Son Excellence Ismâ‛îl (as)

Son Excellence Ismâ‛îl (as) est l’un des prophètes des Banî Isrâ’îl. Le noble Coran cite douze fois son nom et ce dans les sourates Al-Baqara (La vache, sourate 2), Âle ‘Imrân (La famille de 'Imrân, sourate 3), Al-Nisâ’ (Les femmes, sourate 4), Al-An‛âm (Les bestiaux, sourate 6), Ibrâhîm (Abraham, sourate 14), Maryam (Marie, sourate 19), Al-Anbiyâ’ (Les prophètes, sourate 21) et Sâd (sourate 38) et stipule son caractère prophétique. Son père est son Excellence Ibrâhîm (as) et sa mère son Excellence Hâjar (as), la seconde épouse d’Ibrâhîm (as). Son Excellence Ismâ‛îl (as) est le grand ancêtre du noble Prophète (s) dont les Arabes se considèrent être les descendants. Il s’agit bien entendu des Arabes qui peuplent la région allant de la péninsule arabique au littoral du Golfe persique. Durant de longues années, Ibrâhîm (as) n’a aucune progéniture avec sa première épouse, Sâra (as), c’est pourquoi il se marie avec Hâjar (as), la servante de Sâra (as), au titre de seconde épouse. De Hâjar (as), il a un fils qu’il nomme Ismâ‛îl (as). Après sa naissance, Sâra (as) est triste et demande à son époux d’éloigner d’elle cette mère et son fils. C’est pourquoi Ibrâhîm (as), conformément à l’ordre de Dieu révélé par l’intermédiaire de Jabra’îl (as), emporte la mère et l’enfant sur la terre de Makka, qui est alors un désert inhabité. Là, il les confie à Dieu, fait pour eux une invocation et rentre en Syrie auprès de Sâra (as). Hâjar (as) se trouve auprès d’un arbre, auquel elle suspend un coupon de tissu qu’elle a apporté avec elle, pour faire de l’ombre, et se repose avec son enfant. Mais lorsque le soleil se lève, Hâjar (as) a chaud, et Ismâ‛îl (as) a soif. Désireuse de trouver de l’eau, la mère fait des allées et venues. Chaque fois, elle aperçoit l’eau de loin, mais lorsqu’elle parvient à l’endroit donné, il n’y a pas d’eau. Lors du septième aller-retour, elle voit l’eau jaillir sous le pied de son enfant et va auprès de lui. L’enfant a accumulé un peu de sable et ainsi retenu l’eau. Depuis ce jour, cette source porte le nom de Zamzam, car ce terme désigne le fait de retenir de l’eau.

 

Dès lors que de l’eau a apparu en ce lieu, les oiseaux du ciel se mettent à y venir. Ceux de la tribu des Jarhum qui habitent non loin de Makka, aperçoivent ces oiseaux et se mettent à les pourchasser, jusqu’à tomber sur cette femme et son enfant ayant élu domicile sous un arbre. Avec l’autorisation de cette petite famille, cette tribu s’installe peu à peu en ce même lieu. De temps à autre, Ibrâhîm (as) leur rend également visite puis rentre de nouveau en Syrie. Ismâ‛îl (as) grandit dans ce désert, il devient un archer habile et part très souvent à la chasse. Durant sa prime jeunesse, il reconstruit la Ka‛ba avec l’aide de son père. Ismâ‛îl (as) ramène les matériaux de Dhî Tuwa et Ibrâhîm (as) monte avec son aide l’édifice jusqu’à neuf coudées de haut. Parmi les événements importants de la vie de ce prophète se trouve le récit du rêve de son père et de son sacrifice. Lors de rêves répétés, il est dit à Ibrâhîm (as) de trancher la gorge de son fils. Le père avertit le fils à propos de ce rêve, or le fils déclare sa satisfaction et lui dit : « Cher père, accomplis ce dont tu as été chargé de la part de Dieu. Si Dieu le veut, tu verras que je compte parmi ceux qui sont patients. » Le jour où son Excellence Ibrâhîm (as) décide de mettre en œuvre ce commandement divin, il se rend avec son fils Ismâ‛îl (as) dans une vallée retirée nommée Vallée de Thabîr. Il allonge son fils sur le sol, la face contre terre. Il se penche et avance le couteau vers sa gorge, cependant il se rend compte que le tranchant de la lame est tourné vers l’arrière. La même chose se répète plusieurs fois. Là, un appel se fait entendre : « Ibrâhîm, tu t’es conformé à ton rêve et tu as en vérité correctement accomplis ta mission. » Là, Jabra’îl (as) apporte un mouton au titre de rançon d’Ismâ‛îl.

 

Le surnom de ce prophète est Al-Sâdeq al-Wa‛d. Mais on retrouve des divergences car certains disent que ce surnom désigne Ismâ‛îl ibn Ibrâhîm (as) tandis que d’autres disent qu’il s’agit là d’Ismâ‛îl ibn Hezqîl (as). Dans les Usûl al-Kâfî, il est rapporté de l’Imâm al-Sâdeq (as) qu’il est bien ici question d’Ismâ‛îl ibn Ibrâhîm (as). La patience compte également pour l’une des plus grandes qualités de son Excellence Ismâ‛îl (as). Dans le Coran, il est le seul prophète à être loué pour cette qualité, avec Ayyûb (as). On lui attribue jusqu’à douze fils issus de plusieurs femmes. La durée de sa vie va, selon les sources, varie de cent vingt à cent trente-sept ans. A l’unanimité des historiens musulmans, sa sépulture se trouve à Makka, tout contre la Ka‛ba, à l’endroit bien connu pour être le Hijr d’Ismâ‛îl (as), qu’entoure un muret circulaire.

Ismaël (as).

Les fils d’Israël (as).

Abraham (as).

Agar (as).

Les Arabes le nomment : le Golfe arabique. Disons plutôt : le Golfe arabo-persique.

Sarah (as).

La Mecque.

Celui qui est sincère concernant ses promesses.

Ezéchiel.

Job (as).