr qu'il est l’âme de l’adoration de Dieu : « Dieu a fait du zekr l’instrument de polissage des cœurs, qui redeviennent des « entendants » après avoir été sourds, des « voyants » après avoir été aveugles, et dociles après avoir été rétifs. Dieu - que ces bienfaits soient hautement reconnus ! - n’a jamais cessé fut-ce un seul instant et même dans les périodes où Il n’a pas envoyé de prophètes sur terre, d’avoir des hommes avec lesquels Il établit une relation permanente, les entretenant dans leurs pensées et leur parlant dans le secret même de leur intelligence » (Nahj al-Balâgha, Sermon 222).

Ces paroles de l’Imâm 'Alî (as) mettent en lumière la particularité frappante de l’impact de la remémoration de Dieu dans les cœurs, au point que les cœurs deviennent le lieu de la rencontre et de l’entretien secret des créatures avec leur Seigneur, la Maison de la Vérité, celle de Dieu.

Le Zekr procure l'association entre les deux commandants du corps humain. Et le cœur devient pour ainsi dire, par le Rappel constant, un Palais où se rassemblent les deux organes qui commandent le corps humain.

Ces deux autorités se querellent sans cesse, mais elles finissent par se réunir dans la Maison du cœur, à l’invitation de ce dernier.

Devant l'ardeur du cœur qui ne cesse de battre, le cerveau s’incline, reconnaît la supériorité de son rival et vient s'asseoir au Palais du cœur, qui est la demeure préférée de Dieu. Autrement dit, la Raison reconnaît ses limites, sa sécheresse repoussante devant la douce chaleur qu’offre le Cœur, et vient contempler la perspective infinie du cœur, siège de la vision réelle.

Dieu, Exalté Soit-Il, a dit : « Les cieux et la terre ne Me contiennent pas, mais le cœur de Mon serviteur Me contient. »

Nous déduisons de ce texte que le cerveau qui est le siège de l’intelligence est dans une relation de dépendance à l’égard du cœur, car c’est lui qui est le lieu de la rencontre, et c’est de son état de pureté que dépend le degré de la foi.

Dans ce même sermon, l’Imâm 'Alî (as) éclaircit les états mystiques, les stations et les charismes qui peuvent survenir aux gens de l’Esprit comme résultat de l’adoration. Il en dit notamment : « Les anges les entourent et répandent sur eux la sérénité. Ils leur ouvrent les portes du Ciel et leur apprêtent les sièges où ils recevront les dons subtils de Dieu, dans un lieu où Dieu les regardera et où il sera satisfait d’eux. Il louera leurs rangs spirituels. Et la senteur du pardon et de l’indulgence divine leur parviendra … »

La remémoration de Dieu est la source de vie du cœur, la source de la lumière divine, la source de la tranquillité du cœur. Le zekr répand la pureté, la compassion, l’humilité et l’allégresse des hommes. Il suscite l’éveil, la conscience et la vigilance chez les hommes.

 

Se remémorer Dieu est un moyen pour se connaître soi-même

 

C’est dans les actes d’adoration et de remémoration de Dieu que l’homme renoue avec lui-même ; c’est là qu’il retrouve son moi réel. Il n’y a là aucun paradoxe, car c’est en connaissant et reconnaissant son Créateur que l’on peut mieux connaître son statut de créature.

Remonter à son origine conduit l’homme à renouer avec son principe et donc à se connaître. L’existence de l’homme n’est pas en effet un produit du hasard. Et s’il en était ainsi, aucune pensée, aucune idée, aucune culture n’aurait pu voir le jour. Le monde serait inintelligible et se retrouverait dans le chaos primordial dont parle la mythologie grecque.

Trouver un appui dans l’éternité et dans un Etre immuable est donc une nécessité de l’existence. L’homme, conscient de cette nécessité, a cherché cet appui dans la foi en Dieu, son Créateur. Celui à Qui il doit son existence dans ce monde, Celui Qui lui enseigne que l’être humain est venu d’un autre monde où il devra retourner après sa mort.

Cela veut dire que le Roi du cœur c’est encore Dieu, le cœur individuel est entre les mains de Dieu : « Sachez que Dieu s'interpose entre l'homme et son cœur » (Sourate Al-Anfâl (Les butins) ; 8 : 24).

Et l’homme le sait très bien. Il sait que Dieu est proche de lui, plus proche qu’il ne l’imagine. « Nous sommes plus proches de lui que sa veine jugulaire. » (Sourate Qâf ; 50 : 16).

C’est en étant avec Dieu que nous apprenons qui nous sommes réellement. Pour se connaître, il faut reconnaître sa dépendance à l'égard de Dieu.

Le Coran nous enseigne que nous ne sommes maîtres de nous tant que nous nous accrochons à Dieu, à Celui qui nous a donné l’existence. Si nous L’oublions un seul instant, c’est la source même de notre lumière de laquelle nous nous coupons.

Il faut donc veiller à ne pas éteindre notre existence qui est comme un flambeau et surtout à ne pas lâcher la Main de Dieu Qui nous accompagne dans tous nos instants.

Si nous négligeons cette lumière et la nécessité d’attiser ce feu qui est en nous, si nous oublions Dieu, c’est-à-dire la Vérité, nous nous égarerons, comme ceux dont parle le Coran :

« Ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu ; Il les a fait s’oublier eux-mêmes : ce sont les pervers. » (Sourate Al-Hashr (Le rassemblement) ; 59 : 19)

C’est ici que nous voyons pourquoi la remémoration constante de Dieu, le Zekr, est la source de vie pour les cœurs, une source de clarté du cœur, une source de tranquillité pour l’esprit ; il est ce qui rend la conscience humaine pure, fine, humble et joyeuse, et qui suscite en l’homme, éveil, vigilance et attention. Le cœur devient ainsi le centre de contrôle de toutes nos facultés, ce qui rend possible la concentration de toutes nos énergies : le Zekr accroit notre pouvoir spirituel.

 

La remémoration de Dieu renforce le cœur

 

« Ô vous qui croyez ! Lorsque vous rencontrez une troupe [ennemie], soyez fermes, et invoquez/rappelez beaucoup Dieu afin de réussir. » (Sourate Al-Anfâl (Les butins) ; 8 : 45).

Cet ordre donné aux croyants de rappeler Dieu bien fort (mot à mot : rappelez Dieu beaucoup) en qualité et en quantité, avec concentration et foi, a pour but de souligner que le zekr de Dieu est un soutien efficace dans le combat contre les ennemis. Il donne un ordre de fermeté, puis Il dit : n’oubliez pas de vous rappeler Dieu, car le fait de se remémorer Dieu constamment a pour effet de renforcer le cœur du croyant, de lui rappeler qu'il n'est pas seul, que Dieu est avec lui. Même lorsqu'il est dans une situation difficile, le croyant compte sur la présence de Dieu. Il peut espérer recevoir le soutien divin et voir son moral décupler de force.

Le Coran nous enseigne aussi de chercher la force et l’énergie dans la prière. « Ô les croyants ! Cherchez secours dans la patience et la prière (salât). » (Sourate Al-Baqara (La vache) ; 2 : 153)

C’est un principe général s’appliquant à toutes les circonstances. La pratique de la prière rituelle ou de la prière dans le sens de Zekr, de paroles à prononcer dans son cœur, n'est donc pas un ordre qui justifierait que l’on cesse de mener toute autre activité que celle-là. On ne nous demande pas de choisir entre devenir gardien, boxeur, pilote, marin etc., ou un psalmodiant de prières. On nous dit que dans toutes les circonstances, à quelque activité que nous nous livrons, il est dans notre intérêt de remémorer Dieu.

Dans le verset précédemment mentionné, nous avons vu que le Coran recommande aux Combattants sur la Voie de Dieu de tenir ferme ; lorsqu'ils rencontrent un attroupement, il leur conseille de se rappeler Dieu intensément, pour espérer vaincre les ennemis. Et nous ne sommes pas sans savoir que la guerre est une circonstance extrême, où la mort guette de tous côtés ! Mais plutôt que de recommander de se consacrer exclusivement au combat, le Coran rappelle que bien au contraire, le champ de bataille est le lieu où le Rappel de Dieu doit être le plus fort, accompli avec plus de ferveur.

 

Nous pouvons interpréter cette tactique du Coran comme ayant plusieurs dimensions, plusieurs aspects. Citons en trois :

Premièrement parce que :

Le Coran veut dire que c’est à cette condition que la victoire sera celle de Dieu, c'est-à-dire que le combat aura été mené avec plus de sincérité et uniquement pour plaire à Dieu. Car c’est cela le vrai triomphe. Là où même le combat devient un acte témoignant de l'Amour envers Dieu. Le combat se fait avec Lui et pour Lui.

 

Yek dast jâm-e bâdeh o yek dast zolf-e Yaar

Raqsi chenin miyâne-ye meydânam ârezust 

 

Je prends la coupe du Vin dans une main et les cheveux de ma Bien-Aimée dans l’autre.

C’est ainsi que j’irai Danser au milieu du champ de bataille !

(Divân Shams, Ghazal 441: 20)

 

En deuxième lieu parce que :

Comme nous l'avons dit aussi, le Coran soutient toujours ce qui vient du Cœur, ce dernier étant, comme on l'a souligné, le Palais du Roi. Ici le Coran veut encourager le croyant à confier la décision au Roi, c'est-à-dire à Dieu. Lui faire confiance, accepter que tout ce qui vient de Lui est bon et apprendre à se rapprocher de la Station du Contentement (maqâm-e rezâ) :

« Et lorsque tu lançais [une poignée de terre], ce n'est pas toi qui lançais : mais c'est Dieu qui lançait» (Sourate Al-Anfâl (Les butins) ; 8 : 17)

 

En troisième lieu parce que :

Le Coran nous apprend qu’en vérité, le combat a d’abord lieu dans le cœur du croyant, et il nous rapproche ainsi de la station de la lutte contre l'âme corrompue (jihâd bâ nafs) qui est le Combat Majeur (jihâd-e akbar), d'après une parole du Prophète (s).

 

La remémoration de Dieu, source de perspicacité et de clairvoyance

 

Dieu dit dans la sourate Al-A’râf :

« Ceux qui pratiquent la piété, lorsqu'une suggestion du Diable les touche se rappellent : et les voilà devenus clairvoyants. [Quand aux méchants], leurs partenaires diaboliques les enfoncent dans l'aberration, puis ils ne cessent [de s'enfoncer]. » (Sourate Al- A’râf ; 7 : 201-202). Cela veut dire que ceux qui ne se prémunissent pas et ne sont pas pieux s’exposent à l’influence fourvoyant de leurs associés, les démons.

Les traditions prophétiques mettent l’accent de façon particulièrement répétée sur l’impact profond du rappel de Dieu dans la lutte contre les suggestions sataniques. Si le cœur est occupé par le zekr, comment le mal pourrait-il s’y insinuer ?

Même les croyants avancés dans la foi, ayant une grande culture religieuse et dotés d’une personnalité forte se retrouvent de temps à autre devant le danger, et pour y échapper, ils recourent aux techniques exposées dans les ouvrages de morale exposant les moyens et méthodes de l’art de repousser les suggestions maléfiques. Les suggestions maléfiques sont comparables aux microbes pathogènes qui existent naturellement partout mais qui ont besoin d’un terrain faible et sans défense pour devenir menaçants. Mais ceux qui sont dotés d’un corps sain et solide repoussent ces microbes et les tiennent à distance.

Bref, « et les voilà devenus clairvoyants », dès qu’ils se rappellent Dieu et contemplent la réalité ; ce passage est une allusion au fait que les suggestions sataniques constituent un voile devant l’œil du cœur, de telle sorte qu’il ne distingue plus la voie du fossé, l’ami de l’ennemi, le bien du mal.

 

Rûmî dit que seul le vrai amoureux peut distinguer le vrai du faux, il nous conseille donc :

 

To ‘Eshq nush ke teryâq-e khâs-e fâruq-ist

 

Bois l'Amour c’est le seul remède pour acquérir la faculté de discernement

(Divân Shams, Ghazal 1133 : 22)

 

Or, pour faire de l’Amour de Dieu une boisson de tout moment, nous avons besoin de rester constamment proches de Dieu, il dit :

 

Fâruq chun nabâsham ? chon az ferâq rastam !

 

Comment je ne distinguerais pas le vrai du faux puisque je me suis éloigné des illusions qui causaient mon éloignement du Vrai ?

(Divân Shams, Ghazal 2934 : 5)

 

Le Coran le précise bien aussi :

« N'est-ce point par l'évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs ? » (Sourate Al- Ra’d (Le tonnerre) ; 13 : 28)

Lorsque la mémoration de Dieu se fait avec le plus de gratitude et d’affection possible, elle restitue aux hommes la vision, la clarté et la capacité de discerner les réalités. Ils apprennent ainsi à se prémunir contre les attaques du mal. « [Quand aux méchants], leurs partenaires diaboliques les enfoncent dans l'aberration, puis ils ne cessent [de s'enfoncer] », car sur le front de bataille, pendant ce temps-là, les pécheurs souillés par les pensées méchantes fraternisent avec les démons dont ils deviennent les jouets manipulés à leur guise.

Par conséquent, ceux qui ne se prémunissent pas et sont dénués de piété sont, à leur insu peut-être, les frères des démons. On dirait des frères parce qu’ils s’associent aux démons et agissent dans une même coalition. Comme en atteste ce verset :

« Car les gaspilleurs sont les frères de Satan… » (Sourate Al- Isrâ’ (Le voyage nocturne) ; 17 : 27)

L’expression employée par le Coran, « leurs partenaires diaboliques les enfoncent dans l'aberration » signifie que les méchants ne se retiennent plus d’inciter leurs acolytes humains à agir dans leur sens, à les exciter contre les croyants, à aggraver leur égarement. « puis ils ne cessent [de s'enfoncer] » signifie ici que les dévoyés ne font preuve d’aucune relâche et sont toujours en train de harceler leurs alliés humains pour les amener à rejeter la prédication coranique et à la railler. Et lorsque le Prophète (s) marque une pause dans la transmission des messages célestes, ils viennent à lui en moqueurs pour lui dire : « ... alors, où sont ces versets ? »

« Quand tu ne leur apportes pas de miracles, ils disent : “Pourquoi ne l'inventes-tu pas ? » (Sourate Al- A’râf ; 7 : 203)

Mais le Prophète (s) leur répond : je ne fais que transmettre ce qui est projeté en moi par la Révélation. Je ne dis rien qui ne me soit ordonné par Dieu.

« Dis : “Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé de mon Seigneur. » (Sourate Al- A’râf ; 7 : 203)

Le Coran et ses versets lumineux sont un moyen de clairvoyance et d’éveil venant de la part du Seigneur et destinés à tout humain qui voudrait bien en bénéficier.

Le verset précédent se poursuit ainsi :

« Ces [versets coraniques] sont des preuves illuminantes venant de votre Seigneur, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient. ». (Sourate Al- A’râf ; 7 : 203)

 

La mémoration de Dieu, source de tranquillité des cœurs

 

Dans la Sourate Al-Anfâl (Les butins), numéro 8, versets 2 à 4, Dieu dit : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Dieu. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur.
Ceux qui accomplissent la prière (salât) et qui dépensent [dans le sentir de Dieu] de ce que Nous leur avons attribué. Ceux-là sont, en toute vérité les croyants : à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu'un pardon et une dotation généreuse

Pour que le cœur atteigne ce degré de foi, il doit être purifié de toutes les souillures, de toutes les taches jusqu’à ce qu’il soit devenu prêt à devenir le siège de la remémoration et de la Présence de Dieu, le Palais du Roi comme nous l'avons évoqué. Car le Pur ne pénètre que dans le pur. C’est à cette condition que le zekr devient pleinement opératif et productif, c'est-à-dire qu’il confère la tranquillité et la sérénité au cœur. Ce dernier devient sensible à la moindre évocation de Dieu ; il éprouve la peur révérencielle, celle qu’inspire la Majesté divine.

C’est cette situation qu’évoque le Coran dans le verset suivant :

« « N'est-ce point par l'évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs ? » (Sourate Al-Ra’d (Le tonnerre) ; 13 : 28)

Ce n’est que par le rappel de Dieu que les cœurs se tranquillisent. Car ils se rassurent en se mettant au diapason avec leur principe. Tout autre but ne pourrait leur procurer au mieux qu’une tranquillité illusoire, provisoire. Il ne tardera pas à s’en lasser, à s’en dégouter même, dès qu’il en réalisera l’incompatibilité foncière avec sa nature. Ce n’est qu’avec sa jonction à Dieu grâce à la mémoration perpétuelle que le cœur se rassérène définitivement et trouve sa stabilité. Cela s’appelle faire la jonction avec l’unité, avec la Réalité, etc.

C’est d’ailleurs ce qui explique le succès des grands maîtres spirituels dont la sérénité se communique à leurs disciples, grâce à la puissance de l’influx psychique qui se dégage d’eux. Ils parviennent à inculquer à leurs disciples l’évidence, niée par les matérialistes, que le monde à un sens et un objectif.

Dieu nous enseigne donc comme un principe fondamental que les cœurs se rassérènent au rappel de Dieu.

« N'est-ce point par l'évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs ? » Et à la fin, évoquant la destinée des croyants ayant accompli des œuvres bonnes, Il termine le verset précédent en ces termes :

« Ceux qui croient et font de bonnes œuvres : Bonheur pour eux et splendide retour ! » (Sourate Al-Ra’d (Le tonnerre) ; 13 : 29)

Le mot « bonheur » traduit ici est Tûbâ, dérivé de la racine tâba, désigne ce qui est bon, meilleur, mûr, parfumé, etc. Il est donc une qualité. Comme le mot est employé ici de façon générale, sans préciser le sujet dont il serait l’attribut, nous pouvons l’interpréter comme étant une qualité universelle, désignant ce qu’il y a de mieux non seulement aux yeux des hommes, mais également aux yeux de Dieu lui-même. Autant dire que c’est un bonheur infini dans une vie éternelle, dans les meilleures conditions « matérielles » pourvues par Dieu, etc., tout cela en récompense de la foi et des bonnes œuvres ici-bas.

Le verset peut aussi être traduit par : « Toba leur appartiendra » ou « Toba sera la leur ». Le Coran qui ne parle pas en abstraction, désigne par ce terme, un arbre paradisiaque dont le diamètre est équivalent à plusieurs journées de chevauchée. Comme son radical T, Y, B l’indique, il désigne quelque chose de positif. Il est l’opposé de l’arbre maudit (al-shajara al-mal’ûna), appelé al-Zaqqûm, également mentionné dans le Coran, poussant en enfer et dont les fruits sont des êtres maléfiques qui aggravent les supplices des méchants.

 

La mémoration de Dieu, meilleur appui pour la patience et la droiture

 

Dans la Sourate Qâf, Dieu dit : « Endure donc ce qu'ils disent : et célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant [son] coucher; et célèbre Sa gloire, une partie de la nuit et à la suite des prosternations. » (Sourate Qâf ; 50 : 39-40)

Comme la patience et la rectitude ont besoin d’un appui moral pour se réaliser de façon permanente, la mémoration de Dieu entretient la jonction avec le principe de la puissance et du savoir. Il contribue donc à susciter la confiance en Dieu et lorsque celle-ci s’établit profondément, la patience devient une source supplémentaire de joie, car l’un des Noms divins est justement le Très-Patient (Sabûr).

La récitation des zekrs, c'est-à-dire des formules de remémoration de Dieu, renforce le cœur dans toutes les dimensions. En le rapprochant de Dieu, elle renforce la capacité de patience et surtout enseigne que chaque chose viendra en son temps, sûrement, parce que la promesse de Dieu est vraie.

Le rappel de Dieu. Le mot zekr ou Dhikr (selon la prononciation), est entré dans la langue française, grâce aux enseignements des maîtres soufis occidentaux. Il devrait s’écrire dhikr, mais la langue française ne possède pas la lettre dhâl qui correspond au « th » que l’on a dans l’article anglais « the » ou l’adjectif démonstratif « this ». Le zekr vient du verbe dhakara dans la langue arabe, signifiant : rappeler, évoquer. Il désigne techniquement une pratique mystique, enseignée par le Coran, qui consiste à prononcer par la voix ou par le cœur, les noms de Dieu, à invoquer le Créateur de façon à habituer son esprit à la présence de Dieu.

Ces périodes s’appellent Fetra, au pluriel, Fatarât. (en arabe :فترات / فترة) Ce terme désigne techniquement les périodes d’interruption, de suspension de l’envoi des prophètes sur terre. Ce sont des périodes qui peuvent varier en durée.

Nahj al-Balâgha, la Voie de l’éloquence, est un célèbre recueil de sermons, lettres et maximes de l’Imâm 'Alî ibn abî Tâlib (as), qui était justement réputé pour son éloquence. L’ouvrage a été compilé par al-Sharîf al-Radhî né en 970 et mort en 1015. L’Imâm 'Alî (as) est le premier Imâm de l’islam.

Célèbre hadith qodsi, tradition où c’est Dieu qui parle, rapportée par toutes les sources musulmanes.

Dans la langue arabe, le mot ikhwân (frères au sens large) pluriel de akh, signifie frère comme en français mais a aussi le sens d’une personne de la « même tribu ». On traduit donc parfois par le néologisme « contribule ».

 

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